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Copropriétés nouvelles : quelles charges le syndic provisoire peut-il appeler avant la première assemblée générale ?

Copropriétés nouvelles : quelles charges le syndic provisoire peut-il appeler avant la première assemblée générale ?

 

La réponse à cette question se trouve dans l’article 35 du décret du 17 mars 1967 : « Lors de la mise en copropriété d’un immeuble, le syndic provisoire peut exiger le versement d’une provision, lorsque celle-ci est fixée par le règlement de copropriété, pour faire face aux dépenses de maintenance, de fonctionnement et d’administration des parties et équipements communs de l’immeuble. Lorsque cette provision est consommée ou lorsque le règlement de copropriété n’en prévoit pas, le syndic provisoire peut appeler auprès des copropriétaires le remboursement des sommes correspondantes aux dépenses régulièrement engagées et effectivement acquittées, et ce jusqu’à la première assemblée générale à son initiative qui votera le premier budget prévisionnel et approuvera les comptes de la période écoulée ».

 C’est donc clair :

1.  soit la provision est prévue par le règlement ;

2.  soit le syndic ne peut exiger que le remboursement de dépenses « régulièrement engagées et effectivement acquittées ».

 Très concrètement cela veut dire - si vous êtes dans ce dernier cas - que le syndic doit vous fournir la LISTE précises des dépenses (et vous donner la possibilité de vérifier la réalité des dépenses si vous le demandez) ;

 Il faut surtout bien vérifier :

  1. que les dépenses ont été acquittées (il ne s’agit pas simplement de factures à payer) ;

  2. qu’elles ont été régulièrement engagées : s’il s’agit, par exemple, de payer des contrats ou travaux que le syndic n’avait aucun droit d’engager, vous seriez fondé à refuser l’appel de fond au syndic. Exemple : le syndic a signé un contrat de cinq ans pour l’entretien de l’ascenseur ou le syndic a commandé des travaux de reprise de malfaçons qui auraient dû être pris en charge par le promoteur, etc.

Comme on le voit, c’est simple. Il suffit simplement d’être vigilant, très vigilant.

 

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Le contrôle des taxes sur salaires 2010

Le contrôle des taxes sur salaires 2010

La taxe sur les salaires est prévue par l'article 231 du CGI (Code Générale des Impôts).

Elle est due par toutes entités physiques ou morales employeurs domiciliées ou établies en France dès lors qu'elles ne sont pas assujetties à la TVA ou assujetties à la TVA sur moins de 90 % de leur chiffre d'affaires. Les syndicats de copropriété employant du personnel y sont donc assujettis (pas de dispense pour ce secteur d'activité).

L'assiette pour la base de calcul de la taxe sur les salaires est constituée du montant brut des rémunérations payées, y compris des avantages en nature. L'article 231-1 du CGI mentionne "les sommes payées à titre de traitements, salaires, indemnités, émoluments, y compris la valeur des avantages en nature"

Montant de la taxe

  1. Taux normal : 4,25 % sur la totalité des salaires versés.

  2. Majoration :

  • 4,25 % (soit un taux global de 8,5 %) sur la fraction des rémunérations individuelles annuelles comprises entre 7 604 euros et 15 185 euros,

  • 9,35 % (soit un taux global de 13,60 %) sur la fraction de ces rémunérations excédant 15 185 euros.

Lorsque le montant annuel de la taxe ne dépasse pas 840 €, l'entreprise est dispensée de déclaration et de paiement.

Périodicité de la déclaration et du paiement

La périodicité des déclarations et des paiements varient selon le montant de la taxe annuelle versée sur l'année précédente :

  • Montant inférieur à 1 000 € : l'employeur (le syndicat représenté par son mandataire le syndic) ne dépose qu'une seule déclaration (formulaire n° 2502) au plus tard le 15 janvier pour les salaires versés au titre de l'année précédente, accompagnée du paiement de la taxe ;

  • Montant compris entre 1 000 et 4 000 € : l'employeur adresse, dans les 15 premiers jours du trimestre suivant celui du paiement des rémunérations, un relevé de versement provisionnel (formulaire n° 2501) accompagné du paiement de la taxe. Par exception, la taxe due au titre du dernier trimestre est versée avec le complément exigé lors de la régularisation suite au dépôt de la déclaration annuelle n° 2502 ;

  • Montant supérieur à 4 000 € : l'employeur dépose, dans les 15 premiers jours du mois suivant le versement des salaires, le relevé de versement provisionnel accompagné du paiement de la taxe. La taxe due au titre du mois de décembre est payée avec le complément de régularisation lors de la déclaration annuelle n° 2502.

