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Le nouvel enjeu économique des frais liés à l’affranchissement de courrier recommandé papier et électronique

A chaque évolution législative liée à la copropriété, découlent des nouvelles pratiques des syndics qui nécessitent de vérifier leur licité ou si elles sont conformes aux intérêts du syndicat des copropriétaires.

A ce titre, depuis la modification de l’article 42-1 de la loi du 10 juillet 1965 qui permet au syndic de notifier par voie électronique sans autorisation préalable de l’assemblée générale, un nouveau marché s’est ouvert nécessitant de contrôler avec plus d’assiduité la société retenue par le syndic et les factures produites.

Voyons comment une facture liée aux envois des courriers électroniques et papier peut devenir rapidement source d’abus nécessitant des réponses claires du syndic.

Mais avant cela, rappelons le contexte légal en matière de frais d’affranchissement.

I- Une refacturation exclusivement de frais engagés

Le point 7.1 du contrat-type permet au syndic de réclamer au syndicat des copropriétaires uniquement les frais d’acheminement qu’il a avancés au profit de la copropriété.

Par conséquent, dans la mesure où le syndic a notifié des courriers en recommandé ou envoyé des lettres simples, il peut refacturer les frais à la copropriété ou les imputer directement sur le compte du copropriétaire concerné.

Depuis la possibilité de procéder à des avis électroniques, les syndics ont affirmé que cela coûterait moins cher que le courrier recommandé papier.

En effet, il s’agit d’un envoi mail sécurisé qui est proposé sur le marché à des coûts attractifs.

A titre d’exemple, le courrier recommandé électronique (AR24) est proposé par la Poste à un coût de 3,99 euros TTC alors que le recommandé papier coûte au minimum 6,11 TTC.

Le tarif d’un recommandé électronique peut drastiquement baisser si le syndic envoie en masse des courriers, ce qui est souvent le cas lorsqu’il est nécessaire de convoquer une assemblée générale.

Après ce rappel du contexte légal et pratique, voyons ce que les syndics ont négocié auprès de sociétés spécialisées à travers les différentes factures qui nous ont été remontées.

II – Des factures en poupée russe

Avant d’exposer nos commentaires, voici une première facture émanant d’une société spécialisée dans les envois de courriers électroniques :

 

Le nouvel enjeu économique des frais liés à l’affranchissement de courrier recommandé papier et électronique

Que constatons-nous ?

Alors que la Poste propose un prix de départ de l’avis électronique à 3,99 euros TTC, la société propose quant à elle un coût de 4,32 euros TTC (3,60 euros HT) soit une différence de 8,27 %.

A cela, il faut rajouter des frais d’acheminement qui sont facturés à deux reprises pour un coût unitaire de 0,72 euro.

Ce nouveau marché de routage papier et électronique doit inciter le conseil syndical à une plus grande vigilance sur le contenu des factures en n’hésitant pas à demander au syndic de réaliser une mise en concurrence afin de retenir la société la plus concurrentielle et qui pratique des coûts transparents.

Actions et Actus
Actu

Abus 5202 : FONCIA : des modalités de règlement des appels de fonds qui deviennent un enjeu commercial

En toute logique, il appartient au syndic de proposer aux copropriétaires des modalités de règlement des appels de fonds les plus larges possibles permettant à ces derniers de pouvoir opter pour la solution qui leur semble la plus adaptée.

Néanmoins, FONCIA a défini une autre stratégie en concentrant l’ensemble des possibilités des règlements uniquement depuis sa plateforme internet.

Comme on va le constater, derrière cette « innovation technologique », se cache une stratégie redoutable dans laquelle les copropriétaires sont embarqués sans pouvoir s’y opposer.

Avant d’aller plus loin, voici un mail envoyé par FONCIA à un copropriétaire :

FONCIA : des modalités de règlement des appels de fonds qui deviennent un enjeu commercial

 

Voyons les différentes difficultés que présentent ces nouvelles consignes de règlement imposées par FONCIA.

I.  Un passage obligatoire par la plateforme de FONCIA

La mécanique mise en place par FONCIA est redoutable car elle consiste à informer les copropriétaires que dans un premier temps le compte bancaire initial de la copropriété a été clôturé et dans un deuxième temps, que la seule solution qui leur est ouverte pour procéder au règlement des appels de fonds est de passer par sa plateforme MyFoncia.

