Bien souvent, lors des réunions de travail avec les pouvoirs publics, les professionnels de l’immobilier et l’ARC Nationale abordent les mauvaises conditions de gestion des copropriétés.
Pour se défausser, les syndics professionnels détournent le sujet sur les petites copropriétés.
En effet, ils affirment que la situation des petites copropriétés est pire car, selon eux, elles sont gérées par des syndics non professionnels.
Ce qu’ils ne comprennent pas est que le succès des syndics non professionnels que ce soit dans les petites, moyennes et également grandes copropriétés, est dû avant tout à l’échec des syndics professionnels.
Voyons cela de plus près.
I – Des syndics professionnels intéressés
De base, la copropriété doit être gérée par un syndic professionnel qui connaît les techniques pour gérer convenablement un immeuble.
Or, l’usage a démontré que les syndics professionnels manquaient beaucoup de savoir-faire, incitant les copropriétaires à gérer eux-mêmes leur immeuble.
Ainsi, avant tout, l’essor des syndics non professionnels est dû à l’échec des syndics professionnels.
Mais encore, petite copropriété n’implique pas forcément qu’elle soit gérée par un syndic non professionnel. En effet, nombreuses petites copropriétés sont en déshérence ou du moins sans syndic.
La faute, encore une fois, à une profession qui n’a pas su s’organiser pour répondre à l’ensemble du parc de la copropriété.
II – Des syndics professionnels de moins en moins performants
Là où la situation devient compliquée est lorsque le syndic professionnel arrive très facilement à être concurrencé par des offres low-cost.
En effet, la profession est tellement en souffrance que toute offre commerciale qui s’engage uniquement à répondre aux mails ou à payer ses fournisseurs dans le temps, arrive à récupérer des marchés.
C’est ainsi que des néo syndics arrivent à récupérer des copropriétés à tour de bras jusqu’à ce que l’on constate qu’ils sont tout aussi mauvais que les cabinets qu’ils critiquaient.
Alors, la vraie question qui reste en suspens est de savoir s’il n’est pas temps de faire évoluer le métier de syndic en basculant, pour certaines copropriétés, du statut de syndic-mandataire à celui de syndic-prestataire.
Une question simple mais qui implique de nombreuses conséquences, notamment juridiques.
Ce sujet sera abordé plus en profondeur lors de notre prochain FORUM de la copropriété.
Une affaire à suivre….