Il y a une règle d’or en copropriété : « Si votre syndic presse trop le citron, c’est qu’il est intéressé par le jus ».
Actuellement, le citron est les travaux de rénovation énergétique et tous les diagnostics qui gravitent autour d’eux.
Faisons un état des lieux en indiquant les points de contrôle que doit réaliser le conseil syndical.
I- Un citron très juteux
La rénovation énergétique est un pôle d’attraction qui permet au syndic de générer de très très gros profits.
En réalité, le syndic prévoit une rémunération complémentaire sur toutes les étapes.
Il y a tout d’abord une phase d’audit notamment pour réaliser le diagnostic de performance énergétique qui conformément au contrat-type permet au syndic de prélever des honoraires.
Ensuite, il y a la phase de réalisation de travaux où là, le syndic peut faire la culbute.
La plupart du temps, il réclame un pourcentage d’honoraires en fonction du montant des travaux votés.
Autrement dit, plus le montant des travaux est important, plus les honoraires qu’il prélèvera, seront élevés.
Là où la situation devient ubuesque, est que le montant des honoraires n’est pas déterminé en fonction des tâches supplémentaires que le syndic s’engage à réaliser mais bien en fonction du montant des travaux votés.
Ainsi un syndic a tout intérêt à gonfler la « note des travaux » même si cela n’est pas forcément pertinent.
Le syndic est même prêt à humilier un copropriétaire qui s’opposerait aux travaux de rénovation en évoquant les bons vieux discours sur l’écologie, les enfants et la planète, obligeant ainsi l’assemblée générale à voter l’intégralité des travaux dans le seul but de faire marcher la planche à billets.
Comment réagir ?
II – Pas d’affolement
Les travaux de rénovation énergétiques doivent être mûrement réfléchis avec des études préalables qui doivent répondre à des objectifs fixés par l’assemblée générale et le conseil syndical.
Ainsi, il est hors de question de valider des bouquets travaux qui ont été élaborés entre le bureau d’études choisi par le syndic et ce dernier dans l’intérêt dit général de la copropriété.
Le conseil syndical doit être le leader sur l’ensemble des phases imposant au bureau d’études une totale transparence et collaboration.
D’ailleurs, il devra être sélectionné par le conseil syndical après l’avoir audité et confirmé qu’il soit totalement indépendant du syndic et suffisamment compétent pour assurer les diagnostics au profit de la copropriété.
De même, l’architecte de la copropriété devra échanger avec le conseil syndical en expliquant là encore comment il compte procéder et sur quelles modalités il souhaite réaliser ses appels d’offres.
Pour résumer, toute précipitation du syndic est à proscrire même s’il affirme que le syndicat des copropriétaires est obligé de réaliser des travaux car soyons clairs, il n’y a aucune obligation de travaux !