Après la crise sanitaire, puis la crise financière, il est probable que nous nous dirigions vers une crise des copropriétés.
Il y aura de vrais problèmes à traiter comme la baisse du pouvoir d’achat de nombreux copropriétaires du fait de la perte de leur emploi ou pire de la faillite de leur société.
En parallèle, il y aura les abus ou les manipulations de certains syndics sachant qu’une crise est toujours une aubaine pour facturer de nouveaux services.
Voilà pourquoi le conseil syndical devra rester extrêmement vigilant, car avec les assemblées générales par voie électronique et les votes par correspondance, les politiques commerciales de certains syndics vont devenir de plus en plus agressives.
À ce titre, voyons la communication d’un syndic qui sur le fond ne veut rien dire, mais présente la situation encore plus nébuleuse qu’elle ne l’est.
I. Une année « blanche »
Voici un extrait d’un courrier envoyé par un syndic à des copropriétaires en date du 15 avril 2020.
Eh oui, l’année 2020 sera une « année blanche » ! Qu’est-ce que cela veut dire ?
Les copropriétaires ne paieront pas leurs charges ? Les honoraires du syndic ne seront-ils pas facturés ?
Certes, nous avons une crise sanitaire entrainant des conséquences sur les tenues d’assemblées générales, mais cela n’interdit pas pour autant au conseil syndical de faire son contrôle des comptes et surtout de prévoir des questions et résolutions à inscrire à l’ordre du jour surtout si elles sont stratégiques.
Ainsi, il faut à présent garder son calme et ne pas tout amalgamer.
Les assemblées générales ont dû être reportées dont acte, mais elles peuvent maintenant se tenir.
Tenons-la dans le respect du conseil syndical et des copropriétaires !
II. Passons à une année productive
La crise du Covid-19 peut à des égards être un tremplin pour dynamiser les relations collaboratives entre le syndic et le conseil syndical.
En effet, les solutions de digitalisation ont pu démontrer qu’il était simple de transmettre et d’échanger des documents de la copropriété entre le syndic et le conseil syndical.
Cette possibilité doit être utilisée au maximum de son potentiel permettant de contrôler à distance les comptes de la copropriété, les factures, l’évolution des impayés, etc.
Mais encore, les outils de webinaire doivent encourager le syndic et le conseil syndical à organiser des réunions à distance, et ce tout au long de l’année pour traiter de tous les sujets qui concernent la copropriété (suivi des travaux, élaboration de l’ordre du jour, contrôle des comptes, etc.)
Ainsi, les mesures sanitaires ne doivent pas être un alibi pour arrêter la vie des copropriétés ou sa dynamique.
Comme on le constate, cette année ne sera surement pas « blanche », mais plutôt rouge pour les syndics !
