Copropriété et travaux de rénovation énergétique

20/06/2013 Actions Action

Copropriété et travaux de rénovation énergétique

 
Encore un journal (en l’occurrence Le MONDE) qui parle des travaux d’économies d’énergie en copropriété et donc de l’ARC. Au programme :
 
  • prêt, dont le prêt à taux zéro collectif que nous appelons de nos vœux ;
  • Certificats d’Économies d’Énergie (négociés au meilleur prix par l’ARC POUR SES ADHERENTS) ;
  • fonds travaux ;
  • surélévation pour financer les travaux ;
  • Bilan Energétique Simplifié (BÉS voir : www.unarc.fr/qh66).
 
 
                         « Les  copropriétés  se mettent au vert
Pour financer les imposants travaux de rénovation énergétique, des solutions originales sont mises en œuvre
 
La rénovation énergétique des copropriétés est dans l'air du temps. Objectif : limiter les émissions de gaz à effet de serre qui résultent d'habitations mal isolées, tout en réalisant des économies. Une grande partie des charges s'explique en effet par la consommation de chauffage.
 
Mais le montant des travaux à réaliser dans des immeubles construits avant 1980 se chiffre parfois à plusieurs centaines de milliers d'euros. «Pour que la rénovation thermique soit efficace, elle doit s'intégrer à une réfection nécessaire d'une façade, d'une toiture ou lors d'un changement de chaudière», prévient Bruno Dhont, directeur général de l'Association des responsables de copropriété (ARC).
 
Pour financer ces travaux, il est possible depuis mi-mai de se tourner vers les établissements de crédit ou les banques qui proposent des prêts spécifiques. En revanche, le prêt à taux zéro collectif promis de longue date par les pouvoirs publics se fait toujours attendre.
Constitution d'une cagnotte
À condition de négocier un bon taux et de ne pas payer des honoraires de syndic trop salés, ce financement voté en assemblée générale (mais qui ne s'impose pas à tous les copropriétaires, certains peuvent préférer payer comptant) est une piste à envisager.
Une solution complémentaire consiste à utiliser les certificats d'économies d'énergie. Il s'agit de revendre à des fournisseurs (EDF, GDF...) les économies générées à la suite des travaux dans l'immeuble. «Les prix d'achat sont compris entre 2,5o euros et 4 euros par kWh. Cette source de revenus peut représenter de 15% à 30% du coût des travaux», avance Bruno Dhont, [nous précisons qu’il est d’autant plus facile de négocier quand on passe par une association comme l’ARC]. Facultative, la constitution d'une cagnotte pour de gros travaux permet de se préparer à ces lourdes dépenses.
 
L'ARC plaide pour la mise en place d’un fonds obligatoire, « qui serait abondé pendant au moins quatre ans avant de lancer de grands chantiers». Certaines copropriétés ont d'ailleurs déjà adopté cette discipline d'épargne régulière.
 
Enfin, la construction d'un étage supplémentaire à l'immeuble peut être une bonne alternative, à condition que le plan local d'urbanisme l'autorise. C'est ce qu'envisage une copropriété de 120 lots, située à Boulogne-Billancourt. Avec la création de ces 250 m2, elle vendra trois nouveaux appartements, ce qui lui permettra d'autofinancer des travaux évalués à 800 000 euros.
Si votre plan de financement est bouclé, (...). Vous devrez encore affronter la lenteur des prises de décision collective et la résistance de certains bailleurs.
 
Laurence BOCCARA ».
 
 « Le bon exemple : quand on veut (avec l’ARC), on peut :
Les copropriétaires d'un immeuble de 107 appartements situé place d'Aligre [adhérents à l’ARC qui ont commencé par faire leur Bilan Energétique Simplifié gratuit avec l’ARC], dans le 12è arrondissement de Paris, ont décidé d'isoler leur bâtiment par l'extérieur, de changer les 400 fenêtres d'origine et d'installer des régulateurs de chauffage. Coût total de l'opération : 800 000 euros.
Pour financer ces travaux, cette copropriété a obtenu 200 000 euros de subventions (Ademe, Région Ile-de-France, Ville de Paris), auxquels se sont ajoutés quelques crédits d'impôts et la vente de certificats d'économies d'énergie.
Grâce au cumul de ces aides, la dépense par copropriétaire est passée de 7300 euros à 4300 euros. Une fois la réfection réalisée, la facture annuelle énergétique de l'immeuble a été divisée par deux ».
 
Insistons sur le fait que le conseil syndical de cette copropriété a suivi tous les conseils de l’ARC, utilisé tous les outils (dont le BÉS) et  a aidé les copropriétaires (comme nous le faisons) à trouver les aides et financements complémentaires.