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PTZ-collectif. Alors ?

PTZ-collectif. Alors ?

 

A l’ARC nous avons deux particularités :

 

  • être une association très « ouverte » politiquement : toutes les opinions sont - heureusement - représentées, et nous sommes fiers de cette diversité ;

  • être une association qui a de la suite dans les idées.

 

Autant dire que les « promesses » nous laissent de marbre et que nous jugeons uniquement sur pièce.

 

Les « pièces » pour l’instant sont un peu maigres ; exemple :

 

  • une loi indispensable sur les syndics, enterrée sans autre raison que de ne pas faire de peine aux syndics ;

  • un arrêté sur les honoraires de syndics dont chacun dénonce les limites et que le ministre refuse de réformer ;

  • un PTZ-collectif en panne : il y a, en effet deux mois nous avons « arraché » au Gouvernement le prêt à taux zéro (PTZ) attribuable aux copropriétés en cas de travaux d’économies d’énergie. Il s’agit là - notez-bien - du seul dispositif favorable aux copropriétaires voté depuis des mois ; le texte de la loi des finances rectificative parle d’une mise en place en avril.

 

Fort bien.

 

Mais après ? Après il faut des décrets...

 

Or, pour l’instant aucun projet de décret ne semble avoir été écrit.

 

C’est pourquoi l’ARC, votre association « râleuse » préférée, a décidé de rappeler les copropriétaires au bon souvenir des responsables en place.

 

Voici la lettre adressée à Philippe PELLETIER, Président du Plan Bâtiment Grenelle :

 

 

Monsieur Philippe PELLETIER

Avocat

136, avenue des Champs-Élysées

75008 PARIS

 

Paris, le 6 Février 2012

Monsieur le Président,

 

Voici près de deux mois que le PTZ collectif a été introduit dans la loi des finances rectificative, ce que nous appelions de nos vœux depuis de nombreux mois, comme vous le savez.

 

Pour permettre de commencer à travailler avec les banques, il est nécessaire de clarifier rapidement les règles qui vont s’appliquer.

 

Or, à notre connaissance, aucun groupe de travail n’a été constitué. Si c’est le cas, nous vous remercions en conséquence de faire en sorte qu’un tel groupe puisse être réuni sans tarder pour mettre au point les modalités de mise en place de ce prêt, groupe auquel nous sollicitons de pouvoir participer. Si ce groupe existe déjà, nous vous remercions de nous y associer.

 

Vous remerciant de la suite donnée à cette demande, nous vous prions de recevoir, Monsieur le Président, l’assurance de nos salutations distinguées.

 

 

Fernand CHAMPAVIER Bruno DHONT

Le Président le Directeur ».

 

Comme toujours, nous vous tiendrons au courant.

 

Actions et Actus
Action

Pour éviter d’avoir à payer deux syndics simultanément : l’article 2006 du code civil

Pour éviter d’avoir à payer deux syndics simultanément : l’article 2006 du code civil

I. Un problème de doublon

 

Revient le temps des assemblées générales et va revenir le problème à la fois aigu et agaçant du « double syndic ».

 

Voyons de quoi il s’agit :

 

  1. Depuis deux ans les syndics sont obligés de préciser une durée fixe de leur contrat (date à date). Cette durée est - de plus en plus - de dix-huit mois.

 

  1. Ceci est en fait une durée maximale. Dans la réalité, l’assemblée générale appelée à renouveler le mandat ou à élire un nouveau syndic a lieu bien avant la fin théorique du mandat (de dix-huit mois dans notre exemple).

 

  1. Or certains syndics - très mauvais joueurs comme on dit - estiment que leur contrat ne prend pas fin avec l’élection du nouveau syndic, et exigent le règlement de leurs honoraires jusqu’à la fin théorique de leur mandat.

C’est évidemment une situation très inconfortable car, en général, les copropriétaires ne veulent pas différer l’entrée en fonction du nouveau syndic.

Conséquence : si le syndic sortant l’impose, ils payent DEUX syndics ; l’ho-rreur !

 

Les bons syndics ne pratiquent pas ainsi, naturellement et s’effacent loyalement sans facturer la fin théorique de leur mandat. Mais les mauvais syndics, eux, n’hésitent pas à prélever les sommes qu’ils estiment dûes avant de remettre les fonds et archives à leur successeur.

 

II. La solution

 

Si vous n’avez pas pris soin de faire insérer une disposition dans votre contrat de syndic prévoyant qu’en cas de désignation d‘un nouveau syndic avant la fin du mandat, celui-ci sera résilié de plein droit (solution préconisée par l’ARC depuis de nombreux mois), vous avez une autre solution, à savoir la mise en œuvre des dispositions de l’article 2006 du Code civil. Que dit cet article ? Ceci :

 

« Article 2006

La constitution d'un nouveau mandataire pour la même affaire vaut révocation du premier, à compter du jour où elle a été notifiée à celui-ci ».

Or, le syndic est bien un « mandataire » (et non un prestataire). L’élection d’un nouveau syndic vaut donc, comme dit le Code civil : « Constitution d’un nouveau mandataire ».

Conséquence : il suffit que le nouveau syndic notifie son élection à l’ancien syndic par lettre RAR dès le lendemain de l’assemblée générale et lui précise que cette élection vaut révocation, donc résiliation de plein droit de son mandat et des dispositions tarifaires qui y sont attachées.

Alors, chers adhérents, et chers visiteurs : heureux de nous avoir ?

Dossier conseils
Conseil

La question des canalisations en plomb : comment s’y prendre ?

La question des canalisations en plomb : comment s’y prendre ?

 

  1. Le contexte règlementaire et sanitaire 

 

L’article R. 1321-20 du code de la santé publique indique que le taux de plomb dans les réseaux doit être inférieur à 25 microgrammes par litre jusqu’au 25/12/2013 puis, passé cette date, inférieur à 10 microgrammes par litre.

 

Le seuil fixé est particulièrement bas ; aux Etats-Unis, qui sont au moins aussi exigeants que nous sur ces sujets, il est de 15 microgrammes par litre, et non pas 10. D'autre part, notre eau respecte déjà cette limite de 10 microgrammes dans tous les secteurs où elle n'est pas trop acide ni trop douce, ce qui induit une grande partie de la France, notamment en Ile de France, par ailleurs la mesure du taux de dilution est difficile et les résultats aléatoires. Enfin, la loi n'oblige pas à remplacer les canalisations, mais à respecter les 10 µg/l. Or, pour y arriver, on peut ajouter à l'eau des produits filmogènes, soit réaliser des revêtements intérieurs dans les réseaux privés en plomb, ce qui donnera le même résultat .Notez que le coût total du remplacement des réseaux privatifs pour la France est estimé à 10 milliards d'euros. C'est une charge financière disproportionnée avec l'avantage sanitaire obtenu et il y a bien d'autre priorités que celle-ci sur les questions de santé.

 

Il est néanmoins intéressant de mieux connaitre l’état de votre réseau afin de rassurer les occupants et surtout de maitriser le risque de fuite d’eau, qui est rappelons le, le vecteur de dégradation le plus répandu et le plus coûteux dans nos copropriétés.

 

  1. Evaluez l’état de votre réseau

 

Avant de mesurer la teneur en plomb de votre eau il faut s’assurer que les conditions limitant la dissolution du plomb dans l’eau sont réunies.

 

Notez que la teneur en plomb ne doit être mesurée que pour l’eau destinée à la consommation humaine, c’est-à-dire uniquement le réseau d’eau froide. Le réseau d’eau chaude n’est pas concerné par l’obligation.

 

Il faut donc au préalable limiter tous les facteurs favorisant la présence de plomb dans votre eau froide :

 

  • Vérifier que le réseau public est bien rénové.

Les collectivités ont l’obligation de remplacer leur réseau de plomb. Il faut donc vous assurer auprès de votre mairie que cela a bien été fait. Il s’agit généralement du service « voiries et réseaux divers », qui devra vous fournir les plans du réseau d’adduction d’eau sur lesquels sont marqués les réseaux rénovés et ceux d’origine.

 

Vous pouvez d’ailleurs simplement dans un premier temps regarder la nature de raccordement de votre compteur général. Les réseaux publics rénovés le sont généralement en PCV ou assimilé.

