ABUS N° 4184 : Le cabinet DHUIT ADB, FARCOT jamais loin. Nos préconisations en cas de doute envers votre syndic

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Abus
06/01/2017

ABUS N° 4184 : Le cabinet DHUIT ADB, FARCOT jamais loin

Nos préconisations en cas de doute envers votre syndic

 
Nous avons diffusé mardi dernier un abus sur notre site Internet concernant le cabinet DHUIT ADB, qui essayait de faire voter une résolution permettant au conseil syndical d’autoriser le syndic à engager d’éventuels travaux, et permettant au syndic de percevoir des honoraires en cas de réalisation effective de ces derniers (voir abus 4183 : www.arc-copro.com/br3m).
 
Nous avons donc poussé nos investigations afin de vérifier qui se cache derrière ce cabinet pour déterminer si cette résolution émane d’un syndic qui n’a tout simplement pas lu la loi, ou bien d’une situation plus grave.
Comme nous allons le constater, en grattant un peu, on s’aperçoit que les dirigeants de ce cabinet sont déjà cités dans notre rubrique « abus ».
  1. FARCOT, jamais très loin

En interrogeant le site societe.com, on s’aperçoit que le mandataire du cabinet DHUIT ADB est Monsieur « Boujama Kertobi ».
 
Ce dernier est en fonction depuis le 14 juin 2016, et succède à Monsieur « FARCOT ADB ». Oui, encore lui.
 
Ce monsieur est tristement connu sur notre site internet pour ses différents abus, voire ses infractions, qui ont lésés un nombre important de copropriétés.
 
Élément intéressant à souligner, nous avons dénoncé dans l’abus 4146 (www.arc-copro.com/1xmn) les différents syndics auprès desquels le cabinet FARCOT ADB souhaitait répartir ses contrats de mandats en cours suite à sa liquidation.
 
En l’occurrence, était cité le cabinet COPRO ETHIC, dont le président est ce même « Boujama Kertobi ».
 
Il est donc probable qu’il s’agisse encore d’un tour de « passe-passe », ce qui nous oblige à alerter les copropriétaires afin qu’ils soient extrêmement vigilants et scrupuleux concernant les opérations bancaires réalisées par ce cabinet et concernant les résolutions qu’il essaie de faire voter.
  1. Les mesures de précaution à prendre

Face à ce syndic, dont on ne connait pas forcément les intentions,  il est nécessaire que le conseil syndical prenne des mesures préventives, afin d’éviter tous désagréments, qui pourraient être préjudiciables aux copropriétaires :
  1. conformément à l’article 26 du décret du 17 mars 1967, la convocation d’assemblée générale doit impérativement se faire en concertation avec le conseil syndical afin d’identifier toute résolution suspecte en vue de sa suppression.
  1. Pour les copropriétaires dont la convocation d’assemblée générale a déjà été émise, nous vous encourageons vivement à la transmettre à l’ARC en vue de repérer les résolutions abusives ou illégales.
  1. Identifier les sociétés nouvellement sélectionnées par ce cabinet afin de vérifier leur identité, l’objet de leurs interventions et les tarifs pratiqués.
  1. Conformément à l’article 18 de la loi du  10 juillet 1965, réclamer tous les mois les relevés bancaires et contrôler l’ensemble des opérations portées au débit.
  1. Réclamer une attestation de la banque où sont déposés les fonds de la copropriété afin de vérifier que le syndicat de copropriétaires dispose bien d’un compte bancaire séparé.
  1. Réclamer au syndic la feuille de présence des copropriétaires afin d’être en mesure, si cela s’avère nécessaire, de convoquer une assemblée générale « extraordinaire ».
  1. Alertez-vous en cas de changement de personnel (gestionnaires, assistants, comptables) trop fréquent ou les départs non remplacés.
  1. Demander de manière périodique le grand livre de la copropriété afin de vérifier si la comptabilité est tenue à jour.
  1. Exiger d’avoir tous les mois un rapprochement bancaire entre le compte « banque » comptable et les relevés bancaires. Cette tâche permet de vérifier s’il existe bien une cohérence entre les documents émis par l’établissement bancaire par rapport à ceux produits par le syndic.
  1.  Suivre de manière assidue le site de l’ARC afin d’être informé sur l’évolution de la situation…