Voilà encore un sujet stratégique et sensible ; il s’agit de la continuation du conseil syndical avec une passation progressive de flambeau entre générations.
Or, on le constate, il est difficile d’attirer les jeunes aux fonctions de conseiller syndical.
Et pour cause, il s’agit d’une mission lourde et, il faut le reconnaître, pas très bien payée puisqu’elle doit impérativement se faire de manière bénévole.
Malgré tout, essayons de présenter des arguments pour stimuler les jeunes à la fonction de conseiller syndical.
I – Un rempart à l’inflation des charges
Une copropriété bien gérée entraîne de multiples conséquences vertueuses et, en premier lieu, un cadre de vie agréable avec des parties communes et des équipements entretenus, ce qui mobilise les copropriétaires à s’investir dans leur copropriété et valoriser leur bien.
Néanmoins, l’entretien courant de la copropriété nécessite d’engager des frais ce qui, actuellement, peut poser des difficultés au vu de l’inflation des prix et des énergies.
Cette difficulté est d’autant plus grande pour les primo-accédants et les jeunes qui, bien souvent, se sont endettés pour acquérir leur bien, ne pouvant pas dépasser leur budget avec des charges de copropriété qui explosent.
Pour éviter cela, les jeunes doivent s’investir dans le conseil syndical avec comme objectif de maitriser les charges, qui passe par deux volets :
- Le premier : supprimer des dépenses inutiles,
- Le second : réduire les coûts des dépenses nécessaires sans rogner sur la qualité.
Ainsi, le premier argument pour inciter les jeunes à s’engager dans le conseil syndical, est bien la maitrise des charges.
Par ailleurs, il est toujours intéressant, pour une copropriété, d’avoir des copropriétaires surtout s’ils sont jeunes qui s’intéressent et suivent les travaux, aussi bien d’entretien que de rénovation, qu’il faudra réaliser.
En effet, au-delà de la plus-value que cela peut entraîner, ils comprendront les aspects techniques que doit affronter la copropriété et les différentes modalités de financement qu’il faudra engager.
Un autre argument qu’il faudra avancer auprès des copropriétaires jeunes.
II – Un recrutement progressif
Chaque copropriété connaît le bon nombre de conseillers syndicaux dont il faut disposer.
A partir de cette donnée, il faudra prévoir combien de copropriétaires jeunes il conviendra d’intégrer au sein du conseil syndical.
Dans un premier temps, il peut se cantonner à une tâche précise, comme par exemple le suivi des dépenses ou bien des missions définies en fonction de ses compétences professionnelles.
- s’il est comptable, il pourra prendre en charge le contrôle des comptes,
- s’il est juriste, il pourra se charger d’analyser les contrats d’entretien
- s’il est commercial il pourra se charger de la renégociation des contrats,
- s’il est technicien, s’occuper du suivi des travaux.
- s’il est en recherche d’emploi, il pourra suivre les prestations des prestataires.
Bref, la copropriété est un carrefour de compétences, permettant à chacun de trouver la mission qui lui convient en fonction des besoins et des enjeux que doit affronter la copropriété.
N’oubliez pas, l’ARC est là pour vous aider quel que soit votre âge.