Il est donc aisé de savoir si votre branchement a été rénové. Mais ceci ne veux pas forcément dire que tout le réseau public est exempt de plomb.

 

Votre collectivité a également l’obligation de mesurer le taux de plomb (et autre) dans l’eau qui est distribuée et doit rendre publique ces informations. Il est donc important de trouver les résultats d’analyse au point de puisage le plus proche de chez vous. Le résultat doit être égal à ZÉRO.

 

  • Limiter la température de l'eau froide

La solubilité du plomb dans l'eau est deux fois plus importante à 25 °C qu'à 15 °C. Si vous votre eau froide arrive « tiède » le risque augmente. Cela arrive généralement lorsque vos réseaux d’eau froide et d’eau chaude sont contigus ou calorifugé ensemble. Il faut donc étudier les moyens de limiter l’échange de calories entre canalisations, tant pour votre confort que pour résoudre le problème du plomb.

 

  • Contrôler la présence de plusieurs métaux sur le réseau

Lorsque qu’une fuite est détectée, les plombiers remplacent la partie concernée par du cuivre, car le plomb n’est plus autorisé depuis 1949. Le cuivre qui est un métal « noble » a tendance à dissoudre le plomb dans l’eau par le phénomène dit « d’électrolyse ». Pour limiter ce phénomène, il faut que le raccord « cuivre-plomb » soit en matière synthétique (du plastique) et non directement une soudure. Il est donc primordial de faire un état les lieux de votre réseau afin de voir comment sont faits les raccords et si le plomb et le cuivre ne sont pas soudés directement. En fonction du nombre de raccord et de leur qualité il faudra étudier si la solution la plus pertinente est le remplacement du réseau ou s’il est plus économique de refaire les raccords.

 

 

 

  • Ne pas utiliser les canalisations d'eau comment mise à la terre

Cette pratique, bien que formellement interdite par les règlements sanitaire départementaux, peut encore exister si aucun dispositif de protection électrique n’a été mis en place. Le fait d’utiliser les canalisations d’eau comme prise de terre peut générer un courant électrique non perceptible, appelé courant de fuite, mais provoquant le même phénomène d’électrolyse que précédemment.

Si vous êtes confronté à ce cas, il est urgent de mettre en place un autre moyen de protection électrique et de faire venir dans un premier temps le Consuel pour un diagnostic électrique de vos canalisations.

 

Une fois ces analyses réalisées il est pertinent de faire une analyse de l’eau.

 

  1. l’analyse du plomb dans l’eau

 

Une fois connue la composition de l’eau du réseau public connues, une fois faites les investigations et les actions correctrices mises en œuvre, vous pourrez faire procéder votre analyse de l’eau. Pour cela une procédure a été définie par l’arrêté du 31 décembre 2003.

 

Voici les articles 2 et 3 où est détaillée la procédure d’analyse :

 

« Article 2 : Le prélèvement porte sur un volume d’un litre d’eau soutiré en une seule fois, sans réalisation préalable de purges des installations de distribution d’eau et de prélèvements d’eau avant la prise d’échantillon. Le prélèvement est réalisé au cours de la journée (note : et pas le matin alors que personne n’a encore tiré d’eau), durant les heures habituelles d’activité, au point où l’eau sort des robinets qui sont normalement utilisés pour la consommation humaine.

Article 3 : Les lieux de prélèvements d’échantillon d’eau sont choisis de manière aléatoire. »

 

Les échantillons doivent donc être représentatif de l’eau habituellement consommée. Généralement deux échantillons sont suffisant par bâtiment.

 

Pour réaliser cette analyse il faut faire appel à un laboratoire d’analyse accrédité par le COFRAC. Par exemple le laboratoire Cereco ( cereco.paris@cereco.fr Tél. 01 49 92 18 40)

 

A Paris, par exemple, la compagnie d’eau publique « Eau de Paris » peut également faire ces analyses. Attention à toujours faire faire plusieurs devis, car les prix sont très variables et dépendent beaucoup du temps de trajet des techniciens.

 

Une fois le bilan de votre réseau fait et les analyses d’eau réalisées, Copropriété-Services pourra vous aider à trouver la meilleure solution :
- ne rien faire de plus mais rassurer les copropriétaires
- mettre en place un protocole de gestion des fuites
- assurer un traitement intérieur de vos réseaux
- changer partiellement ou totalement les réseaux.
Surtout : ne tomber dans les bras du « plombier » présenté par votre syndic : D.E.P. ou RES’EAU de ISTA, etc.
Copropriété-Services s’appuie pour la mise en œuvre des solutions sur un réseau de professionnels référencées dont les prestations sont connues

 


 

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Conseil

Les bons conseils de l’ARC et de l’UNARC : comment ne pas payer les honoraires de deux syndics à la fois ?

Les bons conseils de l’ARC et de l’UNARC : comment ne pas payer les honoraires de deux syndics à la fois ?

 

I. Un problème de doublon

Revient le temps des assemblées générales et va revenir le problème à la fois aigu et agaçant du « double syndic ».

Voyons de quoi il s’agit :

  1. Depuis deux ans les syndics sont obligés de préciser une durée fixe de leur contrat (date à date). Cette durée est - de plus en plus - de dix-huit mois.

  1. Ceci est en fait une durée maximale. Dans la réalité, l’assemblée générale appelée à renouveler le mandat ou à élire un nouveau syndic a lieu bien avant la fin théorique du mandat (de dix-huit mois dans notre exemple).

  1. Or certains syndics - très mauvais joueurs comme on dit - estiment que leur contrat ne prend pas fin avec l’élection du nouveau syndic, et exigent le règlement de leurs honoraires jusqu’à la fin théorique de leur mandat.

C’est évidemment une situation très inconfortable car, en général, les copropriétaires ne veulent pas différer l’entrée en fonction du nouveau syndic.

Conséquence : si le syndic sortant l’impose, ils payent DEUX syndics ; l’hor-reur !

Les bons syndics ne pratiquent pas ainsi, naturellement et s’effacent loyalement sans facturer la fin théorique de leur mandat. Mais les mauvais syndics, eux, n’hésitent pas à prélever les sommes qu’ils estiment dûes avant de remettre les fonds et archives à leur successeur.

 

II. La solution

Vous trouverez la solution sur la « zone adhérents », rubrique : « Comment faire ? Comment ça marche ? », sous-rubrique : « Syndic professionnel ».

 

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Conseil

CONSEIL N° 3045 - La plateforme FONCIA ? Un sous-traitant situé à TOURS

CONSEIL N° 3045 - La plateforme FONCIA ? Un sous-traitant situé à TOURS

Voici un mail intéressant.

 

« Monsieur le Président,

 

Suite à votre abus numéro 3038 nous avons interpelé notre gestionnaire sur la fameuse plateforme logistique de FONCIA de gestion des envois du courrier en nombre.

 

En fait, il s’agirait d’après lui d’un « sous-traitant » situé à TOURS, ce qui ferait que FONCIA n’a même pas eu à investir.

 

Nous comptons saisir l’Administration car nous aussi nous considérons qu’il y a tromperie : comment FONCIA peut-il légalement facturer 0,28 cts d’euro une photocopie qu’il ne « tire » pas lui-même et qui lui coûte - comme vous dites - tous frais confondus 0,06 à 0,08 cts d’euro ?

 

Nous vous tiendrons naturellement informés du résultat de nos plaintes.

 

Associativement votre, Monsieur le Président ».

 

Donc, la fameuse plateforme de FONCIA (voire LIEN notre abus numéro 3038) serait un sous-traitant de Tours (d’ici à ce que ce sous-traitant travaille aussi pour CITYA, il n’y a qu’un pas).

 

Ça change tout et nos adhérents ont raison. Si certains ont des renseignements plus précis, nous somme preneurs.

 

 

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Contrats de sécurité incendie. Exemple d’une remise en concurrence de contrats : moins 61,64 % !

3046

 

Contrats de sécurité incendie. Exemple d’une remise en concurrence de contrats : moins 61,64 % !

 

 

Un conseil syndical adhérent à l’ARC - ayant constaté que le titulaire de ses contrats (la société BOUVIER) concernant le matériel de lutte contre l’incendie - exagérait sur certains points, a décidé de remettre en concurrence ses contrats :

 

  • auprès d’une autre société ayant pignon sur rue, RIF ;

  • auprès d’une des sociétés référencées par l’ARC, que nous appelons société P...... pour éviter que les non-adhérents ne saturent ses lignes téléphoniques (pour nos adhérents il suffit d’aller sur COPRO-DEVIS, le site de l’UNARC pour la mise en concurrence)..

