Le syndic professionnel est un commerçant, qui souhaite générer des profits à partir de son activité d’administrateur de biens.
Soyons clairs, il n’y aucun mal à cela !
Néanmoins, à où la situation se complique c’est lorsqu’il essaye par des stratagèmes plus ou moins légaux, d’extirper de l’argent de la poche des syndicats de copropriétaires
A ce titre, nous allons présenter une méthode de plus en plus courante au sein des cabinets qui passe bien jusqu’à ce que l’on constate la facture qui en suit.
I – La présence de plusieurs préposés
La technique simple utilisée par la plupart des syndics professionnels est de faire participer à l’assemblée générale plusieurs salariés du cabinet.
L’objectif est tout simplement de multiplier les honoraires qui seront en définitive facturés à la copropriété.
Bien évidemment, le syndic va justifier leur présence par divers arguties : il lui faut un(e) assistant(e) pour gérer le logiciel, le directeur participe à l’assemblée générale pour présenter l’avancement des travaux, l’assistante est en formation… Bref, les copropriétaires pensent qu’il s’agit de rendre service au cabinet et ensuite ce dernier facture leur présence en affirmant que si l’assemblée générale n’était pas d’accord, elle pouvait la contester.
Comment réagir ?
II – Une analyse préalable
Tout d’abord il est impératif de vérifier le point 7.1.2 du contrat-type qui précise si est compris dans le forfait de base la seule intervention du syndic ou bien un ou plusieurs préposés.
Dans la mesure où c’est la deuxième option qui est retenue, le syndic n’a rien à facturer puisque est comprise dans ses honoraires de base leur présence.
Dans la mesure où seul le syndic est inclus, il faudra refuser la présence d’autres salariés du cabinet au cours de l’assemblée générale.
Si le syndic affirme qu’il s’agit de former les « petits nouveaux », il faudra préciser dans le procès-verbal que cela n’entrainera aucune facturation supplémentaire.
Dans la mesure où un second du cabinet est nécessaire, il devra intervenir en premier et ensuite partir pour limiter les honoraires supplémentaires.
Encore une fois, il ne s’agit pas d’être anti syndic mais de défendre les intérêts des syndicats de copropriétaires.