Les employeurs (syndicats de copropriété) qui ne sont pas redevables de la taxe sur les salaires (franchise ou abattement) sont dispensés du dépôt de la déclaration annuelle.

Allègements (ou décote, ou abattement)

  • La taxe n'est pas due si son montant annuel n'excède pas 840 euros.

  • Si son montant est inférieur à 1 680 euros, l'employeur (le syndicat) peut bénéficier d'une décote égale aux 3/4 de la différence entre 1 680 euros et le montant de la taxe sur le salaire normalement dû.

En annexe :

  1. Exemple de calcul mensuel avec régularisation annuelle sans exonération ;

  2. Exemple de calcul mensuel avec régularisation annuelle avec décote ;

  3. Exemple de calcul mensuel avec régularisation annuelle avec exonération totale.

Dans ces tableaux, la dernière ligne indique le montant réel à payer (après éventuelle décote) ou l'exonération totale.

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CONSEIL N° 2996 - CICG racheté par TAGERIM : attention aux convocations en assemblée générale spéciale en cas de « reprise » d’un syndic

CONSEIL N° 2996 - CICG racheté par TAGERIM : attention aux convocations en assemblée générale spéciale en cas de « reprise » d’un syndic

 

L’ARC LANGUEDOC juge utile que les copropriétaires et adhérents soient avertis le plus rapidement possible d’anomalies manifestes suite à la reprise de CICG par TAGERIM (voir notre LIEN abus numéro 2949).

 

I. Présentation du problème

Le syndic CICG, suite à une procédure judiciaire et sur proposition de l’administrateur judiciaire va être repris par TAGERIM.

Des adhérents nous ont informé qu’un courrier de l’administrateur judiciaire chargé de la procédure de sauvegarde, puis du redressement judiciaire, leur a été adressé fin novembre début décembre.

Première anomalie : tous les copropriétaires n’ont pas reçu ce courrier, certains en obtenant copie « par hasard » suite à des échanges entre eux.

Dans ce courrier, l’administrateur indiquait curieusement aux copropriétaires qu’ils seraient prochainement amenés à régulariser la situation en désignant comme syndic TAGERIM (dans notre cas : TAGERIM LANGUEDOC), et en signant au plus tôt un nouveau mandat de gestion que TAGERIM transmettrait rapidement. Oui, « curieux » d’oublier que les copropriétaires sont encore libres d’accepter OU NON le repreneur proposé par un administrateur judicaire.

 

II. CICG ne respecte pas la loi

CICG finit par adresser les convocations. Problème, car CICG a « oublié » les dispositions de l’article 26 du décret du 17/03/1967 puisqu’il convoque les assemblées générales sans la moindre concertation avec le conseil syndical ! En effet, rappelons que l’ordre du jour de toute AG doit être établi en concertation avec le conseil syndical.

Ainsi, à peine 4 semaines après l’envoi du courrier de l’administrateur (et encore, pas à tout le monde…), les copropriétaires sont convoqués en assemblée générale avec pour seul ordre du jour :

  • « INFORMATION SUR LA REPRISE DES ACTIFS DES SOCIETES CICG, CIGL, SGL ET IGL EXPLOITEES SOUS L’ENSEIGNE JYLOGE, PAR TAGERIM (sans vote)

  • DESIGNATION DU SYNDIC : TAGERIM LANGUEDOC ».

Nos adhérents ont - sur notre conseil - bien entendu envoyé un courrier recommandé à CICG afin de lui signifier l’irrespect de l’article 26 du décret, et afin de demander l’annulation de cette assemblée générale suivie d’une nouvelle convocation, dont l’ordre du jour aura cette fois-ci été établi avec le conseil syndical. L’adhérent vint d’ailleurs de recevoir l’accord de CICG... Ouf !

