ABUS N° 3302 : La recherche d’une meilleure efficacité énergétique : le contre-exemple d’une copropriété à MONTCHAVIN gérée par NEXITY
- le Grenelle de l’environnement et la récente Conférence environnementale de septembre 2012 font de la rénovation énergétique du bâti existant un enjeu majeur pour améliorer notre efficacité énergétique
- la France va transposer rapidement la directive européenne récente sur l’efficacité énergétique
- la réglementation thermique des bâtiments existants doit s’appliquer à l’occasion de travaux de rénovation
- le renchérissement du prix de l’électricité a déjà commencé et va se poursuivre (voir le rapport récent des Sénateurs)
- le marché potentiel que représente la rénovation énergétique de l’existant n’a pas échappé à la profession immobilière qui en fait un axe de communication (http://wvw,nexityir/immobilier/parBculi0rs/fairg-) et prend des engagements vis-à-vis de sa clientèle : « Nexity s’engage énergiquement pour valoriser votre patrimoine. Pour toute opération de travaux à engager dans votre copropriété nous vous apportons notre savoir-faire et notre expérience en matière de rénovation énergétique… »
- située dans la station de Montchavin (73210 BELLENTRE), datant des années 1970 ;
- 40 appartements, dont le taux d’occupation est saisonnier, donc très fluctuant (quasiment personne en ce moment jusqu’à Noël) ;
- 2 locaux techniques pour produire l’eau chaude sanitaire, desservant chacun une vingtaine d’appartements, chacun équipé de 2 ballons à résistances électriques (2 ballons de 1500 litres et 2 ballons de 2000 litres) ;
- les installations, vétustes, sont à remplacer, en commençant par les 2 ballons de 1500 litres ;
- le Syndic: l’Agence Nexity de Bourg Saint Maurice
- en dépit des enjeux sociétaux, des engagements nationaux de Nexity (l’un des grands groupes immobiliers intégrés français), la volonté du Syndic -sans engager d’études de recherche d’une meilleure sobriété énergétique- d’imposer le remplacement à l’identique des ballons ;
- qui plus est, compte tenu de leurs tailles, le Syndic veut les construire sur place, dans le local technique, ce qui coûte plus cher et pose inévitablement des problèmes de qualité ;
- le Syndic est resté sourd aux demandes réitérées de quelques copropriétaires (effarés par de tels agissements) réclamant des études d’optimisation et suggérant de mettre en place des ballons produits industriellement, de tailles plus petites, en nombre plus grand, ce qui permettrait aussi de mieux adapter la production d’eau chaude à l’occupation saisonnière de la copropriété ;
- rompant avec l’égalité d’information des copropriétaires, le Syndic s’est permis de distribuer en AG, juste avant le vote, une note technique complémentaire (une copie a été demandée au Syndic par mail puis par fax, sans suite donnée à ce jour) ;
- 4 copropriétaires (sur 5 présents à l’assemblée générale du 28 septembre 2012), chacun avec 3 pouvoirs, ont voté le remplacement à l’identique; il s’agit de 4 membres du Conseil Syndical qui continuent de raisonner sur des « querelles » anciennes qu’exploite le Syndic ;
- comme d’habitude (et bien plus encore que pour les copropriétés en résidence principale) la majorité des copropriétaires découvrira les problèmes quand le mal sera fait et quand il s’agira de payer les charges ;
- le Syndic veut faire commencer les travaux avant la fin du délai de 2 mois (à compter de la notification du procès verbal) de contestation de l’AG, imposant ainsi à la copropriété un surcoût de travaux et un surcoût de consommations qui va peser sur les charges pendant des dizaines d’années