Voilà un article qui va nous attirer encore une fois les foudres des syndics professionnels et surtout des grands groupes.
Il s’agit de préconiser les meilleures conditions pour assurer un véritable et efficace recouvrement des charges.
Une mission de base du syndic qui est devenu un véritable business avec des résultats inquiétants puisque le montant des impayés augmente alors que les honoraires de recouvrement explosent au profit des cabinets.
Essayons d’aborder notre solution moins couteuse et surtout plus efficace qui, soyons clairs, est dans l’intérêt du syndicat des copropriétaires mais sûrement pas des syndics professionnels.
Avant cela, expliquons le système vérolé actuel pour ensuite présenter notre solution plus efficace.
I – Un recouvrement automatisé
La plupart des cabinets de syndics ont défini un protocole de recouvrement des impayés de charges qui consiste à définir à partir de quelle périodicité se déclenchent automatiquement les actes de contentieux et précontentieux comme la lettre de relance ou les mises en demeure.
La technique généralement utilisée est de déshumaniser le recouvrement des charges en commençant par envoyer un sms, puis une lettre de relance et une mise en demeure dans des délais extrêmement serrés, dissuadant en définitive le copropriétaire de se mettre en contact avec le syndic pour trouver une solution au paiement de ses charges.
Quant à la signature d’un protocole de recouvrement des charges, les tarifs réclamés par les syndics sont exorbitants, dissuadant souvent le copropriétaire de le solliciter.
En effet, la plupart des cabinets le facture plus de 200 € alors qu’il s’agit d’un moyen qui permet au copropriétaire de régler ses charges de copropriété de manière échelonnée et dans le respect de ses capacités financières.
En effet, il faut bien le comprendre, il n’existe pas que des marchands de sommeil qui volontairement ne paient pas les charges, mais des copropriétaires de bonne foi qui rencontrent des difficultés financières passagères qui résultent de circonstances exceptionnelles d’ordre familiale, conjoncturelle ou sociale.
Voyons donc la démarche plus efficace.
II – Le dialogue
La véritable solution au recouvrement des charges n’est évidemment pas la matraque d’actes de recouvrement mais le dialogue.
Il ne s’agit pas de faire du social mais d’alerter le copropriétaire sur la nécessité de payer ses charges.
D’ailleurs, bien souvent, le défaut de paiement provient d’une omission du copropriétaire qui peut se régler par un simple dialogue.
Cela peut se matérialiser en tapant aux portes ou en faisant des appels téléphoniques. Il ne s’agit pas d’une théorie car nous avons de nombreux témoignages de conseillers syndicaux qui ont engagé de type d’action et ont réussi à recouvrer 80 % du montant des impayés de charges sans engager le moindre frais.
Néanmoins, il faut être clair, cette démarche n’intéresse pas les syndics car elle est non seulement pas rentable mais en plus demande beaucoup de temps, pour une mission qui est censée être déjà comprise dans les honoraires de base.
C’est à ce titre que l’intervention du conseil syndical est primordiale.
Un système gagnant-gagnant « copropriété/copropriétaire débiteur » où le seul perdant sera le syndic.