 

Voici, brut, le tableau des résultats de cette consultation en comparaison avec les prix actuels de BOUVIER.

 

On notera que la proposition de la société référencée ARC est 61,64 % moins cher que celle de BOUVIER !

 

 

COMPARAISON DES CONTRATS DE SECURITE INCENDIE

(6 extincteurs, désemfumage et 58 blocs autonomes)

 

 

RIF

Société P...

BOUVIER

EXTINCTEURS

(6 actuellement)

237,33 € TTC

100,46 € TTC

356,06 € TTC

DESENFUMAGE

128,65 € TTC

107,64 € ttc

157,57 € ttc

BLOCS AUTONOMES

714,50 € TTC

645,23 € TTC

1 817,00 € TTC

Frais supplémentaires

34,08 € TTC

41,86 € TTC

33,60 € TTC

TOTAL (avec 6 extincteurs actuels)

1 114,56 € TTC

895,23 € TTC

2 334,23 € TTC

 

 

Quand on vous dit qu’il est facile de faire 15 % d’économie.

 

N’oubliez pas : les 22 et 23 mars 2012 les journées de la performance et de la mise en concurrence.

Voir : http://arc-copro.fr/site/actual/actudumo/0212/rdv.htm

 

 

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CONSEIL N° 3047 - D.E.P. cabinet JOURDAN et termites

CONSEIL N° 3047 - D.E.P. cabinet JOURDAN et termites

I. Un abus sans fin : le cabinet JOURDAN

Les syndics n’arrêteront donc jamais de souscrire illégalement des contrats annuels et inutiles de « recherche » de termites sur parties communes sans accord NI des assembles générales NI des conseils syndicaux ?

 

Apparemment non. En tout les cas, ce n’est visiblement pas l’intention du cabinet JOURDAN (Boulogne).

 

Une adhérente qui est à la fois membre de l’UFC Que Choisir et de l’ARC nous fait part d’un abus particulièrement criant :

 

  • copropriété en béton vibré des années 1990 !

  • montant annuel du contrat « termites » (évidement jamais passé en assemblée générale et, naturellement renouvelable par tacite reconduction) : 1 500 € environ ;

  • aucun arrêté municipal concernant la prévention des risques de termites.

 

II. Une réponse très claire du maire de la Commune

Le Maire de la Commune (Ville de LEVALLOIS), Patrick BALKANY a d’ailleurs répondu de façon très claire à cette copropriétaire qui l’avait spécialement saisi au nom de l’UFC Que Choisir.

 

Voici la lettre de réponse du maire à notre adhérente :

« VILLE DE LEVALLOIS

Chère Madame,

Vous avez bien voulu me faire part de vos interrogations quant à la réglementation anti termites en vigueur dans notre ville, le syndic de votre copropriété du 23........ à Levallois prétendant détecter et traiter cet insecte dans les parties communes de cette résidence.

Je vous confirme que la lutte contre les termites est régie par le Code de la Construction et de l'Habitation, en ses articles L. 133-1 à L. 133-6 et articles R. 133-1 à R. 133-8.

Conformément aux articles L. 133-5 et R. 133-4, un arrêté préfectoral n° 2004/355 du 22 décembre 2004 a été pris, classant l'ensemble des Hauts-de-Seine en zone contaminée ou susceptible de l'être par les termites. Aussi, en cas de vente d'un appartement dans une copropriété, il y a obligation au vendeur de produire un état relatif à la présence de termites (article L. 133-6), mais cela ne concerne que les parties privatives du logement (cet état est valable 6 mois).

J'ajoute qu'il n'y à jamais eu, depuis l'arrêté préfectoral de 2004, d'arrêté municipal enjoignant aux propriétaires d'immeubles de procéder à la recherche de termites (article L. 133-1 ), le seul arrêté existant aujourd'hui est celui pris par le Préfet en 2004.

Ainsi, pour les parties communes, la seule obligation faite aux copropriétaires est celle, aujourd'hui, prévue à l'article L. 133-4 ; c'est-à-dire l'obligation de déclaration à la Mairie en cas de présence de termites.

Votre syndic peut donc proposer à votre copropriété une telle prestation, mais celle-ci n'est en aucun cas obligatoire en l'état actuel de la réglementation à Levallois.

Restant à votre disposition.

Je vous prie de croire, Chère Madame, en l'assurance de ma parfaite considération

Patrick BALKANY

Député des Hauts-de-Seine ».

Ne doutons pas que le conseil syndical n’obtienne sans tarder le remboursement des deux dernières années du contrat.


 

 

 

 

 

 



 

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DOSSIER N° 3050 - Les officines de réduction des charges : qu’en penser ? pourquoi s’en méfier ?

DOSSIER N° 3050 - Les officines de réduction des charges : qu’en penser ? pourquoi s’en méfier ?

Aujourd’hui, c’est la crise. Poussent donc à nouveau (ce fut déjà le cas il y a quinze ans) des sociétés - que nous appelons des officines - qui prétendent assurer aux copropriétés des économies de charges grâce à leur compétence.

 

Or non seulement ces officines sont faiblement efficaces comme on va le voir, mais nous allons plus loin et pensons que leur action est même négative.

 

Voici nos analyses.

 

  1. Au lieu de former le conseil syndical et de lui apprendre à maîtriser les charges, ces officines font le travail à sa place (et pas forcément un bon travail).

 

Maîtriser ses charges est à la portée de tout le monde dès lors qu’on fournit aux personnes concernées les bonnes informations et les bons outils :

 

    • comment contrôler les entreprises, leurs devis et leurs factures ;

    • comment étudier et renégocier un contrat, y compris les contrats d’ascenseur ;

    • comment suivre les consommations d’eau ou de chauffage, repérer les anomalies et les traiter ;

    • comment contrôler les frais de syndic ;

    • comment contrôler le prix des fournisseurs et produits, etc.

 

Confier ce travail à un tiers a deux inconvénients :

 

    • cela coûte de l’argent... (et parfois beaucoup)

    • les copropriétaires n’apprennent rien et restent dépendants du tiers... pendant de longues années rémunératrices pour ce dernier !

 

  1. Ces officines ne font d’ailleurs qu’une partie du travail, le plus simple : la renégociation des contrats, et laissent de côté le travail essentiel mais beaucoup plus fin sur l’analyse des consommations d’eau ou le suivi du chauffage.

 

  1. Ces officines utilisent des sociétés non « contrôlées ».

 

Faire baisser le prix d’un contrat est à la portée de tout le monde, lorsque l’on s’adresse à des sociétés qui « cassent les prix ».

 

Le problème est : comment obliger ces sociétés à faire correctement le travail aujourd’hui et (SURTOUT) demain ?

 

En dehors d’un système de référencement désintéressé, de contrôle rigoureux et de sanctions en cas de besoin (ce que l’ARC a mis au point), obtenir un travail correct sur la durée est quasiment impossible faute d’avoir une prise sur ces entreprises.

 

Or, les « officines » qui font de la baisse de charges leur nouveau fonds de commerce n’ont AUCUN contrôle sur les sociétés qu’elles font travailler (on peut même supposer que ces sociétés ristournent ces officines pour obtenir du travail...).

 

  1. Ces officines font des économies faciles et parfois dangereuses.

 

Exemple : il est facile de rénégocier à la baisse un contrat d’assurance : on accepte des franchises ou des exclusions et la prime peut baiser de 25 %.

 

Les problèmes surviennent lorsque viennent les sinistres : indemnités écornées, sinistres parfois non couverts, etc.

 

  1. Ces officines font des économies qui peuvent être des économies en trompe l’œil. Pire, elles font des économies qui peuvent être « temporaires » et cacher des augmentations futures.

 

Ainsi, si la formule d’indexation est mal négociée, en trois ou quatre ans, le nouveau contrat qui semblait si bien négocié, peut facilement retrouver le niveau de l’ancien contrat.

 

  1. Ces officines font le travail du syndic et sont rémunérées pour cela, sans qu’il y ait baisse d’honoraires du syndic pour autant.

