Décidemment, avec les chambres professionnelles la seule défense aux abus publiés par l’ARC est le syndic-bashing.
Autrement dit, la réponse aux articles dénonçant les illégalités commises par certains syndics professionnels depuis 30 ans, et ce, deux fois par semaine, est que l’ARC a pour vocation de dénigrer systématique du syndic.
Circulez, il n’y a rien à discuter, tout va bien dans le meilleur des mondes des syndics bisounours.
A ce titre, voyons la dernière intervention de la FNAIM, suite à un article publié sur notre site internet, repris sur le réseau social Linkedin.
I – Halte au syndic-bashing
Après avoir pris connaissance de la nouvelle plateforme développée par la FNAIM, qui note en étoiles les cabinets de syndics, nous avons dénoncé le système en mettant en cause les possibilités de « piper » les notations et surtout sur le fait qu’il n’était pas possible de lire les avis.
En effet, lorsque l’on clique sur un des avis, on tombe sur la page de présentation web de la société qui a développé ce système (voir article : (voir article : Le nouveau placébo des syndics : « les notations du public »).
A la suite de cette alerte, la FNAIM a souhaité réagir en publiant un post que nous reprenons à travers cet article.
Sans plus tarder, le voici :
Et nous revoilà avec le même refrain : Halte au syndic bashing !
L’ARC alerte les copropriétaires et conseillers syndicaux sur les risques que présente cette plateforme et la réponse de la FNAIM est « Halte au syndic bashing ! »
Quand la répression des fraudes indique avoir constaté plusieurs anomalies dans les contrats-type de syndic, il s’agit, sûrement là aussi de syndic bashing.
Lorsque les copropriétaires se plaignent du montant des frais de recouvrement avec des lettres de relance qui coûtent plus de 50 €, c’est également du syndic bashing.
Bref, la profession à ne pas dénoncer, car exempte de reproches, est certainement le métier de syndic.
Soyons clairs, ceux qui craignent les critiques sont ceux qui n’ont pas bonne conscience.
II – Bashing syndic voyou
Répétons-le encore une fois : nous ne sommes pas contre les syndics mais contre les syndics voyous qui salissent la profession et qui utilisent les copropriétés comme des porte-monnaie qu’ils jettent dès qu’ils sont vides.
Ainsi, si la FNAIM veut réellement éviter le bashing-syndic, qu’il fasse le ménage parmi ses syndics professionnels adhérents.
Actuellement, la FNAIM se cache derrière l’absence de commissions de contrôle pour indiquer qu’elle ne peut pas réagir.
Argutie car, en effet, il suffirait simplement à chacune des chambres professionnelles de créer une commission d’éthique où toute bavure commise par un syndic ferait l’objet d’une sanction, allant d’un simple rappel à l’ordre à l’exclusion définitive de la chambre professionnelle, accompagné d’une dénonciation auprès de la répression des fraudes.
Mais voilà, les chambres professionnelles sont souvent en conflit d’intérêts.
En effet, comment sanctionner, ou pire, exclure un syndic qui paie une cotisation auprès de la chambre, qui est le plus fréquemment calculée sur la base du chiffre d’affaires ?
A titre d’exemple, la FNAIM peut-elle réellement exclure CITYA, pourtant bien connue des services de l’ARC pour ses abus ?
Voilà pourquoi une institution comme l’ARC est le seul et unique contre-pouvoir des syndics dits-professionnels.