A juste titre, les professionnels de l’immobilier et en premier lieu les syndics, évitent à tout prix de débattre avec l’ARC Nationale.
En effet, ils craignent d’une part que l’ARC Nationale soit sous les projecteurs mais surtout, d’autre part, souhaitent éviter que des vérités trop bien connues par les syndics soient dites haut et fort à travers les médias.
Néanmoins, Monsieur BUZY-CAZAUX qui est, entre autres, fondateur de l’Institut de Management des Services Immobiliers (IMSI), a organisé une émission web pour débattre autour du thème : « Présomption de culpabilité, projet de loi copropriété : « Comment le syndic peut-il regagner la confiance publique ? ».
A cette émission, ont été invités :
– le Directeur Général de l’ARC Nationale
– le Vice-Président de l’UNIS
– le Président de la Commission de Gestion des Copropriétés de la FNAIM
– le Député Lionel CAUSSE.
Voyons brièvement les éléments mis en évidence par l’ARC Nationale.
I – La démonstration par la honte
La première intervention du directeur général de l’ARC Nationale était de mettre l’accent sur les méthodes des syndics pour abuser des copropriétaires.
L’une d’elles consiste à utiliser les Députés pour faire passer dans la loi ce que légitimement les copropriétaires ne veulent pas.
A ce titre, Lionel CAUSSE, Député des Landes, a proposé un amendement dans le projet de loi « Habitat dégradé » qui renverse la tendance à savoir que les notifications électroniques deviennent de droit, imposant aux copropriétaires, qui souhaitent les recevoir par voie postale, d’engager une démarche qui reste au bon vouloir du syndic.
Ainsi, les copropriétaires devront imprimer par leurs propres moyens l’ordre du jour et les pièces jointes, et surtout recevoir leur mise en demeure par voie électronique, incitant les syndics à multiplier leur rafale qu’ils facturent entre 40 et 120 € le document.
Le directeur de l’ARC Nationale a expliqué au Député pourquoi il a été l’instrument des professionnels défendant avant tout le business des syndics et non les copropriétés dégradées, même si cela était bien l’objet initial de la loi.
II – Une profession déboussolée
La deuxième démonstration de l’ARC Nationale était de démontrer que la profession était en déperdition notamment du fait du dictat des grands groupes, obligeant les petits et moyens cabinets à trouver des solutions, y compris en faisant usage de méthodes abusives ou illégales pour maintenir leurs profits.
Par ailleurs, a été mise en évidence l’incompétence des syndics et des gestionnaires qui sont tout simplement dépassés par les évènements et surtout par une politique managériale désastreuse des grands patrons qui demandent aux gestionnaires d’assurer la commercialisation de leurs filiales afin d’augmenter les profits du groupe, même si cela doit mettre les copropriétés en difficulté.
Un débat, comme toujours, passionnant dès qu’il est animé par l’ARC Nationale mais qui a le mérite d’être sans langue de bois.
Voici le lien pour visionner l’émission :