ABUS 3766 Comment la loi ALUR va rapporter des millions supplémentaires à Philippe BRIAND, PDG de CITYA
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La loi ALUR
Quand il rencontre ses collègues syndics professionnels, Philippe BRIAND doit faire comme eux : dire le plus grand mal de la loi ALUR ; appeler de ses vœux outragés au détricotage de cette loi assassine.
Mais lui va encore plus loin que ses collègues dans l’utilisation lucrative de cette loi. Voyons comment.
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La loi ALUR et les assurances
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Premier épisode : Philippe BRIAND, a voté en mars 2014 comme député une disposition dans la loi ALUR qui oblige les copropriétaires non occupants (à 90 % des bailleurs) comme les copropriétaires occupants à prendre une assurance de responsabilité civile pour leur lot.
Pour mieux comprendre ce qui suit, notez qu’on appelle l’assurance des propriétaires qui n’occupent pas leur logement « assurance P.N.O. » (Propriétaire Non Occupant).
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Philippe BRIAND mélange les genres
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Deuxième épisode : Philippe BRIAND – PDG de CITYA – a ensuite demandé à tous ses cabinets d’utiliser leur fichier pour adresser à TOUS les copropriétaires aux frais des copropriétés (on verra comment) une publicité tapageuse de deux pages concernant la « négociation » par CITYA de l’assurance P.N.O. « nouvellement obligatoire selon la loi ALUR ».
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« Négociation mon œil » comme aurait dit Zazie (la Zazie de Zazie dans le métro qui aurait été un brin moins correct…), car – nous apprend la publicité -l’heureux bénéficiaire de la soi-disant négociation n’est autre que la société Saint-Pierre Assurance, société unipersonnelle qui est la propriété de notre cher calomnié (selon lui), Philippe BRIAND, mais oui.
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Seul tout petit problème, c’est que la belle publicité adressé par CITYA omet fort opportunément d’indiquer que le propriétaire de Saint-Pierre Assurance n’est autre que Philippe BRIAND, PDG de CITYA.
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Mais pour les responsables de CITYA comme notre député « calomnié », cela n’a visiblement aucune importante.
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Comme n’a pas d’importance le fait que les cabinets CITYA demandent à leurs clients de leur renvoyer leur coupon ET leur chèque à l’ordre de CITYA… (inouï). C’est plus rapide (vous ne nous croyez pas : lisez le fac simulée de cette incroyable publicité).
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Cerise sur le gâteau
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La publicité en couleur et sur beau papier épais et a été envoyée avec les appels de FONDS du trimestre ;
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Or le tout est si lourd que l’affranchissement atteint – par enveloppe – 0,80 € au lieu du tarif normal (0,56 €). La différence est payée par tous les copropriétaires.
Comme on le voit, il n’y a pas de petites économies chez CITYA, sauf pour les copropriétaires.
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Petit calcul rapide
Imaginons que les cabinets CITYA arrivent à placer ces assurances ne serait-ce qu’auprès d’un quart de leurs clients, cela donnera un petit supplément de chiffres d’affaires de près de 10 millions d’euros à notre cher président directeur général… Une brindille.
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Soyons sérieux
Oui, soyons un peu sérieux.
Trouvez-vous ce type d’opération « normale » ? Comment peut-on qualifier un tel mélange des genres par ailleurs occulté, mélange qui dépasse l’entendement (en tout cas celui des citoyens simples que nous sommes).
Mais au-delà de tout ce qui précède il y a encore d’autres problèmes de conflits d’intérêts réels ou potentiels : ainsi le jour où il y aura un
sinistre qui mettra face à face l’assurance de la
copropriété et celle du
copropriétaire assuré par Monsieur Philippe BRIAND, quelle sera l’attitude du cabinet de
syndic appartenant à Monsieur BRIAND face au courtier d’assurance BRIAND… ?