Syndic et loi A.L.U.R. : Juris-hebdo publie notre réaction

01/08/2013
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Syndic et loi A.L.U.R. : Juris-hebdo publie notre réaction

 
 
Nous remercions la rédaction de Juris-hebdo d’avoir publié notre réaction suite à l’interview d’un des responsables de TAGERIM, Monsieur YAOUB (voir : abus numéro 3498 : www. unarc.fr/wrk7).
 
 
 
Réaction
 
À la suite de la publication de la semaine dernière l'Interview de Lahlo Ayoub (Tagerim) qui exprimait ses réserves face au projet de loi ALUR concernant le métier de syndic, nous avons reçu un courrier de l'ARC. En voici les principaux extraits.
 
« Nous sommes extrêmement surpris par la faiblesse des arguments avancés par un des principaux syndics de France :
 
  • Où Monsieur Ayoub a-t-il vu que la ministre voulait augmenter les tâches de gestion courante sans supplément d'honoraires? La ministre - sous la pression de l'ensemble des organisations de copropriétaires et de consommateurs, mais aussi du ministère de la Justice, et ce depuis quatre ans - souhaite simplement obliger les syndics à proposer des forfaits de gestion courante complets et transparents pour empêcher la multiplication des honoraires supplémentaires abusifs. C'est ce qui s'est firt dans le domaine des ascenseurs à la satisfaction de tous. Si les prix des forfaits (enfin complets) doivent augmenter, ils augmenteront, mais ceci dans le cadre d'une concurrence loyale et de la transparence tarifaire la plus totale, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. [...].
 
  • Combattre le compte séparé en agitant l'épouvantail des improbables coupures d'eau liée à un déficit de trésorerie est non seule­ment affligeant, mais prouve que les syndics n'ont vraiment plus aucun argument ; aujourd'hui 90 % des copropriétés disposent de réserves (avances diverses, anciens fonds de roulement; réserves de trésorerie; comptes vendeurs, etc.) qui sont placés au seul profit du syndic. Ces réserves seront tout simplement placées sur un compte d'épargne au plus grand profit du syndicat. Où est le problème pour les copropriétaires? Quant au cas de véritable déficit de trésorerie, ils sont dans 99 cas sur 100 dus au laxisme du syndic en matière de recouvrement des charges ou à des erreurs de gestion (appels de fonds envoyés trop tard, par exemple). Le compte séparé obligera à plus de rigueur de gestion. [...]
 
En fait les propos de Monsieur Ayoub sont rassurants: les syndics n'ont aucun argument véritable à opposer au compte sépare et celui-ci apparaît non seulement comme un outil de transparence financière indispensable, mais aussi comme un facteur de rigueur de gestion. Que demander de plus?"
 
 Fernand Champavier, Président de l'ARC ».