Le monde à l’envers : quand les syndics appellent les copropriétaires à s’indigner

06/06/2013
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Le monde à l’envers :

quand les syndics appellent les copropriétaires à s’indigner

 
 

UFC-Que-Choisir - première association de consommateurs - et l’ARC - première association de copropriétaires - ont réalisé et fait connaître largement un dossier très sérieux et documenté sur les contrats de syndics (voir : « Arc - UFC-Que-Choisir : Un événement et trois dossiers » : www.unarc.fr/a8wb).

 

Or que croyez-vous que firent les deux grandes organisations professionnelles de syndics que sont la FNAIM et l’UNIS ?

 

Expliquer qu’elles allaient (enfin) essayer de persuader leurs membres (exemple : CITYA...) de respecter la loi et les copropriétaires ?

 

Non, elles ont préféré publier un communiqué de Presse intitulé, tenez-vous bien : « Copropriétaires, indignez-vous ! ». À se taper le cul par terre, comme auraient dit nos grands-pères.

 
« Indignez-vous parce que vos représentants de l’ARC et de l’UFC ont trop mis en évidence nos ruses, nos abus, nos illégalités. Indignez-vous, car ces deux associations veulent profiter de leur étude approfondie et alarmante pour obtenir les réformes de l’arrêté NOVELLI  qu’elles réclament depuis deux ans ! ».
 
Voici le texte de ce communiqué ridicule, mais - surtout - qui ridiculise leurs auteurs.
 
Vous y découvrirez quelques perles dont une particulière qui a fait l’objet d’une réponse de notre part sous forme de communiqué de Presse d’autant plus jubilatoire... (mais chut, on vous laisse découvrir).
 
«  Copropriétaires : indignez-vous !
 
30 mai 2013
 
À l'aube du projet de loi Logement qui va clore huit mois de concertation, la publication par deux associations de consommateurs d'une étude à charge sur les pratiques des syndics de copropriété est-elle un hasard ?
 
La profession n'y croit pas. Les deux principaux syndicats de l'immobilier en France, la FNAIM et l’UNIS, sont affligés par le moment choisi pour discréditer, une nouvelle fois, le métier de syndic.
La FNAIM et l’UNIS condamnent ce procédé et s'inscrivent en faux contre les déclarations caricaturales qui voudraient faire croire à l'opinion que les professionnels de l'immobilier ne sont pas des acteurs économiques responsables du monde de l'entreprise, et des intérêts de leurs clients !
 
La profession est, et a toujours été, attentive à leurs attentes. C'est factuel :
  • elle a su se mettre autour de la table avec les associations de consommateurs pour s'accorder à qualifier les prestations de gestion courante des immeubles ;
  • elle sait adapter son offre de services pour répondre aux besoins exprimés ;
  • elle assure la sauvegarde et la valorisation du patrimoine des copropriétés.
 
Au cours des huit derniers mois de dialogue avec les pouvoirs publics et les acteurs concernés, la FNAIM et l’UNIS ont fait de nombreuses propositions en faveur d'une gestion démocratique des copropriétés :
 
  • le  choix pour les copropriétaires entre un compte unique ou séparé ;
  • une totale transparence de la comptabilité des copropriétés grâce à des extranets de suivi des budgets et des dépenses ;
  • la possibilité pour les copropriétés, dans un marché concurrentiel, de choisir librement des prestations complémentaires.
 
La FNAIM et l’UNIS sont révoltées que soient ainsi bafoués les intérêts des consommateurs. Et cela, alors que les pouvoirs publics se sont dits prêts à favoriser l’intermédiation professionnelle pour lutter contre les dérives de la gestion directe, face aux contraintes juridiques, administratives, comptables et environnementales qui pèsent sur les syndicats de copropriété.
 
Copropriétaires : indignez-vous ! ».
 
Effectivement nous sommes plutôt indignés.
 
Pou ceux qui veulent aller plus loin dans l’indignation rigolade, lire notre communiqué de Presse en réponse : « Trop beau pour être vrai : quand la FNAIM et l’UNIS nous donnent raison ».