Nous sommes souvent interrogés par des conseillers syndicaux qui nous présentent deux contrats d’assurance multirisque, avec quasiment les mêmes tarifs ou avec des différences de 10 à 20 %, nous demandant lequel retenir.
Soyons clairs et sans équivoque, le montant de la prime d’assurance n’est en aucun cas un critère de sélection.
Essayons d’expliquer pourquoi, incitant les conseillers syndicaux et les syndics professionnels ou non à creuser l’affaire plus en profondeur.
I – Des contrats disparates
Un contrat d’assurance revêt plusieurs subtilités qui peuvent avoir des conséquences sur le remboursement des sinistres et par conséquent sur la prime d’assurance.
A titre d’exemple, le contrat d’assurance peut prévoir un montant de franchise qui peut aller de 200 € à 5.000 € ou carrément n’en prévoir aucun.
Pour mémoire, la notion de franchise est la somme qui reste à la charge de la copropriété, même en cas de prise en charge du sinistre.
Le deuxième élément, qui a également toute son importance, concerne la limite d’indemnisation.
Là aussi, certains contrats prévoient des montants ridiculement bas, d’autres trop haut et d’autres justes, compte tenu de la configuration de la copropriété.
Mais encore, en fonction des conditions générales et particulières fixées dans le contrat et également de l’intercalaire négociée par le courtier ou la compagnie d’assurance, le contrat peut inclure ou exclure certains sinistres avec des montants d’indemnisation plus ou moins importants.
Ainsi, ne prendre en référence que le montant de la cotisation ressemble à comparer deux voitures à 5.000 € sans connaître la marque, le nombre de kilomètres, l’année de construction, le nombre de mains…
II – Comment analyser son contrat ?
L’analyse d’un contrat d’assurance n’est pas simple.
En effet, comme indiqué au chapitre précédent, plusieurs données sont à prendre en considération.
C’est pour cela que l’ARC Nationale propose à ses adhérents des permanences assurées par une experte en assurance afin d’étudier notamment les offres de contrat.
Ceci étant dit, la copropriété devra absolument se séparer des contrats d’assurance qui ont été souscrits auprès d’un courtier en assurance qui s’avère être une filiale du syndic.
En effet, même si dans un premier temps il présentera des contrats dits intéressants, à la longue il plantera les statistiques sinistres de la copropriété pour ensuite la rendre captive et ainsi augmenter à son bon vouloir, sachant qu’aucune autre compagnie ne voudra proposer une offre.