Depuis 30 ans, une des vocations de l’ARC est de permettre aux copropriétaires disposant d’un mandat de la copropriété, qu’ils soient conseil syndical ou syndic non professionnel de pouvoir assurer au mieux leur mission.
Pour les syndics non professionnels, l’objectif est de leur transmettre les connaissances pour qu’ils puissent gérer leur copropriété en conformité avec les dispositions légales, comptables et techniques.
Pour cela, un arsenal de services d’assistance a été développé par l’ARC qui est plus ou moins renforcé en fonction des besoins du syndic non professionnel.
En parallèle, nous avons des conseillers syndicaux qui ont un autre travail, que disons-nous, une mission non rémunérée qui est de contrôler et d’assister le syndic dans ses fonctions.
La mobilisation des conseillers syndicaux au sein de leur copropriété ainsi que l’existence de l’ARC a modifié considérablement l’échiquier.
I – Des syndics professionnels décevants
Alors que le syndic est censé être un professionnel, devant prodiguer des conseils auprès des copropriétaires, la loi du 10 juillet 1965 a donné au conseil syndical une mission de contrôle et d’assistance du syndic.
Ainsi, les conseillers syndicaux qui sont censés être des non professionnels, du moins du secteur de la copropriété, ont malgré tout comme mission de contrôler les syndics dits professionnels détenteurs d’une carte professionnelle et qui prélèvent des honoraires pour gérer la copropriété.
Cette apparente contradiction démontre l’appréhension du législateur vis-à-vis des syndics professionnels et au contraire de la confiance accordée au conseil syndical pour défendre les intérêts des syndicats de copropriétaires.
D’ailleurs, lorsque l’on parle avec des politiques et en particulier des députés, bien souvent ils nous racontent qu’ils sont eux-mêmes copropriétaires et souffrent des carences de gestion de leurs syndics.
Cette vision a conduit l’ARC mais surtout les conseillers syndicaux à devenir de vrais professionnels de la copropriété.
Cette prise de conscience se concrétise actuellement avec un renversement de la situation.
II – Des professionnels dépassés et rattrapés par les conseils syndicaux
Tout copropriétaire qui s’implique un tant soit peu dans sa copropriété comprend très vite que le syndic professionnel est dépassé par la gestion des copropriétés.
Les raisons sont multiples : manque de temps, de patience, logistique archaïque voire insuffisante, absence de connaissances des nouveaux textes de loi, nonchalance, turnover..
C’est dans ce cadre que le conseil syndical se retrouve contraint de maitriser des notions aussi bien juridiques, comptables que techniques, devenant alors le véritable aiguillon de la copropriété, que ce soit pour définir la stratégie de l’immeuble ou pour organiser les réunions de travail avec le syndic.
Pour cela, le conseil syndical s’appuie sur l’ARC afin d’avoir des avis techniques ou juridiques.
Voilà pourquoi le binôme conseil syndical/ARC ne fait en réalité qu’une seule entité.