Bien souvent, pour camoufler les abus voire les illégalités commises par les syndics professionnels que l’on dénonce à travers notre site internet, ils affirment que notre seul but est de faire du « bashing syndic ».
Grâce à ce procédé, ils essayent d’étouffer les affaires et de détourner la vigilance du conseil syndical et des pouvoirs publics.
Heureusement, cela ne fonctionne pas car aussi bien les professionnels, les politiques que les conseillers syndicaux savent pertinemment que les abus et illégalités sont bien présents et surtout sont extrêmement graves.
A ce titre, nous avons dénoncé à maintes reprises la pratique du faux pré-état daté qui est facturé souvent plus cher que le tarif plafonné de l’état daté facturé à 380 € TTC.
Pour se justifier, les syndics affirment avoir un long travail à effectuer pour établir, au nom du copropriétaire vendeur, ce fameux faux pré-état daté.
Comme toujours, il existe deux versions : celle des professionnels qui affirment pouvoir justifier leurs honoraires, et celle de l’ARC Nationale qui indique que si les syndics doivent gagner leur vie, cela ne justifie pas qu’ils utilisent leur monopole pour abuser sur les tarifs.
Alors, qui a raison ?
Pour répondre, voyons un post qui a été publié sur le réseau professionnel Linkedin.
I – Un pré-état daté à 49,90 €
Alors que les syndics affirment que le pré-état daté est compliqué à réaliser, demandant du temps et engageant leur responsabilité, justifiant leur facturation à plus de 280 €, nous avons eu connaissance d’un post diffusé sur Linkedin qui remet en question cet argument.
En effet, une société propose ce même service à un tarif de seulement 49,90 €. Ce tarif paraît tellement décalé qu’il est même proposé aux syndics professionnels qui, du coup pourront continuer à facturer aux copropriétaires vendeurs le pré état daté à 280 €, récupérant au passage un bénéfice de 230,10 €.
Pour les curieux, voici l’extrait de cette publication reprise à travers plusieurs journaux qui, bien entendu, ne ravit pas les professionnels.
II – Quoi comprendre ?
Encore une fois, toujours le même constat, les syndics professionnels ne comprennent pas qu’ils n’ont plus aucune crédibilité, que ce soit aux yeux des copropriétaires, des conseillers syndicaux mais également des pouvoirs publics.
En effet, ils peuvent crier haut et fort que la production du faux pré-état daté ou de l’état daté demandent du temps justifiant leur facturation entre 280€ et 380 €, et pourtant tout le monde sait pertinemment qu’ils se génèrent automatiquement depuis leur logiciel.
Autre exemple tout aussi scandaleux : le tarif de la lettre de relance ou de mise en demeure facturé à plus de 80 €. Or, là aussi, tout le monde sait que le courrier tient sur une seule page et se génère lui aussi automatiquement depuis le logiciel.
Les syndics profitent donc de leur monopole et des impayés pour faire leur busines.
La difficulté est qu’ils sont mandataires devant défendre les intérêts du syndicat des copropriétaires, sans pour autant compromettre leur équilibre économique, justifiant qu’ils doivent présenter des tarifs de prestations à des coûts justes et raisonnables.
Et après, on ne comprend pas pourquoi l’ARC Nationale additionne chaque année une augmentation de ses adhérents alors qu’en parallèle les syndics perdent de la clientèle jusqu’à être contraints de se vendre à des grands groupes comme FONCIA, qui est lui-même dépassé.
Un cercle vicieux dont personne ne sait comment cela va se terminer.