Devant les nombreuses difficultés que rencontrent actuellement les conseillers syndicaux et copropriétaires, nous sommes étonnés de l’inaction et même du manque de considération du ministère du logement face à cette situation.
En effet, on peut comprendre la politique du « pas de vague » mais on peut moins accepter cette politique de l’autruche qui consiste à ne pas traiter les problèmes tout en exigeant des copropriétés d’engager des travaux de rénovation énergétique qui coûtent extrêmement chers, sans apporter de réelles réponses politiques aux enjeux et difficultés qui en découlent.
C’est à ce titre que nous avons saisi le Ministre pour connaître sa position et les actions qu’il compte mener.
Voici le courrier :
« Monsieur le Ministre,
En tant que directeur général de la principale association représentative des syndicats de copropriétaires, je me permets de vous saisir afin de solliciter auprès de vous une réunion de travail.
En effet, les syndicats de copropriétaires rencontrent de nombreuses difficultés qui nécessitent de procéder à une refonte profonde de la loi afin d’améliorer son fonctionnement.
Et pour cause, les copropriétés doivent faire face à de nombreux enjeux tels que la maîtrise des charges, la rénovation énergétique, l’augmentation des impayés, le vieillissement du bâti et des équipements collectifs…
L’ensemble de ces sujets impose une collaboration étroite entre le syndic et le conseil syndical ainsi qu’une meilleure information des copropriétaires dans l’avenir de leur immeuble.
Or, il existe actuellement de nombreux blocages grippant le bon fonctionnement des copropriétés.
A cela s’ajoutent les conflits d’intérêts des syndics qui sont à la fois mandataires de la copropriété et prestataires en plaçant leurs filiales en tout genre, au sein des copropriétés qu’ils gèrent.
Par ailleurs, on relève un désintéressement des copropriétaires et en particulier concernant leur assemblée générale qui doit là encore nécessiter une analyse sérieuse sur les causes de ce phénomène.
Dans la mesure où la situation resterait en l’état, le nombre de copropriété en difficulté de gouvernance et économique risquerait de s’aggraver davantage nécessitant une réflexion de fond sur cette situation.
A ce titre, je sollicite auprès de vous une réunion de travail afin d’aborder les différents axes de réflexion pour entamer les prochaines réformes à venir.
Je reste à votre disposition pour convenir avec vos services d’une date de réunion,
Et vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.
Emile HAGEGE
Directeur Général »