Conseils en guise de conclusion :

  • si vous souhaitez ne pas être forcés de désigner TAGERIM et que vous jugez légitime de proposer un autre choix aux copropriétaires, ne tardez pas à consulter un autre syndic et à envoyer ce contrat à CICG en demandant son ajout à l’ordre du jour (par recommandé avec AR ou fax) ;

  • prenez d’ores et déjà les devants si vous n’avez pas encore été convoqués en AG spéciale, et envoyez un courrier RAR à CICG / TAGERIM afin de leur rappeler la nécessité d’établir la convocation en concertation avec le conseil syndical, et de bien veiller à ne pas convoquer les copropriétaires de façon unilatérale ;

  • si une assemblée générale venait tout de même à se tenir, exigez que le mandat confié à TAGERIM ne dépasse pas 4 à 6 mois, l’obligeant à porter à nouveau la résolution relative à la désignation du syndic lors de l’assemblée générale annuelle à venir ;

  • si le syndic refuse et impose sa volonté, tirez-en les conclusions adéquates… et élisez un copropriétaire syndic bénévole pour environ 3 mois, charge à lui de convoquer et tenir une prochaine assemblée générale visant à désigner un syndic

Le cas particulier de CICG est que cela concerne essentiellement des résidences en investissement locatif issu du système OMNIUM, et que par définition (hélas) les copropriétaires sont moins investis au sein du conseil syndical (quand il y en a un). Le principe consistait en un investissement défiscalisé jusqu’à la gestion de l’appartement, propice aux abus en tous gens.

TAGERIM nous prouve qu’il compte « passer en force » pour assurer sa désignation en tant que syndic suite à la reprise des actifs de CICG, sans compter le transfert des mandats de gestion locative.

Et après, des syndics diront que l’ARC et l’UNARC voient le mal partout… !

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CONSEIL N° 2997 - Faut-il faire un nouveau diagnostic amiante ? Méfiez-vous des syndics indélicats ou manipulés

CONSEIL N° 2997 - Faut-il faire un nouveau diagnostic amiante ? Méfiez-vous des syndics indélicats ou manipulés

 

I. Amiante : nouveau décret, nouveau chantage

 

En matière d’amiante, nous en sommes au cinquième ou sixième décret depuis quinze ans. À chaque fois le ministère en rajoute une couche pour le plus grand bonheur des diagnostiqueurs « marrons » et de leurs amis syndics indélicats (une infime minorité, comme nous ne cessons de le dire...).

 

Donc, rebelote, un nouveau décret publié au Journal Officiel en juillet et applicable en février 2012 déferle sur les copropriétés avec les mots d’usage de nos aimables syndics aux conseils syndicaux : « Acceptez le devis pour compléter votre diagnostic amiante ou vous serez responsable pénalement ».

 

Voyons cela.

 

II. Les obligations issues du nouveau décret

 

Rappelons que - en copropriété - tous les immeubles ont du faire depuis longtemps l’objet d’une recherche des matériaux en amiante et d’une analyse de leur conservation.

 

Ce nouveau décret que nous commentons en long et en large dans un dossier spécial sur notre « zone adhérents » (« Comment faire ? Comment ça marche ? », sous rubrique : « Diagnostics immobiliers ») précise - en ce qui concerne le dossier amiante - qu’il convient simplement, si cela n’a déjà été fait (très très important, comme on le verra), de vérifier qu’il n’y a pas de matériaux en amiante à certains endroits extérieurs non spécialement visés par le précédent décret.

 

Il s’agit de façon très précise des éléments suivants :

 

Toitures

Plaques, ardoises, accessoires de couverture (composites, fibres-ciment), bardeaux bitumineux.

Bardages et façades légères

Plaques, ardoises, panneaux (composites, fibres-ciment).

Conduits en toiture et façade

Condits en amiante-ciment : eaux pluviales, eaux usées, conduits de fumée.

