Les abus et autres informations que nous divulguons à travers notre site internet ne sortent pas de la cuisse de Jupiter mais de copropriétaires voire de professionnels qui constatent des anomalies.
Parfois, il s’agit d’abus, parfois d’illégalités, parfois de documents qui expliquent mieux la situation que vivent les copropriétés.
À ce titre, nous avons eu copie d’un « référentiel, emploi et compétence de CITYA IMMOBILIER ».
Il s’agit tout simplement de la fiche de poste pour être gestionnaire.
Alors place à l’image pour mieux comprendre pourquoi les copropriétés gérées par CITYA sont perdues d’avance.
I- Un objectif délirant
Voyons donc l’objectif que doivent atteindre les gestionnaires :
Et oui, les gestionnaires doivent gérer entre 40 et 70 copropriétés pouvant atteindre jusqu’à 80 immeubles.
Autrement dit, en considérant que sur le mois, il y a 20 jours ouvrés (5 jours x 4 semaines), le syndic gère en moyenne chaque immeuble une fois tous les 2 mois voire tous les 4 mois.
À cette fréquence, il est dans l’incapacité technique de pouvoir assurer l’ensemble des prestations prévues dans son contrat comme la mise en concurrence des prestataires, le suivi des chantiers, le contentieux…
Voici donc la première réponse mathématique et incontestable expliquant pourquoi les copropriétés sont mal gérées voire pas gérées.
II – Les objectifs des gestionnaires
On continue avec une autre rubrique qui s’intitule « activités » qui explique encore mieux pourquoi tous les CITYA se ressemblent et pourquoi l’abus constaté chez l’un, se retrouve chez l’autre.
Nous allons passer certaines exigences comme « s’assurer que chacun des fournisseurs intervenants est référencé ou bien signataire de la charte CITYA ».
Ainsi le conseil syndical ou un des copropriétaires ne peut proposer de société puisqu’elle doit forcément être référencée par CITYA et même plus valider sa charte.
Mais plus curieux sont les trois dernières exigences imposées au gestionnaire que nous reproduisons :
Et oui, le gestionnaire n’a aucune latitude avec ses clients, il doit appliquer la politique d’augmentation des honoraires et surtout le « Référentiel CITYA ».
Que cache ce Référentiel ?!
Cette question n’est pas innocente car nous avons dénoncé il y a quelques semaines (cf. abus numéro 5158) une clause du contrat de gestionnaire qui imposait de faire travailler exclusivement les filiales du groupe.
À la suite de dénonciations et d’interrogations par les journalistes, le groupe CITYA a dû faire un rétropédalage et à supprimer cette clause.
Or, il est probable que la consigne qui était dans les contrats de travail puis supprimée se retrouve à présent dans la fiche de poste.
Pour conclure, nous comprenons mieux les difficultés rencontrées avec ce groupe et le malaise du moins de certains gestionnaires.

