Décidément, l’ARC n’est pas une association comme les autres, et ce, à plusieurs égards.
Nous présentons plusieurs spécificités et, en premier lieu, nous refusons de percevoir des subventions publiques afin de garder notre totale autonomie d’opinion et d’action à l’égard des diverses politiques mises en place par le gouvernement et les instances publiques.
Pour les mêmes motifs, nous refusons de vendre des encarts promotionnels aux sociétés privées, que ce soit à travers notre site internet ou notre revue, afin d’être totalement indépendants vis-à-vis des lobbies.
La deuxième et forte particularité de l’ARC est que nous dénonçons les pratiques abusives et surtout illégales des professionnels et, en premier lieu, des syndics professionnels, en citant « sur la place publique » leurs enseignes afin que les copropriétaires et les conseillers syndicaux soient vigilants. Noble cause !
Cela nous vaut bien des aigreurs de la part des syndics professionnels qui se traduit parfois par des actions devant le tribunal judiciaire, généralement pour diffamation.
Si l’on peut comprendre que certains syndics souhaitent se faire justice en considérant que nos propos sont diffamatoires (même si, pour le moment, nous avons gagné l’ensemble des actions judiciaires), nous ne supportons pas lorsque leurs agissements ont pour but de nous intimider.
A ce titre, nous ne résistons pas à mettre sur la place publique l’action engagée par un syndic professionnel, mais cette fois-ci au pénal, émanant d’une personnalité représentative de la profession.
I – Une action d’intimidation
Compte tenu que l’affaire est en cours, à notre grand regret, il ne nous est pas possible d’indiquer le nom ni les détails de la procédure.
Néanmoins, à la suite de la publication d’un article présentant un abus suivi d’une illégalité mettant en évidence la bavure de ce cabinet de syndic qui est reconnu par la profession, l’ARC se voit concernée par une commission rogatoire.
Ainsi les dirigeants de l’ARC doivent répondre devant un juge d’instruction pour, rappelons-le, pour non pas pour un crime en réunion, mais pour la publication d’un article sur notre site internet sur lequel figurent les pratiques illégales et abusives d’un cabinet de syndic professionnel.
Selon nous, l’action engagée contre l’ARC n’a évidemment rien de pénal, mais cherche uniquement à intimider ses dirigeants, à savoir en premier lieu son Président et surtout son directeur général, même si, en définitive, les articles sont écrits de manière collégiale.
C’est ainsi que les dirigeants de l’ARC ont dû répondre à un questionnaire qui émane de la direction de la police judiciaire et de la brigade financière, service presse en attendant la suite de l’affaire.
II – Une action qui engage à faire mieux et plus fort
Il est clair que cette action n’a rien de logique et, à vrai dire, nous sommes assez enthousiastes pour plaider cette affaire devant la Présidente de la 17ème chambre pénale.
En effet, cela permettra d’expliquer au magistrat comment les professionnels de l’immobilier utilisent les rouages de la justice afin de faire pression auprès d’une association comme l’ARC, et surtout pourquoi l’affaire citée n’a rien de diffamatoire mais présente bien des faits graves et illégaux commis par ce syndic qui demande des sanctions, ou du moins être dénoncé à travers notre site.
L’affaire serait encore plus cocasse si la Présidente de la 17ème chambre soit elle-même copropriétaire, ou mieux, membre du conseil syndical et qu’elle a dû dernièrement procéder à la vente de son bien.
Et pour cause, l’abus dénoncé, qui nous vaut aujourd’hui de nous expliquer devant le Procureur de la République, concerne la facturation du fameux faux pré-état-daté et l’actualisation du pré-état-daté (tout un concept).
Nous reviendrons sur le déroulé de cette procédure dès que l’audience sera plaidée.
En tout état de cause, nous remercions ces professionnels de l’immobilier qui nous stimulent à faire toujours encore mieux et nous faire comprendre, à travers leurs actions, que le travail loyal que fait l’ARC porte ses fruits.
Affaire à suivre….