 

III. De qui se moque-t-on ?

 

On demande aux copropriétés de repayer un nouveau diagnostic pour vérifier si certains éléments du bâti « oubliés » lors de la rédaction du premier décret contiennent de l’amiante. Autrement dit, cela laisse entendre que certains diagnostiqueurs peu professionnels n’ont pas vérifié des éléments du bâti qui pouvaient potentiellement contenir de l’amiante au motif que ces derniers n’étaient pas indiqués sur le décret. Ils ont donc certifié qu’il n’y avait pas de présence d’amiante dans la copropriété, alors que dans la réalité il pouvait y en avoir !

 

IV. Les bons et les mauvais diagnostiqueurs

 

Les professionnels diront : que pouvez-vous nous reprocher ? Nous avons respecté scrupuleusement le décret ! Nous dirons qu’on ne peut pas être un bon professionnel certifié « si on ferme les yeux » sur des éléments du bâti sous prétexte que ces derniers n’étaient pas mentionnés sur le décret.

 

C’est pour cela qu’il faudra faire la distinction entre deux types de « diagnostiqueurs » :

 

 

  • LES PROFESSIONNELS : ceux qui, dès le départ, ont vérifié l’intégralité du bâti (y compris les éléments qui n’étaient pas prévus dans le décret initial) - par exemple - analysé le toit (c’est le cas des diagnostiqueurs référencés par l’ARC) (voir plus loin); imagine-t-on un bon diagnostiqueur ne pas signaler la présence d‘ardoise ou d’accessoires de couvertures en fibre-ciment ?

 

 

  • et au contraire LES COMMERCANTS ceux qui ont fait le strict minimum de la liste d’origine sans respect de la santé des copropriétaires !

 

Voici un extrait d’un diagnostic fait il y a plusieurs années par un diagnostiqueur référencé par « Copropriété -services ». On remarquera que le toit et suivant ont fait l’objet d’un contrôle…

 

Composants concernés

Le présent dossier technique porte sur les composants désignés dans l’annexe au décret du 13 septembre 2001 modifié par le décret du 3 mai 2002.

Flocages

Calorifugeages et enveloppes

Panneaux de Faux plafonds

Enduits projetés

Joints et Tresses des portes coupe feu

Panneaux de cloisons ou de revêtements de parois

Clapets et volets coupe feu et rebouchages

Dalle de sol

Conduit

……..

  • toitures et bardage en amiante-ciment

  • les canalisations et gaines extérieures en amiante-ciment

  • les plaques en amiante-ciment situées sur les radiateurs

  • les composants pouvant se trouver sur les chaudières, radiateurs électriques, contacteurs de forte puissance.

Pour les éléments en amiante ciment constituant l’enveloppe directement visibles depuis l’intérieur des locaux, ……, il sera procédé à 2 prélèvements et analyses de poussières

 

 

 

 

 

IV. Conséquences

 

Les conséquences sont claires :

 

  1. si votre diagnostiqueur a travaillé de façon consciencieuse (cas des diagnostiqueurs référencés par l’ARC, (nous insistons sur ce point) vous êtes déjà en règle et n’avez pas à compléter votre diagnostic ;

 

  1. si votre diagnostiqueur a fermé les yeux sur certains éléments du bâti et a fait à moitié le travail la première fois il faut - malheureusement - compléter le diagnostic, d’ailleurs et que nous vous conseillons de négocier pour un prix minimum (le diagnostiqueur en a pour, au maximum, une demi-heure !) voire gratuitement, ce qui apprendra à ce professionnel à être plus professionnel la prochaine fois.

 

Conclusion :

 

  • Demandez à votre syndic qu’il vous fournisse le diagnostic technique amiante complet (DTA) et non le diagnostic amiante. S’il ne l’a pas, demandez au diagnostiqueur de refaire l’étude à ses frais en incluant les nouveaux éléments à contrôler.

 

  • Vérifiez si les nouveaux éléments n’ont pas déjà été contrôlés.

 

Dernières informations :

 

Vous avez neuf ans pour compléter votre actuel diagnostic (si besoin) sauf si une vente a lieu dans votre copropriété ; dans ce cas il faudra le compléter (si besoin).

