Pour se donner bonne conscience, beaucoup de syndics professionnels affirment que l’ARC Nationale est avant tout une association qui a pour objet de faire du bashing syndic.
Par conséquent, nous sommes les pestiférés, étant plus intéressant pour eux de développer des partenariats avec d’autres associations qui sont moins polémiques, et avec lesquelles ils ont convenu des accords pour récupérer des marchés de formation ou carrément des adhérents.
A titre d’exemple, une association située en province a indiqué aux syndics professionnels qu’il était dans leur intérêt d’aiguiller les conseillers syndicaux à adhérer auprès de leur association, sachant qu’ils ne produiront pas d’abus et critiques sur eux.
Alors, l’ARC Nationale doit-elle suivre la même voix pour continuer à avoir des adhérents ou bien garder son ADN ?
Essayons d’apporter une réponse selon deux prismes.
I – Une absence de contre-pouvoir
Imaginez que demain l’ARC Nationale ne diffuse plus d’abus.
Qui alors dénoncera les pratiques illégales commises quotidiennement par les groupes comme FONCIA, CITYA et autres marchands ?
Sans publication d’abus, comment faire pression auprès des syndics professionnels et des grands groupes pour demander le remboursement des factures prélevées indûment sur la trésorerie de leurs copropriétés mandantes basées sur des motifs fallacieux ?
Sans les publications de l’ARC Nationale, comment les copropriétaires et conseillers syndicaux sont-ils informés des pièges des syndics et de leur gueule du loup ouverte comme un pont-levis ?
Doit-on compter sur les chambres professionnelles de l’immobilier dont leurs financements découlent en partie du règlement des cotisations de ces mêmes cabinets de syndics qui commettent les abus ?
De la répression des fraudes qui est dépassée malgré son action active ?
Des syndics professionnels courageux qui dénonceraient leurs collègues dans l’intérêt des copropriétaires pour être ensuite tricards ?
Des associations de gestionnaires de copropriétés qui signent des chartes avec ces mêmes syndics incriminés à travers nos abus ?
Comme on le constate, sans l’ARC Nationale, la copropriété serait une autoroute où toutes les arnaques seraient possibles car il n’y aurait ni radars ni gendarmes avec comme seuls blessés graves les syndicats des copropriétaires.
II – Un abandon des adhérents
Les adhérents de l’ARC Nationale aiment notre association car nous sommes totalement indépendants.
Notre force est d’affronter les syndics professionnels sans être dans la compromission pour récupérer un radis.
Ainsi, si l’ARC Nationale refusait de dénoncer les syndics professionnels, voire pire, les caresser dans le sens du poil, ce seraient nos adhérents qui ne se retrouveraient plus dans les valeurs que l’on défend, préférant alors quitter, à juste titre, le navire.
Ainsi, si l’on devait choisir entre la satisfaction des adhérents ou celui des syndics professionnels, le choix serait très vite tranché.
Il s’agit bien évidemment de nos adhérents qui, pour la plupart, assurent leur mission de conseillers syndicaux ou syndics de manière bénévole dans le seul intérêt du syndicat des copropriétaires.
Mais encore, pourquoi devrions-nous ne plus dénoncer les abus voire les illégalités commises par des syndics professionnels qui, pour mémoire, est une profession réglementée et qui dispose d’un mandat de la copropriété pour défendre ses intérêts ?
Alors, rassurez-vous, la publication des abus -que disons-nous- des illégalités commises sciemment par les syndics professionnels continuera tant que notre association existera.
A bon entendeur, nous vous saluons !