ABUS DE LA SEMAINE N° 4337 : SERGIC a « pété un câble » avec son contrat Syndic One

Version imprimableEnvoyer par email
Abus
27/02/2018

ABUS DE LA SEMAINE N° 4337 : SERGIC a « pété un câble » avec son contrat Syndic One

 
Nous sommes souvent sollicités par des conseillers syndicaux habitant dans des petites copropriétés afin de connaître notre analyse sur les syndics dits « en ligne ».
 
Nous restons pour le moins sceptiques puisque le discours de ces syndics consiste à affirmer qu’il est possible de faire une bonne gestion tout en réclamant de faibles honoraires, en s’appuyant sur un copropriétaire référent ( VOIR ABUS 4333 LEBONSYNDINC.COM).
 
Voyons donc ce que prévoit le contrat Syndic One, qui est à peine croyable et qui fait même peur !
 
Afin de comprendre la situation, il est important dans un premier temps de préciser ce qu’est la reprise comptable.

I. Une étape préalable indispensable

À la suite de la nomination d’un syndic, ce dernier doit récupérer auprès du syndic sortant les archives, qui comprennent notamment la comptabilité de la copropriété ainsi que sa trésorerie.
 
Par conséquent le syndic repreneur ne part évidemment pas d’une feuille vide, étant donc tenu de reprendre l’antériorité comptable.
 
C’est sur cette base qu’il continuera la gestion de la copropriété, réglant les fournisseurs impayés ou réclamant auprès des copropriétaires débiteurs les charges dues.
 
À cela s’ajoute l’identification des capitaux tels que les avances constituées, le fonds travaux ou encore le montant des travaux en attente, etc.
 
Un impératif dont le cabinet SERGIC semble pourtant vouloir se dispenser.

II. Une clause illégale et irréaliste

Alors que le contrat type dans son point 7.2.7 prévoit une possibilité pour le syndic de facturer la « reprise de la comptabilité sur exercice antérieur », le contrat  Syndic One de SERGIC a indiqué en toute illégalité une aberration qui est la suivante : « pour les syndics bénévoles, démarrage avec les comptes à zéro ». Vous n’y croyez pas ? A vrai dire, nous non plus. En voici la preuve :
 
 
Autrement dit, ce syndic fait table rase du passé en ne prenant pas en considération les fournisseurs impayés,  les copropriétaires créditeurs ou débiteurs, la trésorerie de la copropriété ou les capitaux constitués. Une stipulation qui n’a vraiment ni queue...  ni tête.
 
En effet :
  • que faire s’il existe des fournisseurs impayés ? Le copropriétaire qui était syndic bénévole doit-il payer sur ses propres deniers les factures ?
  • que faire de la trésorerie disponible ? Le syndic bénévole doit-il la mettre dans sa poche ?
  • que faire des copropriétaires débiteurs ? Leur faire cadeau de leurs impayés de charges ?
Décidément, la situation devient très, très, très grave.
 
C’est simple : il n y a plus de limites à la bêtise.