Avec les syndics professionnels rien n’est simple ou plutôt tout est compliqué.
En effet, leur modèle économique répond à une logique de marché qui a été biaisée principalement par les grands groupes.
Le système utilisé consiste à faire du dumping sur les honoraires du forfait de base pour ainsi capter de la clientèle (syndicat des copropriétaires) pour ensuite se rattraper sur les tarifs des prestations complémentaires, supplémentaires et privatives.
Malgré l’instauration du contrat type, la technique reste inchangée et même se confirme au vu des résultats de notre observatoire des charges 2023.
Focalisons-nous principalement sur les divers honoraires de syndic.
I – Une évolution en moyenne de 10 % des honoraires du forfait de base
Selon notre observatoire des charges, les honoraires du forfait de base ont connu une nouvelle augmentation en moyenne de 10 % entre 2022 et 2023.
Cette augmentation concerne principalement les petites copropriétés avec des augmentations record enregistrées de plus de 30 %.
Selon les syndics professionnels, cette augmentation se justifie d’une part par les conséquences de l’inflation et surtout par les nouvelles mesures à mettre en place, notamment en matière de rénovation énergétique qui entrent en vigueur.
Or, cette augmentation fait suite à une autre évolution des honoraires déjà constatée en 2022, absorbant largement l’effet de l’inflation.
Mais encore, les nouvelles obligations liées à la loi Climat et Résilience n’entrainent pas de frais supplémentaires pour les cabinets de syndics, si ce n’est certes la nécessité de former les gestionnaires.
En effet, l’obligation du syndic est de mettre à l’ordre du jour une question pour faire voter les audits en vue de présenter un plan pluriannuel de travaux.
Bref, de l’intox pour augmenter les profits du cabinet.
II – Une forte augmentation des frais de prestations complémentaires
Le véritable scandale concerne en réalité l’augmentation sensible des honoraires liés aux prestations complémentaires, supplémentaires et privatives.
En effet, selon notre Observatoire des charges, on relève une augmentation de plus de 40 %.
Cela s’explique par deux phénomènes : une augmentation des prestations facturées à laquelle s’ajoute une augmentation des tarifs des vacations et des frais de prestations d’actes privatifs.
Par ailleurs, les syndics ont tendance à sous évaluer dans leurs contrats les prestations comprises dans les honoraires du forfait de base, pour ensuite facturer en vacations supplémentaires des taches qui auraient dû être incluses dans le forfait de base.
Cela concerne principalement les vacations d’assemblée générale et les réunions avec le conseil syndical ou les visites de l’immeuble.