Dans tous les cas, le copropriétaire ne peut opter que pour deux solutions proposées sur cette plateforme qui sont :

  • soit le prélèvement automatique ou à la demande
  • soit le virement

Ainsi, ce syndic interdit le règlement par chèque mais plus encore interdit aux copropriétaires de procéder à un virement depuis leur propre compte bancaire au profit du compte du syndicat des copropriétaires.

Le copropriétaire est donc contraint de se connecter à la plateforme internet MyFoncia nécessitant de disposer d’un ordinateur et d’une connexion internet.

Or, rien n’oblige un copropriétaire à disposer d’une infrastructure bureautique et encore moins de procéder au règlement de ses appels de fonds uniquement depuis une plateforme conçue par FONCIA pour FONCIA.

II. Une récupération subtile des adresses mails des copropriétaires

Au-delà d’imposer son système de paiement, le groupe FONCIA récupère subtilement les adresses mails des copropriétaires qui sont devenues stratégiques.

En effet, depuis la modification de l’article 42-1 de la loi du 10 juillet 1965, le syndic peut notifier tout document au copropriétaire de manière électronique sans obtenir au préalable son consentement.

Néanmoins, cela nécessite de disposer des adresses mails qui sont sournoisement récupérées par FONCIA à travers ce procédé.

Mais plus grave encore, lorsque l’on prend connaissance des conditions d’utilisation de ces adresses mails, il est indiqué qu’elles peuvent être utilisées pour procéder à « un traitement automatisé à des fins de prospection commerciale, pour une durée maximale de trois ans ».

Ainsi, FONCIA peut utiliser les adresses mails des copropriétaires non pas uniquement pour des informations liées à la gestion de la copropriété mais également pour toute prospection à usage commercial.

Or, nous avons déjà publié des abus qui dénoncent la multiplicité des offres commerciales proposées par FONCIA qui passent de produits assurantiels aux abonnements téléphoniques en passant par du mobilier d’intérieur.

Cerise sur le gâteau, cette autorisation est donnée pour une durée maximale de trois ans impliquant que même si entre temps FONCIA n’est plus syndic de la copropriété, il pourra poursuivre l’envoi de ces offres commerciales.

Devant la gravité de la situation, nous allons une nouvelle fois saisir la CNIL pour dénoncer la mécanique commerciale mise en place par le groupe FONCIA.

Abus
Action

Participer au deuxième Forum de la copropriété organisé par l’ARC Nationale le 15 avril 2026

ENTREE LIBRE – FORMEZ VOUS ET ECHANGEZ SUR LA COPROPRIETE !

Après le succès remarquable de la première édition, qui a rassemblé plus de 1 000 participants adhérents ou non adhérents, l’ARC Nationale organise la deuxième édition de son Forum de la copropriété le 15 avril 2026 à Paris.

Cet événement est devenu un rendez-vous incontournable pour les conseillers syndicaux, copropriétaires, syndics non professionnels ou professionnels.
Dans un contexte où les copropriétés font face à des enjeux juridiques, financiers et techniques complexes, se former et échanger devient indispensable.

Durant toute une journée, les participants pourront approfondir leurs connaissances, poser leurs questions aux experts de l’ARC Nationale et participer à un grand débat sur les réformes à défendre.

Voyons plus en détail le programme de la journée.

I - Un temps de formation

Dès 9 h, les participants – adhérents ou non – pourront assister à des sessions de formation pratiques animées exclusivement par les experts salariés de l’ARC Nationale, garantissant ainsi un contenu directement opérationnel.

Pour répondre aux besoins de chacun, quatre salles thématiques seront proposées :

  • Juridique
  • Technique
  • Comptabilité et finances
  • Syndics non professionnels

Chaque formation dure 1 heure, comprenant :

  • 45 minutes de présentation,
  • 15 minutes de questions-réponses avec les participants.

Un intervalle de 15 minutes entre chaque session permettra à chacun de changer de salle et de suivre les thèmes qui l’intéressent.

Les formations seront accompagnées de supports visuels projetés.

Les adhérents de l’ARC Nationale pourront également télécharger les supports en amont pour les consulter sur tablette ou smartphone.

Voici les thèmes des formations dispensées dans chacune des quatre salles :

II - Le temps du Forum

À partir de 16 h 30, tous les participants se réuniront pour le Forum de la copropriété.

L’objectif : échanger collectivement sur les grandes évolutions à défendre pour améliorer la gestion des copropriétés.

Après une présentation du contexte juridique et politique par les représentants de l’ARC Nationale, les participants pourront débattre puis voter sur plusieurs propositions concrètes.