 

À ceux qui vous disent que vous risquez le bagne si vous n’avez pas procédé à un complément de dossier amiante dès le 5 février 2012, photocopiez le présent « abus » et dormez tranquilles.

 

 

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CONSEIL N° 2995 - DJU sur novembre et décembre : moins 34 % !!! Et votre facture, elle ?

CONSEIL N° 2995 - DJU sur novembre et décembre : moins 34 % !!! Et votre facture, elle ?

 

I. L’hiver doux

 

L’hiver doux c’est le réchauffement climatique, les tempêtes, la banquise qui continue de fondre, des désordres à venir...

 

C’est aussi - en principe - moins de combustibles.

 

En êtes-vous si sûr ? Avez-vous vérifié que la conduite de votre chaufferie entraînait des baisses de consommations à peu près équivalentes ? Vous voulez le savoir. C’est simple.

 

II. DJU sur Paris

 

Voilà, en effet, les degrés-jours-unifiés (DJU) enregistrés sur Paris en novembre et décembre 2010 et 2011 :

 

  • novembre 2010 : 310 DJU

  • novembre 2011 : 229 DJU ( soit -26 %)

 

  • décembre 2010 : 512 DJU

  • décembre 2011 : 314 DJU (soit -38,7 %).

 

En principe vos consommations auraient du baisser d’autant. Ceci, naturellement, dans le cas où la conduite de votre chaufferie est correcte.

 

Donc, allez vite vérifier (si vous avez le gaz ou le chauffage urbain) que vos consommations sur ces deux mois sont bien en baisse de ces valeurs.

 

Sinon, commencez par prendre contact avec votre chauffagiste, exigez des explications et envisagez des pénalités. Vite !

 

Ensuite, lisez le BÉS (Bilan Énergétique Simplifié téléchargeable gratuitement : http://arc-copro.fr/site/guides/grat/BES.pdf ) et venez éventuellement nous voir si vous êtes adhérents collectifs.

 

 

 

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ACTION N° 3001 - Pénalités EDF nous demandons simplement le retour au Code civil

ACTION N° 3001 - Pénalités EDF nous demandons simplement le retour au Code civil

 

Après avoir publié la réponse du directeur d’EDF-entreprise et notre propre réponse (voir LIEN abus numéro 2980) voici la lettre que nous avons adressé à Eric BESSON, Ministre de l’Industrie, donc ministre de tutelle d’EDF :

 

Ministère de l’Économie

des Finances et de l’Industrie

Monsieur le Ministre Éric BESSON

139 rue de Bercy

75012 PARIS

 

Paris, le 21 décembre 2011

Monsieur le Ministre,

 

Nous nous permettons de vous adresser :

 

  • la lettre que nous avons adressée au directeur d’EDF,

  • sa réponse,

  • notre réponse.

 

Comme nous le disons dans notre courrier nous sommes particulièrement étonnés de constater qu’une grande entreprise publique assurant un service public puisse ainsi admettre ne pas respecter volontairement les dispositions protectrices du Code civil au prétexte que ces dispositions ne sont pas d’Ordre public.

 

La conséquence est que des dizaines de milliers de copropriétés, donc trente fois plus de copropriétaires (la moyenne étant de trente logements par copropriété) se voient appliquer des pénalités de retard de 45 euros dès que leur syndic a payé avec retard une facture, ne serait-ce que d’une semaine.

 

Ainsi des copropriétaires non responsables, victimes de leurs syndics et de leur pratique de paiement différé doivent-ils supporter des pénalités alors que le préjudice pour EDF est nul.

 

Nous souhaiterions - au moment où chacun aujourd’hui constate la dérive des charges de copropriété - que la société publique EDF puisse appliquer le Code civil et donc respecter les dispositions protectrices des consommateurs.

 

Vous remerciant de toute action en ce sens de votre ministère et restant à votre disposition, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’assurance de notre haute considération.

 

Fernand Champavier Ketty EVEN

Président de l’ARC. Présidente de l’UNARC ».

