Abus de la semaine N° 4227 : Le cabinet GRATADE devrait un peu plus parler avec son conseil syndical

Version imprimableEnvoyer par email
Abus
16/05/2017

Abus de la semaine N° 4227 :

Le cabinet GRATADE devrait un peu plus parler avec son conseil syndical

 
Nous regardons avec attention les contrats de syndic qui sont accompagnés d’une présentation élogieuse du cabinet qui est censée rassurer les copropriétaires et le conseil syndical.
 
C’est le cas du cabinet GRATADE, membre de l’UNIS, qui annexe à son contrat dix pages de présentation de son cabinet.
 
Sur ce document, on peut lire une phrase nous intéressant particulièrement qui est « en tout premier lieu, notre cabinet recherche la confiance du Conseil Syndical et ne gère qu’avec l’accord de celui-ci ».
Voici donc une valeur importante qui peut effectivement faire la différence entre un syndic et un autre.
 
Voyons donc si le contrat de ce syndic justifie une réunion d’urgence avec le conseil syndical pour instaurer cette relation de confiance recherchée.
  1. Des pénalités financières en cas de défaut de remise de la fiche synthétique à 0,01 €

Oui, le record est atteint.
 
Ce syndic indique dans son contrat un montant de pénalité par jour de retard en cas de défaut de la remise de la fiche synthétique à 0,01 €. Oui, la minuscule pièce en cuivre.
 
Il nous indiquera sûrement que ce montant est sans incidence puisque pour cette copropriété le syndic n’est pas encore tenu de remettre la fiche synthétique.
 
D’accord, mais pourquoi ne pas être transparent et afficher d’ores et déjà un coût,  de l’ordre de 15 euros par exemple, d’autant plus que le décret sur cette obligation a été publié ?
  1. Absence d’accueil physique

Le contrat type présenté par le cabinet GRATADE supprime purement et simplement la possibilité d’accueil physique.
 
En effet, l’ensemble des jours de la semaine sont rayés, ne permettant pas à  un copropriétaire de se rendre dans les locaux du syndic pour obtenir des informations.
 
Le pire, c’est que ce syndic risque de nous indiquer que cela n’est pas illégal puisque que le contrat type prévoit la possibilité de supprimer l’accueil physique à partir du moment où il assure l’accueil téléphonique.
 
Certes, mais cette initiative a t-elle réellement été prise en concertation avec le conseil syndical ?
  1. Réduction des honoraires à 0,50 €

Le contrat prévoit une réduction de 0,50 € en cas d’externalisation des archives ou de dispense d’extranet. Oui, cinquante « cen-ti-mes ». Cette fois-ci, il s’agit de la pièce dorée.
 
Même pas le prix d’une baguette de pain, sachant pertinemment qu’en cas d’externalisation des archives, le syndicat de copropriétaires devra supporter une nouvelle dépense qui s’estime entre 3 et 5 euros par lot. Trouvez l’erreur.
  1. Un tarif inacceptable pour l’immatriculation initiale des copropriétés

Le meilleur pour la fin ou plutôt, le pire.
 
Alors que la copropriété n’est pas encore concernée par l’immatriculation, à la différence de la fiche synthétique, le syndic annonce un tarif qui est tout simplement incroyable.
 
En effet, il indique un coût de 1400 € TTC pour une tâche qui prend une trentaine de minutes, comme l’a confirmé le service chargé du Registre de l’immatriculation initiale des copropriétés.
 
Alors, devant tous ces points, on ne peut qu’encourager la famille GRATADE à revoir son contrat, qui permettra surement d’améliorer sa recherche de confiance du conseil syndical, mais aussi celle de l’ARC...