Le vote se fera :

Les conclusions de ces échanges seront réunies dans un Livre Blanc de la copropriété, remis ensuite au Ministère du Logement et à la Chancellerie.

Voici les thèmes et résolutions proposés :

III – Comment participer aux formations et au Forum

Les formations et le Forum sont entièrement gratuits et ouverts à tous.

Lieu de l’événement : Espace Charenton 327 rue de Charenton 75012 Paris

Accueil des visiteurs à partir de 8 heures 30

Nous vous attendons nombreux le 15 avril 2026 !

Pensez à relayer l’information autour de vous et à la diffuser au sein de votre copropriété.

Retrouvez également l’ensemble des informations sur la plateforme dédiée :
www.forumdelacopropriete.fr

Actions et Actus
Action

Le syndic peut-il refuser que le contrôle des comptes des copropriétaires ou du conseil syndical se fasse dans ses locaux ?

Avant la tenue de l’assemblée générale, le conseil syndical procédait toujours au contrôle des comptes dans les bureaux du syndic, ce qui permettait d’échanger de façon fluide avec notre gestionnaire et notre comptable. Cette année le syndic a rejeté notre demande de venir dans ses locaux, en prétextant qu’il allait nous envoyer par courriel l’ensemble des documents dont nous aurions besoin.

Pouvez-vous nous éclairer sur la légalité de cette pratique ?

Préalablement à la tenue de l’assemblée générale amenée à approuver les comptes et conformément à l’article 9-1 du décret du 17 mars 1967, le syndic doit tenir à la disposition de chaque copropriétaire les « pièces justificatives de charges » ; ce qui renvoie aux pièces visées par l’article 18-1 de la loi du 10 juillet 1965, à savoir notamment : les factures, les contrats de fourniture et d'exploitation en cours et leurs avenants, la quantité consommée et le prix unitaire ou forfaitaire de chacune des catégories de charges, ainsi que, le cas échéant, une note d'information sur les modalités de calcul des charges de chauffage, de refroidissement et de production d'eau chaude sanitaire collectifs.

Ces pièces, article 9-1 précité, doivent être mises à la disposition des copropriétaires, en original ou en copie, classées par catégories, pendant une durée qui ne peut être inférieure à un jour ouvré et qui dans tous les cas, doit être appropriée à la dimension de la copropriété.

Dans ce cadre, il est également prévu que le syndic fixe le lieu de la consultation des pièces justificatives des charges, soit à son siège, soit au lieu où il assure habituellement l’accueil des copropriétaires, ainsi que le ou les jours et les heures auxquels elle s’effectue, qui doivent être indiqués dans la convocation à l’assemblée générale.

La nouvelle pratique de votre syndic est donc tout à fait contestable.

Nous vous invitons, par conséquent, à lui rappeler fermement les dispositions de l'article 9-1 du décret du 17 mars 1967, l'objectif de cet article est de faciliter les modalités du contrôle des comptes ainsi que les échanges avec le gestionnaire ou le comptable... 

Il faut rappeler que d'après l'article 9, la convocation à l'AG doit elle-même contenir "le lieu, le ou les jours et les heures de consultation des pièces justificatives des charges."

Faute d'une telle indication, la nullité de la résolution d'approbation des comptes pourrait être sollicitée par tout copropriétaire opposant ou défaillant... 

Réponse de l'expert
Action

La relance du cabinet AVENTIN fait des triples saltos arrière

Il y a vraiment de quoi se demander si les honoraires définis par les syndics dans leurs contrats sont mûrement réfléchis ou bien s’ils regardent les chiffres de leur montre pour les fixer.

Pour comprendre notre pensée, voyons combien le cabinet AVENTIN facture la lettre de relance après mise en demeure.

Nous atteignons un nouveau record qui risque de rassurer certains syndics qui pratiquent des tarifs moins élevés mais tout aussi prohibitifs.

Mais avant cela, ouvrons les chakras de certains professionnels en matière de frais de recouvrement.

 I – Des frais sans honoraires

L’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965 permet au syndic professionnel d’imputer des honoraires directement sur le compte du copropriétaire.

Il s’agit principalement des frais et honoraires liés à l’établissement de l’état daté et des frais en matière de recouvrement des charges.

On retrouve principalement les lettres de relance ou les courriers de mise en demeure.

Il est important de préciser que si l’état daté peut être facturé par le syndic, son coût est plafonné par le décret du 21 février 2020 à 380 euros.