 

En effet, la maîtrise de la baisse des charges, c’est le travail du syndic. En faisant appel à ces officines de baisse de charges, on paye EN PLUS une nouvelle prestation mais sans baisse des honoraires du syndic...

 

  1. Ces officines ne donnent AUCUN outil d’autonomisation aux conseils syndicaux.

 

Nous insistons sur ce point. Ces sociétés « font » (et parfois mal, comme on l’a vu) le travail à la place des conseils syndicaux sans lui assurer pour autant la formation nécessaire ni la transmission d’outils pertinents. Quel intérêt ?

 

Conclusion.

 

D’une part ces officines n’ont que peu d’intérêt et d’autre part elles ont même un rôle négatif :

 

  • elles font (et facturent) le travail du syndic ;

  • elles font des économies partielles et faciles sachant que ces économies peuvent être payées cher au final (mauvaises entreprises, mauvais contrats) ;

  • elles ne forment pas le conseil syndical à agir efficacement lui-même, mais font le travail (en partie d’ailleurs) à sa place ;

  • elles ont, au final, un coût non négligeable.

 

À côté il y a le vrai modèle associatif :

 

  • donner aux conseils syndicaux les « clefs » des économies et les former ;

  • s’attaquer à TOUS les problèmes, y compris ceux qui requièrent un suivi dans le temps ;

  • viser un modèle où les contrats sont maîtrisés et les sociétés contrôlées (ou évincées si elles ne donnent pas satisfaction).

 

Si vous voulez faire des économies, vous pouvez utiliser tous les outils de l’ARC (voir le LIEN dossier du mois de février 2012) .

 

Rappelez-vous, par ailleurs que les 22 et 23 mars 2012 nous organisons les Journées de la Performance et de la mise en Concurrence :

http://arc-copro.fr/site/actual/actudumo/0212/rdv.htm

 

 

 

 

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ACTION N° 3044 - FONCIA et sa clause inadmissible : l’ARC et l’UNARC saisissent les Ministres de la Justice et de la consommation

ACTION N° 3044 - FONCIA et sa clause inadmissible : l’ARC et l’UNARC saisissent les Ministres de la Justice et de la consommation

 

Si vous n’avez pas lu LIEN l’abus numéro 3017 sur FONCIA intitulé : « FONCIA, de pire en pire », lisez-le et revenez ensuite ici même.

 

Nous publions, en effet, cette semaine la lettre adressée au Ministre de la Justice et celle adressée à Monsieur Frédéric LEFEVBRE à ce sujet, trop étant décidément trop .

 

 

 

Monsieur MERCIER

Ministère de la Justice

13, place Vendôme

75001 PARIS

 

Paris, le 26 Janvier 2012

Objet : FONCIA

 

Monsieur le Ministre,

 

Le plus grand syndic de France - le groupe FONCIA - est une fois de plus en train de démontrer le peu de cas qu’il fait des lois et du respect des droits des copropriétaires.

 

Il est décidemment bien regrettable que, suite aux pressions des syndics, vous ayez décidé de retirer le projet de loi qui concernait ces mêmes syndics et aurait permis de réguler leurs pratiques.

 

Nous espérons néanmoins que vous aurez à cœur d’intervenir pour stopper les pratiques nouvelles de FONCIA dont nous allons faire état ci-dessous.

 

La nouvelle clause introduite par FONCIA dans ses contrats est, en effet, la suivante :

 

« Informatique et libertés :

Les données à caractère personnel recueillies par l’agence Foncia, responsable de traitement font l’objet d’un traitement automatisé destiné à la gestion de copropriétés, à la gestion des copropriétaires [Note de l’ARC : on gère les copropriétaires ?] et à la réalisation d’opérations relatives à la prospection, et plus généralement à l’ensemble des démarches nécessaires à l’exercice des misions découlant du présent contrat.

 

Ces données sont destinées à l’agence. Sauf opposition de la part des copropriétaires, ces derniers acceptent que certaines [Note de l’ARC : lesquelles ?!?] de leurs données soient transmises aux entités Foncia à des fins de prospection ou à des partenaires dans le cadre des activités liées à l’exécution du mandat.[ ??]

 

Conformément à la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 modifiée, les copropriétaires disposent d’un droit d’interrogation d’accès de rectification et d’opposition pour des motifs légitimes au traitement de leurs données à caractère personnel, ainsi que d’un droit d’opposition à la prospection qu’ils peuvent exercer après du Correspondant Informatique et Libertés, Foncia Groupe, 13 avenue Lebrun 92188 Antony cedex - cil@foncia.fr en joignant à leur demande une copie d’un titre d’identité ainsi que le nom de l’agence Foncia syndic de l’immeuble ».

 

Il faut lire au moins trois fois cette clause incroyable pour en comprendre toute la dimension négative :

 

  1. FONCIA inclut, en effet, une clause (dans un contrat global non négociable par clause) qui lui permet de vendre à des fins de prospection TOUTES les données qu’il pourrait détenir - comme mandataire des syndicats de copropriétaires - sur les copropriétaires.

 

  1. « Toutes les données » est une expression qui en copropriété recouvre un champ très important. Rappelons que le syndic détient un fichier où l’ensemble des mentions figurant sur l’état civil d’une personne sont stockées.

Mais un syndic peut par ailleurs posséder bien d’autres informations sur un copropriétaire : sur son patrimoine, par exemple.

 

  1. En faisant voter un tel contrat FONCIA obtient de fait une autorisation d’utilisation commerciale de ces données personnelles sans limite.

 

  1. Si certains copropriétaires ne sont pas d’accord, ils devront effectuer une démarche personnelle en faisant copie d’une pièce d’identité et sans avoir aucunement la garantie que les données les concernant n’auront pas - dès le lendemain de l’assemblée générale - déjà étaient vendues.

 

  1. Lorsque ces mêmes copropriétaires saisiront FONCIA, comment FONCIA pourra-t-il garantir que les sociétés à qui il aura vendu ses données respecteront la demande de retrait ? De qui se moque FONCIA ?

 

Cette clause incluse dans les contrats de FONCIA - premier syndic de France - est gravissime et lourde de conséquence possible pour les libertés individuelles. D’autant que, comme souvent, FONCIA va vite faire école.

 

Nous vous demandons, Monsieur le Ministre, d’intervenir auprès des dirigeants de FONCIA, premier syndic de France, par tous les moyens à votre disposition, pour stopper cette nouvelle dérive et rappeler ses responsables aux respects des libertés individuelles d‘une part, à leurs obligations de mandataire d’autre part.

 

Vous en remerciant vivement par avance, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de notre haute considération.

 

Fernand Champavier Ketty EVEN

Président de l’ARC. Présidente de l’UNARC.

 

P.J : copie de la clause dans le contrat de syndic FONCIA ».

 

 

 

 

 

Monsieur Frédéric LEFEBVRE - Ministre

Ministère de l’Economie

139, rue de Bercy

Télédoc 144

75572 PARIS CEDEX 12

 

Paris, le 26 Janvier 2012

Monsieur le Ministre,

 

Nous attendons toujours avec impatience d’obtenir de votre part une réponse à nos demandes de réforme de l’arrêté du 19 mars 2010 pour y intégrer les recommandations de la Commission des Clauses Abusives concernant les contrats de syndic.

 

Nous vous adressons par ailleurs copie de la lettre que nous envoyons au Ministre de la Justice, Monsieur Michel MERCIER, au sujet d’une nouvelle dérive contractuelle constatée dans le contrat du premier syndic de France, le groupe FONCIA.

 

Vous trouverez ci-jointe copie de cette lettre ainsi que sa pièce jointe, en espérant que vos services pourront aussi se saisir des problèmes très graves que nous mettons en avant.

 

Vous en souhaitant bonne réception et vous remerciant de l’attention portée à notre démarche, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de notre haute considération.

 

Fernand Champavier Ketty EVEN

Président de l’ARC. Présidente de l’UNARC.

 

P.J : courrier à Monsieur le Ministre de la Justice Michel MERCIER ».

