Décidemment, les professionnels sont prêts à tout pour nous faire croire que tout va bien dans le meilleur des mondes où ils seraient les rois.
Bien souvent, derrière ce délire se cache une réalité moins reluisante.
La situation devient vraiment inquiétante quand les professionnels entrent dans un genre de mythomanie où tout le monde sait qu’ils inventent une réalité pour se présenter comme les leaders de l’immobilier.
A ce titre, nous ne résistons pas à présenter le dernier communiqué que l’on a pu lire sur la société MATERA.
Attention, interdiction de rire !
I – Quatrième acteur derrière FONCIA
Le directeur de la société MATERA a été dernièrement interviewé suite à une nouvelle levée de fonds de 10 millions d’euros.
A ce titre, nous ne résistons pas à reprendre ce qu’a affirmé le directeur général de MATERA, Raphaël DI MEGLIO, à un journaliste :
Ainsi, en quelques années, la société MATERA serait devenue le quatrième acteur du marché derrière FONCIA, CITYA et NEXITY.
Mais voilà, il y a comme une petite anomalie car l’un des non cités n’a pas sa place dans ce palmarès.
Il s’agit bien évidemment de MATERA !
Et pour cause, alors que FONCIA, CITYA et NEXITY sont détenteurs d’une carte professionnelle, MATERA est, quant à elle, une startup qui propose des services d’assistanat aux syndics non professionnels.
Ainsi, MATERA essaye de se placer sur le même podium que les syndics alors qu’elle ne joue pas dans la même cour.
Imaginez qu’un charcutier se candidate au concours du meilleur pâtissier.
Mais plus comique, dans ce cas, l’ARC serait le deuxième acteur de la copropriété avec ses 18.000 copropriétés adhérentes. Une aberration qui nous effrayerait si on devait se placer dans le même secteur que celui des syndics.
II – Une comparaison qui doit nous inquiéter
La question est de comprendre pourquoi MATERA joue avec les amalgames.
La réponse, selon nous, est claire : créer justement la confusion pour faire croire aux lecteurs que la société MATERA est un concurrent aux offres proposées par les grands groupes tels que FONCIA ou NEXITY.
Il s’agit donc de leurrer les copropriétaires mais aussi peut-être les investisseurs.
Et pour cause, comme le précise l’article en question, la startup n’est pas rentable.
Ainsi, malgré ses 7.000 copropriétés clientes annoncées, MATERA n’est pas encore rentable.
Les 10 millions de levées de fonds doivent justement permettre à cette startup de trouver un nouveau business autour de la gestion de la copropriété ou bien en allant chercher d’autres moyens de financement.
Que nous prépare MATERA ? Nous le saurons bientôt, en tout cas sa communication confirme sa volonté de brouiller les pistes.