En revanche, en matière de courrier de relance ou de mise en demeure, le syndic ne peut facturer que les frais.

Cette notion est importante car en définitive, le syndic ne peut pas imputer au copropriétaire débiteur des honoraires sur les actes liés au recouvrement.

Cela est logique car le syndic perçoit déjà des honoraires pour assurer la gestion courante telle que le recouvrement des charges ne pouvant pas réclamer une rémunération complémentaire déjà comprise dans le forfait de base.

À défaut, cela impliquerait une double facturation pour une même prestation.

Après ce rappel, voyons à combien le cabinet AVENTIN estime son courrier de relance après mise en demeure.

II – Des tarifs injustifiables

Avant de présenter les frais facturés par le cabinet AVENTIN en matière de relance après mise en demeure, rappelons qu’il s’agit d’un courrier qui rappelle le montant à payer et qui est envoyé généralement par courrier simple voir en recommandé.

Ce document se génère automatiquement depuis le logiciel métier des syndics, ne nécessitant pas un investissement de temps très important.

Malgré cela, mettons fin au suspense, en présentant la facture du cabinet AVENTIN relative à ce sujet :

IM

Eh oui, 180 euros facturés à un copropriétaire débiteur pour procéder à une lettre de relance après mise en demeure !

Pour les nostalgiques des francs, cela représente plus de 1 000 francs soit 2 « Pascal ».

Pour les plus jeunes, cela est plus cher que « le panier moyen de la ménagère » qui est fixé à 135,21 euros.

Voilà pourquoi il est impératif de plafonner également le tarif des courriers de relance et de mise en demeure.

À bon entendeur, je vous salue.

Abus
Action

Vers une émancipation des cabinets de syndic «indépendants »?

Dans le secteur de la copropriété, nous constatons un phénomène très intéressant qui est l’émancipation des cabinets indépendants, qui veulent se dissocier du milieu des grands groupes de syndics.

Cette tendance a commencé avec les néo-syndics mais très vite, ils se sont vus rattrapés par la patrouille étant contraints soit de jeter l’éponge soit d’adopter les mêmes pratiques que les grands groupes, qui s’avèrent souvent abusives.

Néanmoins, on retrouve une nouvelle dynamique avec des cabinets de syndic qui utilise la même approche que celle des néo-syndics à leur début, qui consiste à provoquer à travers des affiches et slogans publicitaires que tout le monde comprend.

Essayons d’expliquer le problème de fond et pourquoi la situation doit évoluer.

I- Un code de déontologie pervers

Le décret du 28 août 2015 a mis en place un code de déontologie des syndics qui prévoit dans son article 10 une obligation de confraternité.

Cela impose de s’abstenir de toute parole ou action blessante ou malveillante, de toute démarche ou manœuvres susceptibles de nuire à leur confrère, les dénigrer ou les décrédibiliser.

Ainsi, les syndics professionnels sont tenus à une réserve même s’ils constatent que leurs confrères agissent en contravention avec le même code de déontologie, la loi du 10 juillet 1965 ou encore le contrat-type.

Cette politique de l’autruche provoque d’une part une complicité de faits entre professionnels et d’autres part n’incite pas les syndics à s’améliorer.

Voilà pourquoi il n’y a que l’ARC Nationale qui est en mesure de dénoncer les abus et plus généralement la gravité de la situation.

II – Les syndics indépendants qui bravent la confraternité

Nous avons relevé une publicité d’un syndic, assez provocante, qui va jusqu’à affirmer « Marre des syndics » avec une image de déchets.

Bien entendu, ce type de publicité a son double effet qui est d’une part d’attirer le regard des copropriétaires qui comprennent la substance du message et d’autre part qui fait grincer les dents des professionnels.

Et pour cause, le pacte de non-agression est brisé avec un syndic qui essaie de profiter de l’image détestable des professionnels de l’immobilier pour essayer de sortir son épingle du jeu.

Voici le type de publicité que l’on peut retrouver dans les rues :

IM

Alors il y a deux théories : soit le syndic veut réellement dénoncer les pratiques des syndics malhonnêtes pour pouvoir faire du bon boulot soit il souhaite jouer la carte de la provocation pour récupérer de la clientèle pour ensuite reproduire les mêmes pratiques de ses confrères qu’il a critiqué.

Quoi qu’il en soit, nous espérons réellement qu’une nouvelle génération de syndics indépendants comprennent que, face à des copropriétaires et conseillers syndicaux de plus en plus insatisfaits de leur syndic, un marché de cabinets experts avec des honoraires justes serait pertinent d’être proposé.

