Formations (9179)

Comment rattraper son vote exprimé par correspondance ?

Soyons clairs, le formulaire de vote par correspondance est sans aucun doute un très mauvais dispositif qui n’a non seulement pas permis d’augmenter la participation au vote des résolutions mais qui a en plus permis aux opposants de principe de bloquer les votes stratégiques liés notamment aux travaux.

Pour mémoire, ce dispositif permet aux copropriétaires de se prononcer sur les résolutions avant même la tenue de l’assemblée générale et par conséquent sans avoir entendu les explications du conseil syndical voire du syndic qui sont souvent indispensables pour prendre une décision éclairée.

Ainsi, en théorie, l’assemblée générale pourrait se tenir sans le moindre copropriétaire présent, devenant une chambre d’enregistrement qui consiste à valider les votes exprimés par correspondance sans trop comprendre ce qu’ils engagent.

C’est ainsi que l’on rencontre fréquemment des copropriétaires qui nous informent ne pas avoir compris les enjeux qui se cachaient derrière les résolutions, regrettant leur vote exprimé par correspondance.

C’est dans ce cadre qu’ils interrogent l’ARC Nationale pour savoir comment ils doivent réagir pour modifier leur vote.

 I – Un dispositif prévu par le décret du 17 mars 1967

L’article 17-1 du décret du 17 mars 1967 prévoit un dispositif intéressant et redoutable.

Il précise que le formulaire de vote par correspondance n’est pas pris en considération lorsque le copropriétaire décide en définitive de se rendre à l’assemblée générale ou lorsqu’il remet un pouvoir.

Autrement dit, un copropriétaire qui a envoyé son formulaire de vote et qui souhaite changer d’avis sur une ou plusieurs résolutions peut tout simplement se rendre à l’assemblée générale et voter sur les résolutions y compris de manière opposée à celui exprimé sur le formulaire.

De même, il peut remettre un pouvoir qui aura préséance sur le formulaire de vote par correspondance même s’il a été remis avant l’envoi de ce dernier.

Les pouvoirs publics ont considéré qu’un vote exprimé par l’intermédiaire d’un mandataire présent à l’assemblée générale et qui par conséquent participe au débat, était préférable à un vote exprimé par correspondance avant l’assemblée générale.

II – Un outil dangereux

Le conseil syndical doit se méfier de cette fausse bonne évolution qui est le vote par correspondance.

Ainsi avant même la notification de la convocation d’assemblée générale, il doit sensibiliser les copropriétaires sur les questions et résolutions « pièges » inscrites dans l’ordre du jour afin d’éviter des votes par correspondance hâtifs.

Cela concerne principalement le vote des travaux tous azimuts avec des délégations de pouvoirs données au conseil syndical sans que ce dernier ait donné consentement ou encore le vote d’honoraires complémentaires accordés au syndic qui sont non justifiés ou carrément illégaux.

Pour cela, le conseil syndical doit impérativement participer à l’élaboration de l’ordre du jour permettant ainsi d’aiguiller les copropriétaires sur le sens des votes et doit avoir comme seule boussole l’intérêt de la copropriété.

Il faut se méfier des discours démagogiques surtout lorsqu’ils proviennent du syndic qui n’a souvent comme seule boussole l’augmentation des profits.

Actions et Actus
Actualité juridique

Abus 5210 : Rien ne va plus avec les honoraires de suivi de travaux : le cas ORALIA

Décidément, il n’y a pas une convocation d’assemblée générale où on ne trouve pas une pépite.

Derrière ce terme, se cache soit un « gros » abus soit carrément une illégalité.

La mécanique est toujours la même : présenter une « belle résolution » à priori conforme aux dispositions légales mais qui en regardant d’un peu plus près s’avère complètement déconnectée de la réalité et surtout contraire aux intérêts de la copropriété ou du conseil syndical.

Alors sans plus tarder, voyons étape par étape comment le syndic ORALIA procède pour prélever des honoraires complémentaires tout en limitant ses efforts à travers les différentes questions inscrites dans une convocation d’assemblée générale.

 I – Etape 1 : le vote de principe

Voici la résolution 18 inscrite dans l’ordre du jour d’une convocation d’assemblée générale :

IM

Ainsi, le syndic demande de valider des travaux de maintenance liés à la peinture du bâtiment A pour un montant maximum de 3 000 euros TTC.

Cette résolution est particulièrement intéressante, car non seulement il n’y a pas de choix d’entreprise mais en plus il est précisé que les honoraires et assurances sont répartis entre copropriétaires sans connaître le coût qu’ils représentent.

Voyons la suite.

II – Etape 2 : le conseil syndical travaille

Sans plus tarder, voici la sous-résolution suivante :

IM

Eh oui, il est fini le temps où le syndic cherchait les entreprises, aujourd’hui c’est le conseil syndical qui doit le faire sans être bien évidemment rémunéré. Ce qui permet au syndic de vaquer à d’autres occupations.

