Le décret et l’arrêté du 14 mars 2005 imposent de joindre à la convocation d’assemblée générale approuvant les comptes, cinq annexes comptables.
Parmi ces documents, nous retrouvons deux annexes qui présentent la situation des charges courantes : il s’agit des annexes comptables numéros 2 et 3.
A travers cet article, nous allons expliquer l’intérêt et l’usage de ces deux annexes comptables.
I- L’annexe comptable numéro 2
L’annexe comptable numéro 2 présente sur la partie haute les charges et les produits courants et sur la partie basse les charges liées aux travaux et opérations exceptionnels.
Ainsi, à travers cette annexe, on peut visualiser le bilan comptable de l’exercice aussi bien au niveau des charges courantes que des travaux.
Par ailleurs, l’annexe 2 présente la situation des charges à approuver en les comparant avec celles enregistrées l’année précédente ainsi que les sommes budgétisées pour l’exercice en cours et à venir.
L’objectif est de suivre par poste de charges l’évolution des montants pour identifier d’éventuelles dérives.
En parallèle, à droite figurent les produits enregistrés qui doivent venir en compensation des charges. Il s’agit bien évidemment des provisions mais également des produits tels que les loyers, les indemnités d’assurance, les intérêts bancaires…
En fin de colonne, on retrouve le solde de l’exercice qui est la différence entre le total des charges par rapport à celui des produits.
II – Une annexe comptable numéro 3 plus précise
L’annexe comptable numéro 3 se focalise uniquement sur la situation des charges courantes. Néanmoins, à la différence de l’annexe 2, elle présente les charges et les produits par clé de répartition.
Par ce biais, il est plus facile d’identifier le solde de l’exercice pour chacune des clés de répartition de charges en déterminant si elle est excédentaire ou déficitaire.
Cette information est capitale notamment pour contrôler la régularisation des charges qui sera effectuée sur le compte de chacun des copropriétaires en fonction des règles de répartition en vigueur.