Gardez les pièces changées par les prestataires sur les équipements collectifs de la copropriété

28/04/2026 Dossiers conseils Conseil

Pendant longtemps, la mise en conformité des ascenseurs a été une aubaine pour les ascensoristes.

Nombre d’entre eux ont profité de la situation pour imposer le changement de pièces parfois à des prix prohibitifs.

À présent, dans la plupart des copropriétés, les ascenseurs sont rénovés avec du matériel récent impliquant que les interventions des ascensoristes sont censées avoir diminué.

Néanmoins, il n’est pas rare qu’à la suite d’une visite périodique de maintenance de l’ascenseur, la copropriété se retrouve contrainte de remplacer un matériel présenté comme défectueux alors même qu’il a été changé récemment.

Voyons cela de plus près.

I – Un syndicat des copropriétaires honnête

À partir du moment où la copropriété dispose d’un ascenseur, elle doit impérativement souscrire auprès d’un ascensoriste un contrat d’entretien.

C’est donc l’ascensoriste qui relève si certaines pièces sont défectueuses soit à la suite de sa visite d’entretien soit carrément en cas de panne.

L’ascensoriste établit alors un devis pour changer la pièce qu’il considère comme défectueuse.

Le syndicat des copropriétaires se retrouve alors contraint de payer à défaut de se retrouver avec un ascenseur à l’arrêt ou qui présente des pannes intempestives.

Néanmoins le conseil syndical et surtout le syndic doivent avoir deux réflexes de bonne gestion.

II – Des mesures de contrôle

Le syndicat des copropriétaires peut décider de souscrire deux types de contrat d’entretien :

  • Soit un contrat d’entretien de base,
  • Soit un contrat dit « étendu ».

Dans ce dernier cas, il s’agit d’un contrat plus onéreux mais qui permet de garantir le changement des pièces défectueuses sans frais supplémentaires dans la mesure où elles ne sont pas vétustes.

Ainsi, le premier réflexe du conseil syndical et du syndic est de vérifier si la copropriété dispose d’un contrat d’entretien « étendu » et le cas échéant, si la pièce défectueuse est prise en charge par l’ascensoriste.

Le deuxième réflexe est de conserver la pièce considérée par l’ascensoriste comme défectueuse.

Et pour cause, de bonne ou de mauvaise foi, l’ascensoriste peut considérer que la cause de la panne est due à une pièce qu’il considère comme défectueuse alors que cela n’est pas le cas.

Pour éviter cette difficulté, la quasi-totalité des ascensoristes récupère la pièce changée, ce qui  ne permet plus de vérifier si elle était réellement défectueuse étant la source des dysfonctionnements voire de la panne.

Le syndic et le conseil syndical sont en droit de réclamer la conservation de la pièce. Cela peut concerner les freins, une carte électronique, un câble, un amortisseur…

L’objectif n’est pas de la conserver éternellement mais de s’assurer qu’elle est bien défectueuse nécessitant son remplacement.

L’ARC Nationale sait de quoi elle parle.

À bon entendeur, je vous salue.