Bien sûr, pour sécuriser le dispositif et surtout la responsabilité du syndic, ce dernier précise que le conseil syndical doit « bien travailler » et choisir les entreprises qui doivent répondre aux obligations légales du travail français.

Précisons tout de même que pendant que le conseil syndical travaille bénévolement, le syndic perçoit des honoraires de base auxquels s’ajoutent des honoraires complémentaires qu’il réclame.

Voyons donc la troisième étape.

III – Etape 3 : la demande d’honoraires complémentaires

Qui a dit que « ne rien faire n’avait pas de prix » ?

Voici l’autre sous question présentée :

IM

Eh oui, le syndic réclame malgré tout 4,50 % du montant hors taxe des travaux avec un montant minimum de 250 euros pour sécuriser le dispositif.

Alors pour les matheux, combien représentent 250 euros d’honoraires pour un montant de travaux de 3 000 euros TTC ?...

Eh oui, 8,33 % pour grosso modo assurer un appel de fonds, saisir la facture et la régler.

Et pour ceux qui aiment l’humour d’ORALIA, ce syndic reproduit la même technique plusieurs fois au cours de cette même convocation d’assemblée générale pour des travaux :

  • de serrurerie et de peinture
  • de dallage
  • et de raccordement électrique en vue des installations de bornes électriques.

Allez, c’est reparti pour trois tours !

IMIMIMIMIMIM

 

Abus
Action

Le syndicat des copropriétaires peut-il imposer au syndic l’heure de commencement de l’assemblée générale ?

Au sein de notre conseil syndical, nous aurions voulu, comme il était d’usage jusqu’à présent, fixer l’heure de commencement de notre assemblée générale à 18h, afin de permettre au plus grand nombre de copropriétaires d’être présents. Après des discussions infructueuses avec notre syndic à ce sujet, nous envisageons de voter en assemblée générale cette heure précise afin de contraindre le syndic à la respecter.

Ce dernier nous a rétorqué que cela était impossible et qu’il avait, en toutes circonstances, le dernier mot sur la fixation de cet horaire.

Pourriez-vous nous dire ce qu’il en est réellement ?

Les propos de votre syndic sont quelque peu erronés.

Tout d’abord, il faut souligner qu’en pratique, il est courant que l’heure de début de l’assemblée générale soit fixée par le syndic après concertation avec le conseil syndical, même s’il ne s’agit pas d’une obligation légale.

Il faut rappeler également que cette question fait généralement l’objet d’une négociation entre le syndic et le syndicat des copropriétaires lors de l’élaboration du contrat de syndic.

On peut à cet égard se référer à l’article 7.1.3 du contrat type de syndic fixant les plages horaires de tenue de l’assemblée générale. Même si ces plages horaires peuvent tout à fait ne pas être respectées en pratique, leur dépassement, couplé à un dépassement du nombre d’heures prévu contractuellement pour la durée de l’assemblée générale (ces deux conditions étant cumulatives, tel que l’a établi la DGCCRF), pourra donner lieu à la perception d’honoraires complémentaires au profit du syndic.

Au-delà de ces premières règles, il convient de se reporter à l'article 9 du décret du 17 mars 1967, qui prévoit que "[...] A défaut de stipulation du règlement de copropriété ou de décision de l'assemblée générale, la personne qui convoque l'assemblée fixe le lieu et l'heure de la réunion. [...]" 

Par conséquent, il est tout à fait possible, bien qu’assez rare en pratique, que l'assemblée générale se prononce par un vote sur l’heure de début de l’assemblée générale, qui s'imposera ainsi au syndic. Cela n'est qu'à défaut d’un tel vote, ou d’une clause particulière du règlement de copropriété, que le syndic pourra librement fixer cet horaire, avec ou sans l’accord des membres du conseil syndical. 

 

Réponse de l'expert
Action

Suivez au laser les « produits » de la copropriété

En parallèle des charges, le syndicat des copropriétaires dispose de « produits ».

Souvent le conseil syndical s’attèle à contrôler et suivre les charges tout en occultant de vérifier la bonne comptabilisation des « produits » entraînant de fâcheuses conséquences pour la copropriété.

Entrons davantage dans le détail pour comprendre les enjeux en commençant par définir ce qu’est un « produit ».

 I – Définition des « produits » de la copropriété

Les « produits » sont des sommes d’argent que la copropriété a encaissées ou est en droit de recevoir.

Les principaux « produits » sont liés aux provisions de charges appelées auprès des copropriétaires.

Ainsi, dès que le syndic génère des appels de fonds qui sont exigibles, le syndic doit les enregistrer dans la comptabilité de la copropriété comme un « produit », indépendamment du règlement effectué par le copropriétaire.

Les « produits » doivent figurer dans les comptes « 7 » qu’il ne faut pas confondre avec les encaissements effectifs lesquels sont enregistrés dans les comptes « 5 ».

Cela étant dit, en parallèle des provisions de charges appelées, il peut exister d’autres produits tels que l’enregistrement des loyers dus, par exemple au titre de la location de la loge de gardien, des indemnités d’assurance qui font suite à un sinistre, ou encore des produits financiers rémunérant les sommes placées sur un compte bancaire.

