Actuellement, nous recevons tous, y compris les syndicats de copropriétaires, de jolis courriers nous informant que compte tenu de l’inflation les tarifs des prestations vont augmenter de 5 à 10 %.
Pour les assurances, les augmentations seront autour de 10 % en 2023, pour l’énergie nous allons battre des records, et pour les syndics le taux de revision avancé est estimé entre 4 à 20 %.
Un seul organisme bien connu des adhérents maintient son tarif sans appliquer d’inflation : il s’agit de l’ARC.
Expliquons pourquoi.
I – Le maintien d’un processus de marge
Il faut être clair, l’objectif des sociétés commerciales n’est pas de maintenir leurs marges mais de faire progresser leur profit.
Ainsi, si certes on enregistre une inflation importante, en 2022 et 2023, les rendements des grands groupes et des syndics sont toujours assurés.
La raison est simple : lorsqu’e les syndics réclament une augmentation de leurs honoraires, ne serait-ce que de 10 %, il est évident que tous les salariés n’ont pas une augmentation de leur rémunération à hauteur de ce pourcentage.
A titre d’exemple, un salarié qui toucherait 3.500 € ne va pas, en 2023, obtenir une augmentation de 350 €, passant ainsi son salaire à 3.850 €.
Par consequent, l’augmentation des tarifs va certes permettre de compenser la réévaluation des salaires, mais surtout va garantir la croissance économique et donc les profits des cabinets.
II – La logique de l’ARC
L’ARC a une logique tout à fait opposée. Notre objectif n’est pas d’augmenter les marges mais d’offrir un service de qualité à nos adhérents.
Ainsi, pour nous, la rançon de la gloire est la satisfaction de nos adhérents qui contribuent à notre notoriété et fait même notre publicité.
Face à ce succès, qu’il faut préserver avec modestie, nous comptabilisons chaque année des milliers de nouveaux adhérents qui sont des conseillers syndicaux, des syndics non professionnels ou des copropriétaires, nous permettant d’assurer une trésorerie suffisante pour faire vivre notre association et même d’épargner en cas de coup dur ou de projets d’acquisition de nouveaux locaux, que ce soit sur Paris ou dans toute la France.
Compte tenu de cette situation, il nous ne nous est pas nécessaire d’augmenter les cotisations, sachant qu’en fin d’exercice nous arrivons à payer dignement nos salariés et même les augmenter, tout en gardant un excédent pour épargner en cas de crise ou d’actions judiciaires.
C’est ainsi que depuis plus de 15 ans le prix de la cotisation de base est resté à 99 € à laquelle s’ajoutent 4 € par lot principal.
En clair, si l’on prend en considération l’inflation, le prix des cotisations a même baissé !
Eh oui, nous pouvons être fiers d’être comme souvent à contre-courant des pratiques commerciales de la plupart des professionnels.