Emission TV Copro à ne pas manquer | Les actualités de la Copro | Pourquoi adhérer à l’ARC | Ouvert du Lun-Jeu : 09h00-13h00 / 14h00-18h00 | Ven : 09h00-13h00 / 14h00-17h00

La revue
Mes favoris

Un président du conseil syndical qui peut agir !

L’une des plus belles avancées pour notre association est d’avoir fait reconnaitre à travers la succession de textes légaux et réglementaires, la place prépondérante du conseil syndical et de son président dans le fonctionnement de la copropriété.

D’ailleurs, y compris les professionnels approuvent la mise en place du conseil syndical et s’appuient de plus en plus sur lui, voire parfois un peu trop.

Ceci étant, comme toujours certains syndics reconnaissent au conseil syndical un droit d’action mais dans la limite où ils ne le mettent pas en difficulté.

Leur argument fétiche est d’indiquer que le conseil syndical n’a pas la personnalité morale, ne pouvant pas engager d’action, y compris à son encontre.

C’est ainsi que l’on retrouve des syndics en parfaite contradiction qui d’une part soumettent en toute illégalité à l’ordre du jour de l’assemblée générale la possibilité pour le conseil syndical d’engager des dépenses en prévoyant une enveloppe globale, mais d’autre part refuse qu’il puisse décider d’adhérer à une association comme l’ARC, malgré l’article 27 du décret du 17 mars 1967 qui l’autorise.

L’ordonnance « Copropriété » du 30 octobre 2019 met fin au débat en accordant encore davantage de pouvoirs au conseil syndical et à son président pour qu’il puisse agir et sans qu’il n’ait besoin d’obtenir au préalable l’autorisation de l’assemblée générale.

I. Une action judiciaire à l’initiative du président du conseil syndical

L’article 21 de la loi du 10 juillet 1965 modifié par l’ordonnance du 30 octobre 2019 a prévu que si le syndic refuse d’imputer sur ses honoraires les pénalités en cas de retard à la remise des documents réclamés par le conseil syndical, son président est habilité à saisir le président du tribunal judiciaire pour qu’il prononce à l’égard du syndic une condamnation.

Ainsi, les pouvoirs publics ont reconnu au président du conseil syndical un pouvoir d’agir judiciairement indépendamment que le conseil syndical dispose de la personnalité morale ou non.

Plus que cela, le président du conseil syndical n’a besoin de l’autorisation ni de ses membres, ni du syndicat des copropriétaires pour agir judiciairement.

Cela s’explique par deux raisons fondamentales :

Ainsi, les pouvoirs publics ont résolu et tranché le débat. L’absence de personnalité morale donnée au conseil syndical n’interdit pas à ce dernier d’agir, notamment à travers l’un de ses membres élu en tant que président.

Le corollaire est qu’en cas de faute commise par les membres du conseil syndical, leur responsabilité pourra être engagée.

D’ailleurs l’ordonnance « Copropriété » a imposé qu’il dispose d’une assurance de responsabilité civile lorsqu’il a obtenu un mandat de l’assemblée générale pour prendre des décisions qui relèvent de la majorité des présents et représentés.

II. Une mesure lourde de conséquences

Soyons clairs, même si cela était acquis depuis plusieurs années, le conseil syndical représenté par son président peut tout à fait être à l’initiative de l’adhésion à l’ARC.

En effet, au même titre que le président du conseil syndical peut engager une action judiciaire à l’encontre du syndic, il peut faire appel à toute personne de son choix pour se faire assister dans sa mission d’autant plus que cela est clairement précisé dans l’article 27 du décret du 17 mars 1967.

Ainsi, le conseil syndical sans validation préalable de l’assemblée générale, et encore moins du syndic, est souverain pour adhérer à une association comme l’ARC, demander une consultation auprès d’un avocat ou à tout autre expert dans la mesure où cette intervention entre dans sa mission de contrôle et d’assistance du syndic.

Une confirmation de la loi et des pouvoirs publics qui devrait calmer au moins pendant un temps les arguties de certains syndics, surtout les plus mauvais qui ont beaucoup à se reprocher.

L’auteur de l’article

A travers les articles publiés, l’ARC Nationale a à cœur de diffuser des informations les plus pertinentes en matière de copropriété en précisant les réglementations en vigueur et nos préconisations pour permettre au conseil syndical, syndic bénévole et représentant d’asl-aful d’être le plus efficace dans leurs fonctions.

Articles même catégorie

Les livres de l'ARC en rapport avec cet article

Bien gérer sa copropriété demande des connaissances précises et actualisées. Pour vous accompagner, l’ARC édite ses propres guides et ouvrages de référence, conçus pour être accessibles à tous, du copropriétaire débutant au conseiller syndical chevronné.

Nos publications ne sont pas de simples manuels juridiques : ce sont des outils de terrain, enrichis par nos années d’expérience et nos combats quotidiens.

Nos avantages

Copropriétés adhérentes
16200
d'expérience
2 ans
Experts en copropriété
5 salariés
Lots de copropriété
65200

Besoin d'aide pour votre copropriété ?

Bénéficiez de l’expertise de nos juristes, comptables et ingénieurs, accédez à des ressources exclusives et obtenez des réponses concrètes pour défendre vos droits et mieux gérer votre copropriété.

copropriétés adhérentes
16200
d'expérience
5 ans
experts en copropriété
5 salariés
lots de copropriété
75200

Besoin d'aide pour votre copropriété ?

Bénéficiez de l’expertise de nos juristes, comptables et ingénieurs, accédez à des ressources exclusives et obtenez des réponses concrètes pour défendre vos droits et mieux gérer votre copropriété.

Vos Favoris

Retrouvez vos articles favoris ci-dessous. Il vous suffit de cocher ou décocher les ♡ pour les rajouter ou les enlever de la liste.