Nous le savons bien, une petite poignée de syndics professionnels ne nous apprécient pas car nous dénonçons leurs pratiques qui portent préjudice aux copropriétés.
Et pourtant, nous prenons la précaution de citer le cabinet de syndic, auteur de l’infraction. Malgré cela ils considèrent qu’on les met tous dans le même panier.
Or, nous connaissons des syndics professionnels honnêtes qui participent à nos évènements et qui ont compris que l’on peut gagner, même très bien gagner sa vie sans voler les syndicats de copropriétaires.
Nous avons reçu dernièrement un mail d’un adhérent destiné au directeur général qui nous a interrogés et rendus fiers de nos conseillers syndicaux qui sont de vrais héros.
En substance, après avoir été élu comme syndic, ce dernier s’est aperçu que la copropriété était adhérente à l’ARC Nationale avec un conseil syndical qui réalise, chaque année, un contrôle des comptes assisté par nos experts.
Constatant cette « douloureuse » réalité, ce syndic professionnel a procédé à un chantage en donnant un ultimatum au conseil syndical, qui est : « soit vous résiliez votre adhésion à l’ARC Nationale, soit je démissionne ».
Suite à ce mail, nous avons apporté deux réponses au conseil syndical.
I – Le syndic ne peut pas démissionner
Avant de parler du fond du dossier, nous avons rappelé au conseil syndical que le syndic ne peut pas démissionner.
En effet, il a signé un contrat de mandat qui précise une date de début et fin d’échéance devant assurer ses fonctions jusqu’à cette date.
Dans le cas où il démissionnerait, il serait tenu de payer des indemnités voire des dommages et intérêts à la copropriété, au motif qu’il s’agirait d’une rupture abusive.
D’ailleurs, l’ARC Nationale s’est engagée à prendre en charge la procédure judiciaire si le syndic persistait dans ses positions et démissionnait.
C’est donc dans ce sens que nous avons invité le conseil syndical à adresser un courrier de mise en demeure à destination de leur syndic.
Mais allons plus loin dans l’analyse.
II – Mauvaise conscience
Il est toujours intéressant de s’interroger lorsqu’un syndic est prêt à mettre dans la balance son mandat contre l’adhésion à l’ARC Nationale.
En effet, notre association a vocation de former les conseillers syndicaux dans leur mission en leur expliquant notamment comment contrôler la gestion du syndic et les comptes de la copropriété qu’il doit tenir.
Il est probable que le problème soit justement là !
En effet, il est facile de camoufler les comptes sauf quand le contrôle est réalisé par un expert de l’ARC Nationale.
Quand l’ARC Nationale débarque le syndic prend la barque…
C’est dans ce cadre que nous avons indiqué au conseil syndical qu’il serait pertinent de procéder en fin d’exercice à un contrôle des comptes, assisté par l’ARC Nationale, pour vérifier comment le syndic tient les comptes de la copropriété et surtout ce qu’il veut cacher.
Et pour cause, nous sommes toujours intéressés à contrôler un syndic qui a peur de l’ARC Nationale car 9 fois/10, il n’a pas la conscience tranquille.
En épilogue, suite au courrier recommandé envoyé au conseil syndical, le syndic s’est calmé, expliquant qu’il était sous le coup de la colère et que l’ARC Nationale était légitime dans le milieu de la copropriété.
Bref, le baratin habituel pour cacher la médiocrité.
Affaire à suivre….