Actions et Actus
Action

ACTION N° 3049 - ISTA et sa nouvelle formule d’indexation : l’ARC et l’UNARC relancent la DGCCRF

ACTION N° 3049 - ISTA et sa nouvelle formule d’indexation : l’ARC et l’UNARC relancent la DGCCRF

 

I. Retour sur la formule d’ISTA

 

Il y a un an, ISTA estimant que ses contrats n’augmentaient pas assez d’une année sur l’autre ? a inventé une nouvelle formule incluant une augmentation automatique de ses prix (quels que soient par ailleurs les indices et même en cas de baisse de ceux-ci) [ voir Abus n°2543 : 17 02 11 ].

 

Nous avions écrit à la DGCCRF une première fois puis - sans réponse - une deuxième fois.

 

Etant à nouveau sollicités par des adhérents à ce sujet, nous avons donc réécrit à la DGCCRF en espérant que cette troisième fois sera la bonne.

 

II. Lettre à la DGCCRF

 

DGCCRF

Madame Nathalie HOMOBONO

Directrice

59, boulevard Vincent Auriol

Télédoc 071

75703 PARIS CEDEX 13

 

Paris, le 23 Janvier 2012

 

 

Objet : Formule d’indexation inflationniste et illégale d’ISTA, premier groupe français du comptage.

N/Courriers : du 1er février / 30 juin 2011.

 

 

Madame la Directrice,

 

Nous revenons vers vous faute de réponse à nos deux précédents courriers référencés, étant de plus en plus interpellés par nos adhérents à ce sujet.

 

Nous vous rappelons que nos courriers concernent :

 

  1. La nouvelle formule d’indexation de contrat de prestation de service mis en place par l’un des leaders mondial du comptage.

 

  1. Une formule qui nous paraît illégale structurellement car inflationniste et NON JUSTIFIÉE.

 

Au moment où chacun se préoccupe de l’évolution anormalement élevée des charges de copropriété, il nous semble que la DGCCRF ne peut se désintéresser de ce problème important et laisser les usagers confrontés aux pratiques abusives de ces sociétés puissantes qui exercent - dans leur domaine - un quasi-monopole.

 

Vous remerciant de vos réponses à une question posée il y a bientôt une année, je vous prie de recevoir, Madame la Directrice, l’assurance de mes salutations distinguées.

 

Fernand CHAMPAVIER

 

Le Président.

 

P.J : nos lettres du 1er février 2011 + 30 juin 2011 ».

 

 

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60 Millions de Consommateurs, l’ARC et LAMY-NEXITY

60 Millions de Consommateurs, l’ARC et LAMY-NEXITY

 

Voici les commentaires savoureux que l’on peut lire dans le dernier « 60 Millions de Consommateurs » sur LAMY-NEXITY et l’ARC :

 

« LAMY (NEXITY) imposant numéro 2 des syndics, avec 630 000 lots en gestion, LAMY dispose de 225 agences aux trois-quarts réparties dans les régions.

Il a été absorbé par le mastodonte de l’immobilier NEXITY. Claironné par une campagne de pub, son nouveau contrat standard a été salué début 2011 par la sourcilleuse Association des responsables de copropriété (ARC), qui a même parlé de « miracle ».

La réalité du terrain est moins lumineuse : sur les vingt-deux contrats que nous avons étudiés, seuls cinq prévoient le compte bancaire séparé d’office, huit s’en croient exemptés et neuf le surtaxent de 14 % en moyenne. La tenue de l’assemblée générale annuelle est fixée pendant les heures ouvrables sans limite de durée, dans 19 contrats sur 22. Point positif : les relances simples ne sont pas facturées.

En revanche, de nombreuses prestations courantes restent taxées en sus : frais administratifs divers (de 5 à 30 € par lot), frais de location de salle au sein de l’agence pour tenir l’assemblée générale ordinaire… En cas de rejet du mode de paiement  des charges, les frais exigés sont hallucinants, jusqu’à 71 €, en plus des frais bancaires.

Bref, ce n’est encore pas « l’ami » des copropriétaires. « Après avoir fait croire qu’il pratiquait un contrat enfin conforme aux vœux des copropriétaires, LAMY-NEXITY montre un tout autre visage », a finalement déchanté l’ARC »

Merci à 60 Millions de Consommateurs qui rappelle :

 

  • que l’ARC a loyalement applaudi au nouveau contrat de LAMY ;

 

  • que LAMY a - dans les faits, joué un double-jeu et dans la majorité des cas - appliqué un autre contrat ;

 

  • que l’ARC a du, à juste titre, dénoncer cette duperie ;

 

  • que LAMY-NEXITY ou NEXITY-LAMY ou NEXITY (on ne sait plus avec cette girouette) se méfie : les copropriétaires trompés sont comme les sangliers blessés ; beaucoup plus dangereux encore.

 

 

Actions et Actus
Action

ABUS N° 3086 - FONCIA, toujours plus loin

ABUS N° 3086 - FONCIA, toujours plus loin

Un adhérent nous écrit suite à nos derniers abus sur FONCIA :

 

« chers Amis,

 

Ils ne s’occupent pas que des copropriétaires, mais aussi des locataires.

 

J’ai reçu un questionnaire où ils demandent le nom du locataire qui est dans les lieux. Ensuite, je suppose que le locataire doit recevoir un questionnaire particulier et que FONCIA revend AUSSI le fichier des locataires.

 

Vous avez raison : il faut absolument résister.

 

Bien cordialement ».

 

Merci, cher adhérent. Oui, nous résistons. Nous reviendrons sur le sujet bientôt, l’ARC et l’UNARC ayant saisi la CNIL (Commission nationale de l' informatique et des libertés).

 

 

Abus

ABUS N° 3085 - Le cabinet DEGUELDRE et les résolutions-gigognes illégales

ABUS N° 3085 - Le cabinet DEGUELDRE et les résolutions-gigognes illégales

 

Un de nos adhérents, nous a adressé cet « abus » que nous publions après en avoir contrôlé les sources.

 

Après s’être fait remarqué sur notre site pour non respect des règles de concurrence avec des honoraires dissimulés en frais administratifs (voir abus numéro 2582), le syndic parisien Degueldre,  membre de l’UNIS, récidive plus haut, et plus fort.

 

Cette fois-ci, il a fait voter dans une copropriété, une résolution unique et avec un seul vote (article 24) pour simultanément :

  • le renouvellement pour 10 ans d’un contrat d’exploitation de chauffage ;

  • 700 000 € de travaux (discutables), et surtout un emprunt de 300 000 € sur 10 ans pour les financer partiellement,

 

(propositions non liées pourtant par l’exploitant dans son offre).

 

Etonnant sens du raccourci (3 en 1 et pourquoi pas toute 1 seul résolution pour l’assemblée générale ?), mais surtout curieux sens de l’écoute des copropriétaires et du respect des lois .

 

Non content d’enfreindre la loi en globalisant les résolutions et en refusant de les faire voter séparées, malgré l’insistance de nombreux copropriétaires, ce syndic y a introduit subrepticement le vote à l’article 24 d’un emprunt collectif obligatoire qui retire aux copropriétaires tout choix du mode de financement

Or, le Ministère de la Justice l’a rappelé : les emprunts collectifs obligatoires sont illégaux, sauf à être approuvés à l’unanimité.

 

Plus fort encore, aucune information concernant le montant exact du prêt, le nom du prêteur le taux, la durée exacte, les garanties données, le coût des assurances, l’échéancier n’ont été données aux copropriétaires par le syndic et , ce, en contravention totale aux règles de l’information du consommateur en matière de crédit.

Seule est portée textuellement dans l’unique résolution proposée au vote, en sus de la mention redevance annuelle P1, P2 ,P3 ;  «  P4 financement 42000€ (estimation) » !!!

 

La Direction de la Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes (aujourd’hui Dgpp) parviendra-t-elle enfin à arrêter ces pratiques ?

 

A noter : fin 31/12/2011, le syndic DEGUELDRE dispose la trésorerie hors fonctionnement de cette copropriété en compte non séparé à hauteur de 310 000 € qui deviendront au 30/04/2012 650 000 €….toujours en compte…. non séparé !!! Les travaux ne seront pas commencés avant le printemps … !!! 
…A qui profite …le prêt ????

Abus

ABUS N° 3084 - Le cabinet CAZALIERES fait voter un ravalement à plus de 1.400.000 euros en toute illégalité

ABUS N° 3084 - Le cabinet CAZALIERES fait voter un ravalement à plus de 1.400.000 euros en toute illégalité 

 

Le 13 décembre 2011 se tenait l’assemblée générale d’une résidence située en région parisienne et ayant pour syndic, un cabinet du groupe ORALIA, le cabinet CAZALIÈRES à Paris.