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DOSSIER DU MOI DE FEVRIER 12 - 10 Mesures et 10 moyens pour maîtriser les charges et les gros travaux en copropriété

10 Mesures et 10 moyens pour maîtriser les charges et les gros travaux en copropriété

 

I. En attendant le rapport « BRAYE »

 

Dans quelques jours, Dominique BRAYE, Président de l’ANAH va remettre son rapport concernant le traitement des copropriétés fragiles en France, dont le nombre ne cesse de croître.

 

Ce rapport dont nous parlerons dès sa publication reprendra - et nous nous en réjouissons - une grande partie des 25 mesures que nous avions proposées.

 

Nous avons décidé - parallèlement - de nous attaquer aux problèmes précis des charges et des gros travaux en copropriété. Voilà pourquoi nous venons de réaliser un dossier envoyé à tous les candidats à l’élection présidentielle ainsi qu’à Dominique BRAYE. Ce dossier reprend quelques-unes de nos propositions « clef » et en rajoute quelques-unes.

 

Nous présentons ce dossier dont nous donnerons le détail la semaine prochaine.

 

II. Deux problèmes très préoccupants

 

Deux problèmes préoccupants mobilisent aujourd’hui les copropriétaires et leurs représentants :

 

  • l’augmentation continue des charges de copropriété ;

  • les difficultés grandissantes à engager dans les copropriétés les gros travaux qui s’imposent, y compris les travaux d’économie d’énergie.

 

Pour nous attaquer à ces deux problèmes, nous proposons :

 

  • 10 mesures de fond propre à traiter les problèmes à la racine.

  • 10 moyens immédiatement applicables par tous les conseils syndicaux qui le souhaitent.

 

Les 10 mesures que nous présentons dans le document joint sont les suivantes :

 

  1. Instaurer le compte séparé obligatoire, véritable instrument de maîtrise des charges.

  2. Réformer l’arrêté du 19 mars 2010 pour maîtriser les honoraires de syndic.

  3. Introduire l’obligation d’une part de créer des « fonds travaux » dans les copropriétés et d’autre part de mettre en place des plans pluriannuels de travaux.

  4. Aider les ménages très modestes à financer leur quote-part de fonds travaux.

  5. Mettre en place un Plan d‘Epargne Copropriété (PEC).

  6. Maîtriser les charges par l’introduction d’une possibilité de cogestion en copropriété.

  7. Rétablir la confiance des copropriétaires dans les syndics, assurer un meilleur contrôle de la profession et garantir ainsi une meilleure qualité de gestion.

  8. Freiner les augmentations des tarifs du gaz et de l’électricité.

  9. Développer les aides à la rénovation énergétique dans les copropriétés.

  10. Réviser les dispositions concernant le taux de plomb dans l’eau à échéance fin 2013 pour éviter des travaux coûteux et trop souvent inutiles.

 

Ces mesures sont soumises aux principaux candidats à l’élection présidentielle à qui elles viennent d’être adressées.

 

Les dix moyens immédiatement utilisables mis en place par l’ARC, sont :

 

  1. Un observatoire et un comparateur de charges : OSCAR+

  2. L’aide à la mise en concurrence grâce au site « COPRO DEVIS » : produits, travaux, contrats.

  3. L’aide à la renégociation des contrats de prestations de service.

  4. L’aide à la maîtrise des charges de chauffage, d’eau, d’électricité.

  5. L’aide au suivi du recouvrement des impayés et au contrôle des frais et procédures de recouvrement.

  6. L’aide au contrôle des comptes.

  7. L’aide spécifique au contrôle des frais du personnel.

  8. L’aide à la mise en œuvre de plans pluriannuels de travaux d’économie d’énergie.

  9. La mise en place d’un dispositif de lutte adapté à la précarité énergétique en copropriété.

  10. La mise à disposition de nombreux guides gratuits pédagogiques concernant la maîtrise des charges et téléchargeables sur le site Internet de l’ARC.

 

 

Nous communiquerons la semaine prochaine le détail de ces 10 mesures et 10 moyens ainsi que les explications nécessaires.

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Journée portes-ouvertes sur la copropriété et le syndic « bénévole »

Journée portes-ouvertes sur la copropriété et le syndic « bénévole »

 

  • Vous envisagez de passer en gestion bénévole ?

