Les Jeux Olympiques et Paralympiques approchent et certaines mesures prises par les pouvoirs publics peuvent avoir des conséquences pour la planification de travaux en copropriété si celle-ci se trouve aux abords des nombreux sites olympiques. Il s’agit de restrictions d’occupation de la voie publique qu’il convient d’avoir en mémoire pour organiser vos travaux si votre copropriété se trouve dans les zones concernées.
I – Limitations des emprises sur rue des travaux de bâtiment
Si votre copropriété se situe dans une des zones jaunes ci-dessous, préparez-vous à devoir adapter votre calendrier de travaux car la Ville de Paris va limiter l’empiètement des chantiers sur la voie publique. Ainsi, les échafaudages, palissades, cabanes de chantier et autres base-vie se verront fortement « limités », voir interdits, pendant la période allant du 15 juin au 15 septembre 2024. Cette période correspond à l’accueil des visiteurs des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.
Ces « limitations » imposées ont comme motif l’intérêt général et ceci afin de garantir la préparation et le déroulement des JO dans de bonnes conditions.
Par conséquent, il est recommandé, pour une copropriété, de viser juste pour réussir à terminer des travaux en cours avant le 15 juin 2024 ou de les reporter après le 15 septembre. Les travaux qui peuvent avoir à empiéter sur l’espace public sont naturellement ceux qui touchent à la façade rue tels que des travaux de ravalement ou de toiture, avec mise en place d’échafaudage. D’autres travaux, à l’intérieur de la copropriété, requièrent aussi l’occupation du trottoir quand on manque de place à l’intérieur. Par exemple, l’installation d’une base de vie sur le trottoir, avec sanitaires et cabane de chantier, d’une aire d’entreposage de matériaux, d’une roulotte de décontamination, etc.
II – Les travaux de voiries et de réseaux gelés
Les travaux de voirie et sur les réseaux dans les rues seront aussi concernés par des restrictions. Un gel étendu à tout le territoire de Paris entrera même en vigueur. Cela n’aura pas de grand impact sur les copropriétés mais explique peut-être l’empressement actuel à faire des travaux dans les rues de la capitale. Quatre phases sont prévues :
La phase 1 concerne une vigilance des réseaux sensibles et nécessaires aux JO, du 1er septembre 2023 au 15 mars 2024.
La phase 2 est la sanctuarisation des abords des équipements olympiques mais aussi des sites sensibles, des voies olympiques et des gares. Il s’agit d’un gel des travaux de voirie et d’une limitation des emprises sur l’espace public des travaux de bâtiment dans les zones adjacentes aux sites olympiques.
Pendant la phase 3 il ne sera plus accordé d’autorisation de démarrage de nouveaux travaux de voirie et de réseaux dans tout Paris à partir du 15 juin 2024. Quant aux chantiers en cours, le repli des installations existantes devra être effectif pour le 15 juillet 2024. La phase 4, va durer du 16 septembre 2024 au 30 octobre 2024 et concerne le démontage et de remise en état des sites olympiques.
Ces restrictions ne concernent pas les travaux d’urgence ou de mise en sécurité, ni les travaux de raccordement client ni, naturellement, les travaux liés aux JO.
III – Coordination et bon sens
Même si votre copropriété ne se situe pas dans le périmètre indiqué en jaune sur le plan, la période allant de juin à septembre 2024 sera difficile en ce qui concerne l’exécution de travaux d’ampleur.
La période des Jeux Olympiques sera un moment où les chantiers dans Paris intra muros souffriront des problèmes accrus de circulation, de parking et de surpopulation en général. Pour ceux qui s’en souviennent, il y aura un impact similaire, mais plus étendu dans le temps, que celui des célébrations du Bicentenaire de la Révolution Française en 1989.
Il demeure important d’intégrer, dès à présent, que les travaux doivent idéalement se faire avant ou après les Jeux. Un chantier à cheval sur cette période tournera inutilement au ralenti, avec, par exemple, les frais d’échafaudages qui courent.
Les Conseils Syndicaux et les Syndics Non professionnels doivent en parler en amont avec les entreprises et surtout les maîtres d’œuvre, pour s’assurer qu’ils intègrent cette donnée lors de la phase études des travaux.