Voilà la question qui nous fait le plus peur : « Connaissez-vous un bon syndic car le nôtre ce n’est pas la joie ! ».
Une interrogation de plus en plus fréquente à laquelle il est extrêmement difficile de répondre.
D’ailleurs, l’ensemble des collaborateurs de l’ARC Nationale ont interdiction de recommander un syndic professionnel, ne serait-ce pour ne pas mélanger les genres et être soupçonnés de conflits d’intérêts.
Néanmoins, cette question est légitime nécessitant d’apporter une réponse qui peut se décomposer en deux parties.
I – Un audit du cabinet
On ne peut pas demander à une 2CV de faire le Paris-Dakar, tout comme on ne peut pas demander à un petit cabinet ayant peu d’expérience, de gérer une copropriété avec plusieurs équipements ou qui doit répondre à des enjeux de travaux importants ou d’impayés de charges.
Ainsi, il est indispensable de savoir quel type de syndic on recherche qui doit être adapté aux besoins et à la configuration de la copropriété.
Pour cela, il ne faut pas hésiter à auditer les cabinets prospectés en identifiant leur effectif, leurs infrastructures et les services internes.
Il faut également savoir si le gestionnaire est épaulé par un assistant, si la tenue comptable est réalisée en interne ou bien si elle est externalisée à l’autre bout de la terre.
Le syndic prospecté doit être en mesure de présenter sur place des documents stratégiques tel qu’un carnet d’entretien, une comptabilité, une fiche synthétique ou encore un diagnostic de performance énergétique.
S’il ne connaît pas l’un de ces documents, fuyez ! Le syndic travaille à la bonne franquette, ce qui n’est pas acceptable.
II – Un conseil syndical investi
Comme tout commerçant, le syndic s’investit en priorité sur les clients qui le sollicitent.
Ainsi, un syndic est plus impliqué lorsqu’il a en face de lui un conseil syndical qui connaît les sujets et qui exige la production de documents et d’action dans l’intérêt du syndicat des copropriétaires.
Par conséquent, souvent le syndic s’adapte et se moule à la pugnacité du conseil syndical.
Ainsi, un même cabinet de syndic peut être actif pour une copropriété et moins pour une autre, car derrière il y a un conseil syndical plus exigeant qui, sans être agressif, sait ce qu’il veut.
Pour conclure, la réponse à la question piège est si certes il y a des mauvais syndics qu’il faut absolument éliminer des choix à retenir, la plupart s’adaptent au dynamisme du conseil syndical qu’ils ont devant eux.
C’est à vous d’assurer…