A la lecture du procès-verbal, la profusion des irrégularités pour des montants faramineux (un ravalement à plus de 1.400.000 euros) constitue un exemple instructif des pratiques illicites distillées par des syndics professionnels, que les copropriétaires doivent débusquer, combattre avec la plus grande fermeté.

 

Cette situation préjudiciable a été facilitée par un stratagème du syndic consistant à multiplier les résolutions sur le même projet travaux, favorisant auprès des copropriétaires la confusion entre l’adoption d’un simple principe (sans caractère contraignant) et une véritable décision (opposable aux copropriétaires, sauf annulation avant leur exécution par une assemblée générale ou nullité prononcée judiciairement).

 

I. La confusion : un vote de principe

 

L’assemblée générale se prononçait tout d’abord sur le principe des travaux de ravalement (résolution n° 7), puisque bien qu’elle indiquait un montant HT envisagé pour l’opération, elle soulignait que les devis seraient présentés pour approbation lors d’une prochaine assemblée générale, mais aussi et surtout en omettant de fixer les moindres dates d’exigibilité des appels de provision.

 

Au regard de cette résolution, il semblait donc s’agir d’un simple vote de principe, sans caractère contraignant, tant qu’une nouvelle assemblée générale n’approuverait pas à la majorité requise les devis joints à la convocation (Cass 3e civ. 9 avril 2008, n° 07 - 11120).

 

Il existe certes une exception, l’article 25 alinéa a de la loi du 10 juillet 1965 prévoit la possibilité pour l’assemblée générale souveraine d’entériner des travaux d’entretien relevant de la majorité de l’article 24 de cette même loi, en déterminant son coût et ses modalités de financement (dates d’exigibilité des appels de provisions), tout en consentant une délégation de pouvoir par exemple au conseil syndical en ce qui concerne le choix de l’entreprise (CA Paris 22 mai 1998).

Ce qui n’était bien évidemment pas le cas d’espèce.

 

II. La réalité : une résolution travaux contestable mais adoptée.

 

Au fur de l’avancement de l’assemblée générale, le projet semblait tendre vers tout autre chose, qu’un simple vote de principe.

 

En effet, après avoir décidé dans une résolution n° 8 qu’il ne s’agissait pas d’une réfection à l’identique (finition pierre jointoyée) autrement dit que le ravalement envisagé représentait une amélioration.

 

Il est à noter, que cette option a été votée à la majorité de l’article 25, alors même que les travaux d’amélioration relèvent de la double majorité de l’article 26 (alinéa c) de la loi du 10 juillet 1965.

 

Enfin, l’assemblée générale décidait dans une résolution n° 10 de l’opportunité de fixer d’ores et déjà les dates d’exigibilité des appels de fonds pour le ravalement (le 1er à compter du 1er avril 2012), la boucle était ainsi bouclée en pas moins de trois résolutions distinctes et bien espacées.

 

 

Les syndics jouent régulièrement sur la réserve des copropriétaires opposants ou défaillants à engager une action judiciaire onéreuse en contestation de résolution d’assemblée générale dans le délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal de l’assemblée générale, conformément à l’article 42 de la loi du 10 juillet 1965.

 

Cet exemple atteste une nouvelle fois des libertés prises par de nombreux syndics professionnels avec la loi et les conséquences fortement dommageables pour les copropriétaires, d’où la nécessité d’analyser avec la plus grande minutie la convocation de l’assemblée générale, afin de requérir du président de séance :

 

- a minima l’amendement des résolutions illicites avant l’ouverture du vote ;

 

- a maxima le rejet des questions inappropriées et/ou irrégulières.

 

 

Abus

ABUS N° 3083 - Un nouvel exemple de syndic au dessus des lois

ABUS N° 3083 - Un nouvel exemple de syndic au dessus des lois

 

I. L’histoire - incroyable

 

Un syndic - le cabinet Atlantique Syndic et Gestion à Saint Jean de Monts qui fait partie du groupe Square Habitat - veut faire poser une palissade d’un coût de 1 906,74 € dans une des copropriétés qu’il gère.

 

Voici comment il s’y prend :

 

  1. au lieu de faire voter ces travaux en assemblée générale, il organise une simple « consultation » écrite : première illégalité ; mais bon, certains diront que c’est pour la bonne cause et que - même si la loi française l’interdit - cela évite parfois d’avoir à attendre la prochaine assemblée générale (ceci dit avec ce genre de raisonnement il n’y a plus de loi ; il n’y a que des « arrangements ») ; mais le pire est ailleurs.

 

  1. Voici, en effet, le résultat de la consultation (document émanant du syndic lui-même).

 

Copropriétaires

Pour la palissade

Contre la palissade

B.............

 

NON

B.............

 

NON par courrier

B.............

Le courrier en RAR nous est revenu

B.............

OUI par mail

 

B.............

 

NON par courrier

C............

 

NON par mail

C............

 

NON par courrier

C............

Sans réponse

 

C............

Sans réponse

 

C............

Sans réponse

 

C............

Sans réponse

 

D............

Sans réponse

 

D............

Sans réponse

 

F............

Sans réponse

 

G............

 

NON par fax

G............

Sans réponse

 

G............

Sans réponse

 

L............

 

NON par courrier

L............

 

NON par mail

L............

 

NON par courrier

L............

OUI par courrier

 

M...........

Sans réponse

 

M...........

 

NON par courrier

M...........

OUI par courrier

 

O............

Sans réponse

 

P...........

OUI par tél

 

P..........

Sans réponse

 

R..........

Sans réponse

 

R..........

Sans réponse

 

R..........

Sans réponse

 

S..........

Sans réponse

 

S..........

Sans réponse

 

T..........

OUI par courrier

 

23 POUR 10 CONTRE

 

 

N’importe qui voit qu’il y a 4 OUI, 18 abstentions, 1 « retour » et 10 NON.

 

Hé bien, le syndic, lui, y voit :

 

  • 23 POUR

  • 10 CONTRE,

 

et décide de commander la palissade.

 

 

Inouï !

 

La sanction ? C’est simple. Le syndic devra prendre en charge cette somme et retourner trois mois à l’école pour apprendre :

 

  • la loi ;

  • à compter.

 

A suivre.

Abus

ACTION N° 3079 - L’ARC, Une association qui porte bien son nom : l’autonomie d’abord

ACTION N° 3079 - L’ARC, Une association qui porte bien son nom : l’autonomie d’abord

 

Oui, l’ARC est bien l’Association des RESPONSABLES de Copropriété. Autrement dit, l’Association des Copropriétaires qui veulent être autonomes.

Il y a deux semaines, l’ARC dénonçait ces nouvelles « officines » qui proposent de négocier en lieu et place des membres du conseil syndical les contrats de maintenance de la copropriété, les rendant ainsi totalement dépendants (voir abus numéro 3050), ce qui est une forme d’assistanat. L’ARC, qui récuse ce type de modèle a, quant à elle, développé des outils qui permettent aux responsables de copropriété (conseils syndicaux ou syndics non professionnels) d’être le plus rapidement possible totalement autonomes, tout en développant aussi des solutions d’aide ou d’assistance (et non d’assistanat) pour ceux qui ont besoin d’être accompagnés temporairement.

Nous allons donc reprendre les différents outils mis en place en vous indiquant comment l’ARC aide les responsables de copropriété à être indépendants et, en parallèle, quelles solutions elle propose pour assister ceux qui en ont besoin.

 

Les besoins

 

Des outils d’autonomie

 

 

Des outils d’assistance

Contrôle des charges

 

Grâce au « cahier du contrôle des comptes pour tous » mis en ligne gratuitement sur le site de l’ARC, le conseil syndical a tous les éléments pour réaliser lui-même le contrôle des charges.

L’ARC a, par ailleurs, développé un site accessible gratuitement qui permet de connaître les charges moyennes d’une copropriété en fonction de ses équipements afin de les comparer avec celles de sa copropriété.

A noter : nous venons de plus apercevoir que certaines des « officines » (évoquées dans notre LIEN abus numéro 3050) utilisaient notre « Observatoire » pour analyser les charges. Elles facturent donc aux copropriétés la simple utilisation d’un observatoire accessible gratuitement.

