Emission TV Copro à ne pas manquer | Les actualités de la Copro | Pourquoi adhérer à l’ARC | Ouvert du Lun-Jeu : 09h00-13h00 / 14h00-18h00 | Ven : 09h00-13h00 / 14h00-17h00

La revue
Mes favoris

Attention au diagnostic low-cost pour faire le plan pluriannuel de travaux de la copropriété

Et nous revoilà dans un nouveau tourbillon qui va engager tous les acteurs de la copropriété, à savoir le syndic, le conseil syndical et l’ARC. Il s’agit des diagnostics pour réaliser le plan pluriannuel de travaux qui a été mis en place par la loi Climat et Résilience.

Une niche avant tout commerciale puisque, d’ici deux ans, toutes les copropriétés seront tenues de réaliser un diagnostic pour établir le plan pluriannuel de travaux.

Un marché colossal qui va, comme toujours, provoquer des vocations mais surtout des abus.

L’ARC qui est en première ligne commence déjà à avoir les oreilles qui sifflent avec des diagnostics proposés aux copropriétés qui sont approximatifs et qui représentent, malgré tout, des coûts extrêmement importants.

Expliquons tout d’abord les enjeux et ensuite les précautions d’usage que doit mettre en place le conseil syndical, à défaut de son syndic qui, bien souvent, est juge et parti en essayant de vendre sa filiale ou le bureau d’études qui sait se montrer « conciliant ».

I – Un diagnostic à double, voire à triple compétences

L’article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965 modifiée par la loi Climat et Résilience, impose au syndicat des copropriétaires de réaliser un plan pluriannuel de travaux.

Pour cela, il est nécessaire de réaliser une étude préalable qui est, soit un diagnostic technique global (DTG), soit une analyse du bâti et des équipements collectifs accompagnée par un diagnostic de performance énergétique (DPE).

La combinaison de ces études doit alors permettre de déterminer le plan pluriannuel de travaux qui permettra de rénover la copropriété avec une performance énergétique optimisée.

Pour réaliser cette étude, il est alors indispensable de combiner au moins deux compétences qui sont celles d’un architecte et d’un thermicien.

Le rôle respectif de chacun peut se résumer ainsi :

  • l’architecte se chargera d’analyser le bâti, y compris les fissures qui paraissent insignifiantes, permettant ainsi de déterminer les travaux à réaliser,
  • le thermicien, les possibilités d’isolation et de ventilation pour réduire les consommations énergétiques.

A cela, on peut (voire, on doit) également y ajouter un ingénieur financier qui étudiera les possibilités de financement du plan de travaux qui sera retenu en fonction des aides et des subventions accordées à la copropriété ou encore en prenant en considération son fonds de travaux  

Si cette étude est bien menée, elle permettra alors de fixer la feuille de route des travaux et de leur coût à réaliser au cours des dix prochaines années au sein de la copropriété, afin de déterminer la cotisation du fonds de travaux qu’il est nécessaire d’épargner chaque année.

II – Un audit low-cost

Pour récupérer ce marché juteux, nous retrouvons des pseudos bureaux d’études qui vont se constituer avec une surenchère de tarifs low-cost.

De nombreux copropriétaires risquent de tomber dans le piège en retenant l’offre la moins chère, considérant qu’il s’agit d’un nouveau diagnostic qui va s’ajouter aux autres déjà faits et qui n’ont apporté aucune plus-value concrète pour la copropriété.

Selon nous, c’est une erreur et cela pour une raison simple : ce plan pluriannuel de travaux permet de connaître la situation vitale de la copropriété. Il constitue un état sur la solidité de la copropriété et la vétusté des équipements.

Par ailleurs, cette étude estimera les coûts des travaux à réaliser, permettant de lisser les dépenses dans le temps.

Il est donc essentiel d’obtenir un diagnostic fiable, réalisé par des professionnels de l’art.

Pour cela, le diagnostic doit être réalisé en concert entre le conseil syndical et le syndic accompagnés par un architecte, un thermicien et un ingénieur financier sérieux. A défaut, l’étude sera incomplète, voire insuffisante sans aucune utilité.

L’ARC est là pour vous assister dans le choix du bureau d’études et pour vous dire si l’offre proposée par le syndic est sérieuse ou, au contraire, un « attrape-nigaud ».

L’auteur de l’article

A travers les articles publiés, l’ARC Nationale a à cœur de diffuser des informations les plus pertinentes en matière de copropriété en précisant les réglementations en vigueur et nos préconisations pour permettre au conseil syndical, syndic bénévole et représentant d’asl-aful d’être le plus efficace dans leurs fonctions.

Articles même catégorie

Les livres de l'ARC en rapport avec cet article

Bien gérer sa copropriété demande des connaissances précises et actualisées. Pour vous accompagner, l’ARC édite ses propres guides et ouvrages de référence, conçus pour être accessibles à tous, du copropriétaire débutant au conseiller syndical chevronné.

Nos publications ne sont pas de simples manuels juridiques : ce sont des outils de terrain, enrichis par nos années d’expérience et nos combats quotidiens.

La copropriété depuis 25 ans

Téléchargement gratuit

La copropriété depuis 25 ans

Téléchargement gratuit

Nos avantages

Copropriétés adhérentes
16200
d'expérience
2 ans
Experts en copropriété
5 salariés
Lots de copropriété
65200

Besoin d'aide pour votre copropriété ?

Bénéficiez de l’expertise de nos juristes, comptables et ingénieurs, accédez à des ressources exclusives et obtenez des réponses concrètes pour défendre vos droits et mieux gérer votre copropriété.

copropriétés adhérentes
16200
d'expérience
5 ans
experts en copropriété
5 salariés
lots de copropriété
75200

Besoin d'aide pour votre copropriété ?

Bénéficiez de l’expertise de nos juristes, comptables et ingénieurs, accédez à des ressources exclusives et obtenez des réponses concrètes pour défendre vos droits et mieux gérer votre copropriété.

Vos Favoris

Retrouvez vos articles favoris ci-dessous. Il vous suffit de cocher ou décocher les ♡ pour les rajouter ou les enlever de la liste.