L’ensemble de ces produits vient en compensation des charges déterminant en fin d’exercice le solde d’exploitation.

Si les produits sont supérieurs aux charges, l’exercice est excédentaire, dans le cas contraire, il est déficitaire.

II – Un contrôle des « produits »

Il revient au conseil syndical de suivre au laser les produits de la copropriété.

En effet, il n’est pas rare que les « produits » ne soient pas enregistrés comme tels mais éparpillés dans la comptabilité à travers notamment des comptes d’attente, ce qui ne permet plus de compenser les charges.

Pour savoir si la copropriété dispose de « produits », il suffit tout simplement de suivre « sa vie » sachant pertinemment que dans la mesure où elle a placé des fonds, cela génèrera automatiquement des produits financiers.

De même, si elle loue une loge ou un appartement, cela implique des loyers qu’il faudra alors retrouver dans les comptes de « produits ».

Ensuite, il suffit d’analyser les comptes « 7 », chaque produit doit être mentionné dans l’un de ces comptes, généralement, il s’agit des comptes 714 et suivants.

Si rien ne figure, cela implique qu’ils sont noyés dans la comptabilité vraisemblablement dans des comptes de tiers tels que les comptes d’attente qui, comme leur nom l’indique, sont des sommes en attente d’affectation.

C’est à présent à vous de jouer.

Dossier conseils
Action
Conseil

Association syndicale libre

Vous êtes :

  • Président d'une Association de Propriétaires
  • Vos statuts relèvent d'une législation spécifique
  • Ils doivent être en conformité avec le Décret 2006-504 du 3 Mai 2006

Vous avez :

  • Un besoin de certains renseignements sur les Associations Syndicales Libres et vous souhaitez être « orienté ».
  • Vos statuts ou votre cahier des charges à mettre à jour

Vous pouvez :

Souscrire une adhésion «  Association » auprès le l'ARC de votre Région :

Les différentes ARCs sont des associations indépendantes avec leurs propres statuts, dirigeants, services et cotisations. N'importe quel adhérent peut choisir son ARC d'affiliation quel que soit son domicile ou la localisation de sa copropriété. L'UNARC est une association qui regroupe les ARCs pour assurer une coordination entre elles.

 

 

Groupe de copropriétaires

Vous êtes :

  • Un Groupe de Copropriétaires qui n'êtes pas « Membres du Conseil Syndical »

Vous avez :

  • Des problèmes de copropriété qui ne se règlent pas
  • Un Conseil Syndical complaisant, passif ou inexistant
  • Un besoin de certains renseignements sur la copropriété et souhaitez être « orienté »
  • Des questions sur le fonctionnement de votre copropriété

Vous pouvez :

Souscrire une adhésion de «  Groupe de Copropriétaires » auprès le l'ARC de votre Région :

Les différentes ARCs sont des associations indépendantes avec leurs propres statuts, dirigeants, services et cotisations. N'importe quel adhérent peut choisir son ARC d'affiliation quel que soit son domicile ou la localisation de sa copropriété. L'UNARC est une association qui regroupe les ARCs pour assurer une coordination entre elles.

Copropriétaire Individuel

Vous êtes :

  • Copropriétaire

Vous avez :

  • Un besoin de certains renseignements sur la copropriété et souhaitez être « orienté »
  • Des problèmes personnels de copropriété qui ne se règlent pas
  • Des questions sur le fonctionnement de votre copropriété.

Vous êtes :

  • Bailleur   

Vous avez :

  • Un besoin de renseignement par des expert juridiques, afin d’apporter des réponses précises et pratiques concernant les baux d'habitation.

Vous pouvez :

Souscrire une adhésion auprès de l'ARC de votre Région

Les différentes ARCs sont des associations indépendantes avec leurs propres statuts, dirigeants, services et cotisations. N'importe quel adhérent peut choisir son ARC d'affiliation quel que soit son domicile ou la localisation de sa copropriété. L'UNARC est une association qui regroupe les ARCs pour assurer une coordination entre elles.

                                               Adhésion en ligne: Copropriétaire Bailleur

Organisme - Collectivité

Vous êtes :

  • Un Organisme ou une Collectivité dont la gestion est en rapport avec les Copropriétés et/ou les ASL

Vous avez :

  • Besoin de certains renseignements sur la législation, la gestion des Copropriétés, des Associations Syndicales Libres
  • Besoin d'être orienté, informé et documenté

Vous pouvez :

Souscrire une adhésion «  Organisme - Collectivité » auprès le l'ARC de votre Région :

Les différentes ARCs sont des associations indépendantes avec leurs propres statuts, dirigeants, services et cotisations. N'importe quel adhérent peut choisir son ARC d'affiliation quel que soit son domicile ou la localisation de sa copropriété. L'UNARC est une association qui regroupe les ARCs pour assurer une coordination entre elles.