L’ARC, les ARC et l’Habitat Participatif (projet K’Hutte à Cronenbourg près de Strasbourg)

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Actualités
29/05/2014

L’ARC, les ARC et l’Habitat Participatif (projet K’Hutte à Cronenbourg  près de Strasbourg)

 
Nous sommes très fiers de pouvoir présenter l’opération d’autopromotion en habitat participatif qui suit, ceci à travers un article détaillé des Nouvelles d’Alsace.
 
Le président de l’Association des Syndics Bénévoles (ASIB) membre de l’UNARC non seulement nous a présenté, lui aussi avec fierté cette réalisation, mais nous informe :
 
  • 9, rue l’ASIB a aidé le groupe de propriétaires à élaborer un règlement de copropriété ;
  • que le groupe est déjà membre de l’UNARC.
 
Voici la présentation :
 
CRONENBOURG  Ecoquartier   de   la   Brasserie
Un  immeuble  en  autopromotion sort  de  terre
 
Le plus grand projet de construction en autopromotion d'Alsace sort de terre: K'Hutte pourra accueillir ses habitants dans un an, au sein de l'éco-quartier de la Brasserie, à Cronenbourg.
 
LE PROIET K'HUTTE a débuté à l'automne 2010, mais c'est depuis deux mois -seulement- que les ouvriers s'activent sur le chantier. « C'est un prototype », considère Bertrand Barrère, créateur, avec deux associés, de la société UNANIMM, qui a pour objectif d'accompagner des projets d'autopromotion. Une démarche pour l'heure inédite dans la CUS [Communauté Urbaine de Strasbourg].
 
« Nous n'avons pas commencé avec le projet le plus facile.
 
En effet, l’habitat participatif qui s'y concrétise suit un schéma différent: la collectivité lance un appel à projets auquel répondent des groupes déjà constitués voulant faire construire leur habitat collectif, sans passer par un promoteur. À ce stade, ces groupes constitués de particuliers ont déjà élaboré un projet de vie et de construction.
 
UNANIMM et l'architecte Yves Grossiord, au contraire, ont répondu à une demande de la SERS (la société d'économie mixte aménageur du site) qui voulait voir un immeuble construit en autopromotion dans l'éco-quartier de la Brasserie. Cependant, c'est Bertrand Barrère, son associé Arnaud Keller ainsi que l'architecte de K'Hutte qui ont réuni la première moitié des vingt autopromoteurs.
 
Ces derniers « ont ensuite fait venir la seconde moitié », précise Bertrand Barrère.
 
Trouver preneur pour les 23 lots de copropriété n'a pas été aisé, d'autant plus que la totalité du groupe devait être constituée avant le lancement du chantier.
 
 
« Nous n'avons pas commencé avec le projet le plus facile: il est important par sa taille et situé dans un quartier où les gens du centre-ville ont du mal à venir, car ils n'aiment pas franchir la barrière symbolique de la voie ferrée », constate Bertrand Barrère.
 
Autres difficultés: trouver une banque et établir un montage juridique. « Nous avons créé une société coopérative de construction qui n'a pas contracté d'emprunt : elle a signé, avec chaque acquéreur, un contrat VEFA [vente en état futur d'achèvement].
Nous avons dû aller jusqu'à Mulhouse pour qu'un directeur d'une agence bancaire accepte de nous ouvrir un compte, où chaque acquéreur verse ce qu'il s'est engagé à payer, tranche par tranche, pour payer les entreprises », explique Bertrand Barrère.
 
Désormais rodée à l'exercice, UNANIMM s'est lancée dans d'autres projets, sur le même modèle : à Kaysersberg, en Moselle et en région parisienne. « Ce serait bien, désormais, d'entamer autre chose dans la région de Strasbourg », estime Bertrand Barrère.
 
Fort de cette première expérience, il pense pouvoir « diviser par deux le temps de maturation avant le démarrage du chantier, soit un an et demi ».
 
Certes, le recours à un assistant à maîtrise d'ouvrage renchérit le coût de l'autopromotion - le prix moyen du m2 à K'Hutte est de 3.260€. Mais, habitat participatif oblige, chaque acquéreur aura un appartement sur mesure - y compris les caves, terrasses et balcons. K'Hutte réunira aussi, sous le même toit, des professionnels (l'atelier d'architecture Yves Grossiord), une association humanitaire et ses salariés, des personnes handicapées en collocation dans l'appartement acquis par I'AFTC (Association des familles de traumatisées crâniens et cérébrolésés), ainsi que des propriétaires occupants. Une vraie mixité qui plaide pour cette méthode.