 

 

Possibilité de faire appel à un auditeur des comptes qui se déplace chez le syndic afin de réaliser une analyse des dépenses et des charges de sa copropriété, avec le conseil syndical.

L’analyse des dettes et créances

Grâce à un logiciel mis à la disposition des conseils syndicaux, ces derniers pourront procéder à différentes études permettant de contrôler l’état financier de leur copropriété ainsi que de déterminer le cas échéant les éléments qui posent problèmes

Possibilité de faire appel à un auditeur des comptes qui se déplacera chez le syndic pour réaliser l’analyse des dettes et créances avec le conseil syndical.

Analyse des consommation de chauffage

L’ARC a développé une application gratuite qui permet aux responsables de copropriété de pouvoir évaluer leurs consommations énergétiques par rapport à la rigueur de l’hiver.

 

Possibilité de faire appel à un auditeur des comptes qui se déplacera chez le syndic pour faire un audit spécifique ou de prendre rendez vous gratuitement auprès de nos consultants en énergie pour réaliser l’analyse des consommations énergétiques.

Mise en concurrence des sociétés

Pour donner les moyens aux responsables de copropriété de négocier au mieux les contrats et travaux liés à la copropriété, L’ARC a développé un site qui permet non seulement d’avoir les coordonnées de sociétés référencées dans plus de 40 corps de métier et donc de pouvoir faire des appels d’offre mais aussi d’avoir les prix médians des différents contrats liés à la copropriété.

De plus, l’ARC organise des journées appelées : « Journées de la mise en concurrence et de la performance » qui permettent aux membres du conseil syndical de rencontrer les sociétés référencées afin de mettre en concurrence les contrats de maintenance en place sur leur copropriété.

 

Produits d’entretien, ampoules, fioul…

L’ARC a développé un outil Internet qui permet aux membres du conseil syndical de pouvoir passer commande 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 sans avoir à transiter obligatoirement par la coopérative.

 

Réalisation des documents comptables au profit du syndic bénévole

Le syndicat peut acquérir un logiciel s’intitulant « simply – syndic » qui permet de rendre le syndic complètement autonome.

L’ARC propose à ceux qui ne veulent pas utiliser un logiciel, de remplir un simple « cahier ».

Après avoir rempli le « cahier d’assistance comptable », l’ARC se charge de réaliser l’ensemble des documents comptables exigés par le décret comptable

La gestion des fiches de paye

L’ARC encourage les syndics non professionnels à utiliser les aides gratuites du service public, le « TESE » qui permet de faire en ligne les fiches de paie et les déclarations sociales et fiscales ce qui rend le syndic non professionnel autonome.

Le syndic bénévole peut néanmoins demander, s’il le souhaite, à la coopérative technique de l’ARC de produire les fiches de paie ainsi que les déclarations sociales et fiscales du gardien et employé d’immeuble


Bien entendu, l’ARC ne s’arrête pas là pour rendre autonomes plus rapidement les responsables de copropriété. Pour cela, elle propose :

 

  • des dizaines de guides gratuits et payants traitant de l’ensemble des sujets de la copropriété (voir : http://arc-copro.fr/site/guides/guides.htm );

  • des consultations juridiques, techniques et comptables sur rendez-vous ;

  • un site Internet mis à jour chaque semaine avec multitude de conseils ;

  • des formations ;

  • des services spécialisés à travers sa coopérative-technique (Copropriété-Services).

Alors un conseil : méfiez vous des solutions d’assistanat et privilégiez les solutions associatives d’autonomie ou - si besoin et temporairement - d’assistance.

A l’ARC on préfère apprendre à pêcher à nos adhérents plutôt que de leur livrer le poisson...

 

 

Actions et Actus
Action

Philippe MAURICE : que fait la Police ?

3087

Philippe MAURICE : que fait la Police ?

 

Un adhérent nous envoie un document inquiétant « Philippe MAURICE y fait sa publicité et la publicité de ses articles ».

On y découvre des articles curieux :

 

  • « Liquidation judiciaire et fonds mandants

 

par Maître Philippe MAURICE /08/06/2011 /0 commentaires/ 262 vues

 

Les créances des syndics de copropriétaires sont-elles soumises à déclaration auprès du liquidateur ? ... »

 

Remarque : après avoir précipité la « faillite » de tant de copropriétés, Monsieur MAURICE est sans doute un vrai spécialiste de la question...

 

  • « La garde à vue nouvelle génération : ce qui change ?

 

Par Maître Philippe MAURICE /07/06/2011/ 0 commentaires/ 797 vues

 

Le réforme de la garde à vue : une avancé dans les droits mais beaucoup d’insécurité à venir... ».

 

Là encore, Monsieur MAURICE doit savoir de quoi il parle...

 

Ceci dit, après sa condamnation (voir LIEN abus 2935, 1277, 1208) il est tout de même inouï que ce monsieur puisse impunément jouer à l’avocat, alors même qu’il est TOUJOURS suspendu par le Barreau de Seine et Marne.

 

 

 

Actions et Actus
Action

Conseil n° 3081 : L’adresse des mandataires doit figurer sur la feuille de présence

3081

  L’adresse des mandataires doit figurer sur la feuille de présence

 

  • L’article 14 du décret du 17 mars 1967 qui concerne la feuille de présence (article d’ordre public) est pourtant très clair : « Il est tenu une feuille de présence pouvant comporter plusieurs feuilles qui indiquent les noms et domicile de chaque copropriétaire ou associé, et, le cas échéant, de son mandataire ». 

 

Mais curieusement beaucoup de syndics oublient de faire noter leur adresse aux mandataires. La conséquence est qu’il est impossible - en cas de doute - de retrouver un mandataire.

 

Si, chez de nombreux syndics, cet oubli est sans doute involontaire, chez d’autres - oh ! une infinie minorité bien sûr - cet oubli est volontaire et peut permettre de masquer des fraudes (voir abus numéro 2677) et, pire de rendre quasi-impossible toute enquête en cas de doute.

 

« Tiens, c’est curieux ; ce monsieur qui habite si loin et qu’on n’a jamais vu, a donné son pouvoir à ce Monsieur Henri qui a l’air de bien connaître le syndic. Mais - au fait - d’où vient ce Monsieur Henri et comment le recontacter ? ».

 

Sans adresse, impossible. Il vous reste juste à téléphoner (si vous pouvez) au propriétaire qui - une fois sur deux - vous dira qu’il ne connaît pas ce monsieur... Très bien, mais si vous voulez aller plus loin et vous apercevoir que le mandataire est, en fait, lié au syndic d’une façon ou d’une autre... c’est mission quasi impossible.

 

Alors, un bon conseil : rappelez le texte de l’article 14 à votre syndic et faites inscrire (même après le début de l’assemblée générale) l’adresse des mandataires sur la feuille de présence, si ceux-ci n’ont pas été invités par le syndic à le faire.

 

Et si vous avez des doutes avant, contactez votre syndic bien avant l’assemblée générale pour qu’il fasse le nécessaire.

 

Voir nos abus récents sur  CITYA, LAMY (numéro  2988) à ce sujet.

 

 

 

Dossier conseils
Conseil

Résoudre les problèmes de température des logements : l’action de l’UFC-Que-Choisir et de l’ARC

Résoudre les problèmes de température des logements : l’action de l’UFC-Que-Choisir et de l’ARC

Le problème de la température des logements est un des problèmes les plus récurrents en logement collectif, et particulièrement en copropriété. Les conflits, avec leurs enjeux de conforts et de consommations (donc de charges !) peuvent s’éterniser pendant des années.

Depuis longtemps l’ARC est au fait de ces problèmes, et a d’ailleurs développé des solutions efficaces, notamment dans notre guide du Bilan Energétique Simplifié (voir ci-dessous).

Que Choisir a donc contacté l’ARC pour faire le point sur ce sujet, ce qui a donné lieu au très bon article ci-dessous, qui fait le tour de la question et qui fait une bonne place au BÉS - Bilan Energétique Simplifié- (voir plus loin) :

 

«  C’est 19 °C maxi

 

Peu de gens le savent, mais la température de chauffage des habitations fait l'objet d'une réglementation. Et les frileux vont sans aucun doute pester, car ces 19 °C sont un maximum et pas un minimum !