C’est à présent à vous de jouer.

Actions et Actus
Actu

La carte professionnelle du syndic professionnel est-elle un bouclier suffisant ?

La gestion des fonds des copropriétés repose sur une relation de confiance entre le syndicat des copropriétaires et le syndic professionnel.

Pour encadrer cette profession, la loi impose au syndic de détenir une carte professionnelle "Gestion immobilière", délivrée par la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI). La délivrance de cette carte est un gage de compétence théorique, même si le terrain nous rappelle que la vigilance est de mise.

Voyons de plus près la protection de cette carte et sa vulnérabilité face aux fraudes financières.

I. La carte professionnelle : un filtre indispensable mais pas infaillible

La carte professionnelle est le premier garde-fou. Elle garantit que le syndic répond à des critères stricts lui permettant d'exercer :

 - Aptitude professionnelle : justifier d'un diplôme ou d'une expérience solide.

 - Garantie financière : une assurance dédiée au remboursement des fonds en cas de faillite ou de fraude.

 - Assurance RCP : une couverture contre les erreurs de gestion (Responsabilité Civile Professionnelle).

 - Moralité : l'absence de condamnations pénales incompatibles avec la profession.

Le constat est simple : la délivrance de la carte permet d’exercer sans pour autant être une garantie du sérieux du professionnel au quotidien.

Autrement dit, un syndic professionnel peut être en conformité avec les exigences administratives tout en adoptant des pratiques opaques voire illégales et contraires aux intérêts des syndicats des copropriétaires qu’il représente et est censé défendre.

Cela concerne principalement l’imputation de factures abusives, voire illégales, imputées sur les charges de la copropriété ou directement sur le compte des copropriétaires.

II. Pourquoi le risque de "siphonnage" des comptes bancaires persiste-t-il ?

Malgré l'obligation d'un compte bancaire séparé au nom du syndicat des copropriétaires, certains mécanismes permettent encore des dérives :

 - L'illusion de la garantie financière :  en effet malgré son existence, la garantie financière  peut s'avérer insuffisante notamment lorsque le cabinet de syndic gère de nombreux immeubles. Dans ce cas, cela représente souvent un montant de fonds détenu important, qui peut s’avérer supérieur au montant de garantie.

Par ailleurs, la garantie financière n’intervient qu'une fois que le préjudice a été constaté.

 - L'opacité des flux financiers : certains syndics utilisent des "comptes techniques" ou multiplient les virements internes, rendant la lecture des comptes illisible pour un œil non averti.

 - Le manque de contrôle continu : la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) ne réalise pas d'audits inopinés. Sans une surveillance active du conseil syndical, des dérives peuvent être constatées, et se réitérer d’une année sur l’autre.

Ainsi, si la carte professionnelle constitue un socle de confiance, elle ne saurait se substituer à la vigilance active du conseil syndical.

L’ARC Nationale vous conseille d’adopter des réflexes simples :

  •   Vérifier chaque année que la carte et l'attestation de garantie financière sont à jour
  •   Contrôler régulièrement les factures et les relevés bancaires
  •  Exiger un accès direct en lecture simple des comptes bancaires de la copropriété pour suivre l'état des finances en temps réel.
Dossier conseils
Action
Conseil

Suis-je tenu de remettre une adresse mail à mon syndic ?

Voici une source d’abus qui va vraisemblablement prendre de la vitesse au cours des prochains mois et qui va sans aucun doute créer du contentieux.

Il s’agit de la gestion et de l’utilisation des adresses mails des copropriétaires.

Faisons un point sur la situation et les droits de chacun des copropriétaires en la matière.

I- Un droit discrétionnaire

En catimini, le décret du 22 décembre 2025 a modifié l’article 35-2 du décret du 17 mars 1967.

Celui-ci a rendu de droit, la possibilité au syndic d’envoyer les avis d’appels de fonds par envoi électronique sans obtenir le consentement préalable du copropriétaire.

Néanmoins, cet article prévoit deux garde-fous indispensables :

D’une part, le copropriétaire doit indiquer une adresse mail à l’effet de recevoir les avis d’appels de fonds.

Autrement dit, le syndic ne peut pas utiliser une adresse récupérée de manière fortuite ou sans avoir eu l’assurance qu’il s’agit bien de celle sur laquelle le copropriétaire souhaite être avisé de son avis d’appel de fonds.

D’autre part, le copropriétaire garde la possibilité de conserver la réception des avis d’appels de fonds par voie postale à partir du moment où il ne communique pas une adresse électronique à cet effet.

Par conséquent, le copropriétaire reste libre de conserver la réception des avis d’appels de fonds par voie postale à partir du moment où il ne communique pas d’adresse mail au syndic, interdisant à ce dernier de l’imposer.

Voici la copie intégrale de l’article 35 – 2 du décret du 17 mars 1967 et surtout de son dernier alinéa :

Pour l'exécution du budget prévisionnel, le syndic adresse à chaque copropriétaire, préalablement à la date d'exigibilité déterminée par la loi, un avis indiquant le montant de la provision exigible.

Pour les dépenses non comprises dans le budget prévisionnel, le syndic adresse à chaque copropriétaire, préalablement à la date d'exigibilité déterminée par la décision d'assemblée générale, un avis indiquant le montant de la somme exigible et l'objet de la dépense.

Pour le versement des contributions au remboursement de l'emprunt collectif mentionné au III de l'article 26-4 de la loi du 10 juillet 1965, préalablement à la date d'exigibilité déterminée par l'assemblée générale, le syndic adresse à chaque copropriétaire concerné un avis indiquant le montant de la somme exigible.

Les avis mentionnés aux trois premiers alinéas sont valablement adressés par voie électronique à l'adresse communiquée par le copropriétaire à cet effet, ou par lettre simple à défaut d'une telle communication.

II – Un « effet boule de neige »

À partir du moment où le copropriétaire remet une adresse mail pour recevoir ses avis d’appels de fonds, le syndic pourra utiliser cette même adresse pour envoyer les notifications de manière électronique.

Il s’agit notamment de la convocation d’assemblée générale et des courriers de mise en demeure.

En effet, depuis la nouvelle rédaction de l’article 42-1 de la loi du 10 juillet 1965 modifié par la loi Habitat dégradé du 9 avril 2024, les notifications électroniques sont de droit, ne nécessitant plus d’avoir l’accord préalable du copropriétaire pour utiliser ce moyen.

Or, si l’absence de réception d’un avis d’appels de fonds n’a pas de grave conséquence, le défaut de réception d’une convocation d’assemblée générale ou de mise en demeure peut être lourd.

Et pour cause, le copropriétaire ne pourra pas se rendre à l’assemblée générale, et pire, pourra contester judiciairement sa tenue s’il n’a pas été valablement notifié.

De même, s’il n’a pas réceptionné son courrier électronique de mise en demeure, il ne pourra pas se défendre voire pourra contester la procédure judiciaire engagée au motif qu’il n’a jamais été notifié.

Soyez donc vigilants, surtout face au chantage du syndic, qui consisterait à exiger la communication d’une adresse mail.

Actions et Actus
Actualité juridique

Association syndicale libre

Vous êtes :

  • Président d'une Association de Propriétaires
  • Vos statuts relèvent d'une législation spécifique
  • Ils doivent être en conformité avec le Décret 2006-504 du 3 Mai 2006

Vous avez :

  • Un besoin de certains renseignements sur les Associations Syndicales Libres et vous souhaitez être « orienté ».
  • Vos statuts ou votre cahier des charges à mettre à jour

Vous pouvez :

Souscrire une adhésion «  Association » auprès le l'ARC de votre Région :

Les différentes ARCs sont des associations indépendantes avec leurs propres statuts, dirigeants, services et cotisations. N'importe quel adhérent peut choisir son ARC d'affiliation quel que soit son domicile ou la localisation de sa copropriété. L'UNARC est une association qui regroupe les ARCs pour assurer une coordination entre elles.

 

 

Groupe de copropriétaires

Vous êtes :

  • Un Groupe de Copropriétaires qui n'êtes pas « Membres du Conseil Syndical »

Vous avez :

  • Des problèmes de copropriété qui ne se règlent pas
  • Un Conseil Syndical complaisant, passif ou inexistant
  • Un besoin de certains renseignements sur la copropriété et souhaitez être « orienté »
  • Des questions sur le fonctionnement de votre copropriété

Vous pouvez :

Souscrire une adhésion de «  Groupe de Copropriétaires » auprès le l'ARC de votre Région :

Les différentes ARCs sont des associations indépendantes avec leurs propres statuts, dirigeants, services et cotisations. N'importe quel adhérent peut choisir son ARC d'affiliation quel que soit son domicile ou la localisation de sa copropriété. L'UNARC est une association qui regroupe les ARCs pour assurer une coordination entre elles.