Le texte réglementaire est sans ambiguïté, l'article R 131 -20 du code de la construction et de l'habitation stipule que «dans les locaux à usage d'habitation, les limites supérieures de température de chauffage sont fixées en moyenne à 19 °C pour l'ensemble des pièces d'un logement». Il est même indiqué comment la prendre en compte: il s'agit de «la température de l'air mesurée au centre de la pièce, à 1,50 mètre au-dessus du soi». Ces 19 °C valent pour les périodes d'occupation du logement. Dès qu'une absence dépasse 24 heures, on passe à 16 °C, et pour une absence supérieure à deux jours, la température maximale de chauffage tombe à 8 °C.

Ce n'est pas nouveau

Le plus étonnant, c'est que cette réglementation méconnue ne date pas d'hier. Elle a été adoptée en 1974 à la suite du premier choc pétrolier. Sur le coup, elle a modifié les comportements, aidée par la flambée soudaine des factures de chauffage. Puis il y a eu les contre-chocs pétroliers et les gouvernements successifs n'ont jamais cherché à faire respecter cette réglementation, à tel point qu'on a fini par oublier qu'elle existait.

La notion de surchauffe

Sur le plan théorique, tout logement chauffé à plus de 19 °C est donc en situation de surchauffe. S'il s'agit d'un choix individuel délibéré, il est incompatible avec les impératifs de réduction des consommations d'énergie mais sans conséquence : le texte ne prévoit pas de contrôles. La réglementation concerne beaucoup plus les appartements que les pavillons, dès lors qu'il est impossible de revenir à 19 °C en réglant les radiateurs ou le thermostat.

Mais, en pratique, dans un immeuble doté d'un chauffage collectif, il est très difficile d'assurer 19 °C à tous les appartements. Il existe donc une tolérance : on parle de surchauffe quand la température dépasse 22 °C (le seuil maximal pour les logements qui abritent des personnes âgées ou des enfants en bas âge) et que la seule façon de la faire baisser est d'ouvrir les fenêtres.

Le coût exorbitant de la surchauffe

Surchauffer coûte cher. En abaissant la température de chauffe des logements de 23 C à 19 °C, on réalise de belles économies, la consommation de chauffage chute de 30%. En ces temps d'énergie chère, tout le monde y a intérêt, que l'on soit locataire ou propriétaire, en individuel ou en collectif.

Les recours possibles

La première démarche à faire, c'est de contacter son bailleur si on est locataire, le conseil syndical et le syndic de l'immeuble si on est copropriétaire. Puis, en cas d'échec auprès de ces derniers, reste à inscrire cette question à l'ordre du jour de l'assemblée générale de copropriété, tout en essayant de ménager les frileux.

À I’ARC (Association des responsables de copropriété), cette question est un grand classique : « L’objectif que nous préconisons, est 20 °C. C'est un juste milieu qui concilie les exigences de confort et les économies d’énergie, explique Julien Allix, chargé de mission énergie. Mais face à des températures élevées, le 24 °C n’étant pas rare, on préconise d'abord des ralentis de nuit et on conseille une baisse progressive par palier d'un degré plutôt qu'une chute brutale. Ça prend plus de temps mais c'est une solution durable qui évite les tensions et les renversements de majorité dans les assemblées générales.»

Pour convaincre les copropriétés réticentes, I’ARC propose un «bilan énergétique simplifié», très utile pour prendre conscience des consommations de chauffage, souvent excessives, et de leurs dérives. Il est téléchargeable gratuitement sur :

arc-copro.fr/site/guides/grat/BES.pdf.

 

Ce que dit la justice

Dans un arrêt du 29 septembre 2004, la cour d'appel de Paris a condamné une copropriété de Saint-Mandé (94) à verser 5 000 € à un copropriétaire dont le logement était chauffé à 23,5 °C, « une température qui excède le plafond fixé par l'article R 131-20 du code de la construction » et qui, a jugé la Cour, « crée un trouble de jouissance avéré qui ouvre droit à réparation ».

 

La solution pour les frileux

Le locataire ou le copropriétaire qui veut chauffer son logement à plus de 19 °C doit s’équiper d'un chauffage d'appoint individuel. Il n’est pas en droit d'exiger plus de son propriétaire ou du syndic.

 

Et la consommation mini ?

L’article R 131-6 du code de la construction stipule que « les équipements de chauffage du logement permettent de maintenir à 18°C la température au centre des pièces du logement». Dans une copropriété où un logement sous-chauffé n'atteint pas 18°C, voter l'ajout de radiateurs pour ce logement est plus pertinent qu'augmenter la température de chauffage de l'immeuble».

 

Pour faire votre BES (Bilan Energétique Simplifié) et résoudre concrètement (entre autre) les problèmes de surchauffe, sous-chauffe et déséquilibrage, consultez notre guide gratuit en téléchargement :

http://arc-copro.fr/site/guides/grat/BES.pdf

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Conseil

CONSEIL N° 3082 - De l’utilité d’un examen attentif du Grand livre chaque année et plus spécialement dans le cas d’un changement de syndic

CONSEIL N° 3082 - De l’utilité d’un examen attentif du Grand livre chaque année et plus spécialement dans le cas d’un changement de syndic

Histoire récente : les copropriétaires d’une copropriété adhérente à l’ARC, excédés par le comportement de leur syndic - le cabinet DENIS à Paris 9ème - décident d’en changer, après être venus consulter l’ARC avec le « grand livre comptable » de la copropriété.

Le nouveau syndic, à l’examen du « grand livre », a - suite à sa reprise de gestion - demandé au conseil syndical le concours d’un expert-comptable pour pouvoir reprendre, dans les meilleures conditions, la comptabilité et repartir avec le syndicat des copropriétaires sur des bases assainies.

Le conseil syndical - adhérent collectif à l’ARC - a donc demandé à l’ARC l’assistance d’une personne diplômée en expertise comptable.

L’examen attentif du grand livre a ainsi permis au conseil syndical, assisté de l’ARC, de déceler des anomalies graves, en particulier que :

 

  • la comptabilité était en partie fausse,

  • le grand livre présenté avait de graves anomalies

  • des charges indues avaient été comptabilisées,

  • en particulier le remplacement d’une fenêtre (partie privative) dans une cave comptabilisé en compte de charges,

  • le syndic avait imputé de nombreux honoraires indus pour plusieurs centaines d’euros,

  • un coût de transmission des archives à la fois illégal et disproportionné avait été appliqué,

  • et quelques autres broutilles…

Résultat de tout cela : le conseil syndical a pu exiger le remboursement au syndic défaillant de près de 10 000 € (oui, dix mille, soit en l’occurrence 5 fois le coût de la prestation).

 

Devant la gravité des faits étayés par nos soins, l’ancien syndic a immédiatement réglé la somme demandée.

 

Moralité de cette histoire :

 

  • Ne pas hésiter à se faire aider par des comptables qualifiés.

  • Le « grand livre » est la pièce maitresse dans les comptes des copropriétaires.

  • Le grand livre permet de déceler des anomalies qui passent inaperçues auprès de la plupart des copropriétaires.

  • La peur du « gendarme » et d’un « abus » de l’ARC est salutaire pour la plupart des copropriétés.

 

 

L’ARC et Copropriété Services (sa coopérative) peuvent aider les conseils syndicaux dans la lecture et l’interprétation du grand livre.

 

Deux possibilités pour les adhérents collectifs :

  • une lecture du « grand livre », avec le conseil syndical, sans rapport écrit : cette assistance coûte entre 100 et 300 €. NB : cela se fait à l’ARC, sans déplacement, chez le syndic) ;

  • un audit des comptes et de la gestion (étude des contrats, des consommations, etc.), chez le syndic, en compagnie du conseil syndical : il s’agit là d’une prestation particulière qui est facturée au temps. Vous pouvez avoir une idée des coûts pour votre cas particulier en consultant le lien suivant : http://arc-copro.fr/documentation/contr-le-des-comptes-de-votre-copropri-t-tous-les-outils-et-moyens-mis-votre

 

Contacts :

 

  • Pour les audits de comptes et de gestion, si vous êtes adhérents collectifs :

01 40 30 12 82

  • Pour l’assistance à la lecture du « grand livre  comptable », là aussi pour les adhérents collectifs : 01 40 30 42 82.

 

 

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