  • Vous vous demandez comment être vous-même syndic ?

  • Vous aimeriez rencontrer des personnes qui pourraient parler de leur expérience avant de vous lancer ?

  • Vous êtes déjà syndic bénévole et vous souhaitez vous confronter à une autre expérience tout en ayant des réponses à vos questions ?

  • Ou vous êtes tout simplement curieux d’approfondir vos connaissances de la gestion d’un immeuble…

 

Participez à notre journée « portes-ouvertes » où un syndic bénévole vous ouvre les portes de sa copropriété pour vous faire découvrir, de façon très concrète, la façon dont il est passé en gestion directe, les questions qu’il s’est posé, la façon dont il a mis en place une nouvelle gestion dans son immeuble, etc.

 

 

 

Au programme :

  • découverte pédagogique de la gestion d’une copropriété ;

  • distribution de guides gratuits ;

  • visite des éléments des équipements communs (chaufferie, ascenseurs, parking, etc.) ;

  • sensibilisation aux objectifs du Grenelle 2 appliqués à la copropriété : objectifs, enjeux et moyens à mettre œuvre ;

  • présentation des programmes de formations spécifiques syndic bénévole ;

 

Entrée libre et gratuite pour nos adhérents sous réserve d’une inscription préalable. Inscription des non-adhérents soumise à une participation de 10 €.

 

Contacts :

Albin Philipps, Association des Responsables de Copropriété

Inscription à adresser par écrit : albin.philipps@arc-copro.fr ; fax : 01 40 30 07 57

Adresse postale : A.R.C. Journée « porte ouverte », 25 rue Joseph Python, 75020 Paris

 

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Bientôt les contrôles de comptes annuels. Pour vous aider, le cahier de « contrôle de comptes pour tous » : nouveau et ré-vo-lu-tion-naire

Bientôt les contrôles de comptes annuels. Pour vous aider, le cahier de « contrôle de comptes pour tous » : nouveau et ré-vo-lu-tion-naire

 

I. Un énorme besoin

 

Le contrôle des comptes annuel des copropriétés est un exercice indispensable pour tous ceux qui veulent maîtriser leurs charges et améliorer la gestion de leur copropriété.

Hélas, cet exercice n’est pas toujours fait de façon suffisamment approfondie et cela pour une raison toute simple : souvent les copropriétaires ne se sentent pas assez sûrs d’eux pour effectuer un vrai contrôle qui aille au-delà du simple et décevant « pointage » des factures.

 

Nous avons eu beau rédiger des guides très pratiques (« Les comptes de sa copropriété » « Savoir maîtriser les charges de sa copropriété », etc.), rien n’y a fait et une grande partie de nos adhérents ont toujours beaucoup de mal à faire un vrai contrôle sans assistance.

 

Certes, notre service d’audit de comptes permet, en partie de pallier cette situation, mais ce service est vite saturé en période de « pointe » (malgré le fait que nous ayons huit contrôleurs en exercice), et de toute façon ne répond pas forcément aux besoins des petites copropriétés qui n’ont pas toujours besoin d’un auditeur niveau « expert-comptable » doublé d’un spécialiste de la gestion des copropriétés.

 

II. Enfin, une réponse

 

C’est pourquoi, après nous être beaucoup interrogé et avoir beaucoup cherché, nous avons trouvé la solution, voire LA solution.

 

Nous avons mis au point un cahier simple et pédagogique d’une quinzaine de pages qui permet de procéder à un contrôle d’une quarantaine de points, ceci sans connaissance particulière préalable.

 

Ce « cahier » est téléchargeable gratuitement sur la « zone adhérents » de notre site Internet. Il suffit ensuite de suivre les « consignes » fournies par le « cahier » sur chaque point ainsi que le mode d’emploi pour repérer les problèmes et les anomalies, puis demander les corrections et redressements qui s’imposent au syndic.

 

Comme nous savons qu’un certain nombre de conseillers syndicaux - même dotés d‘un « cahier » très simple - risquent de ne pas franchir le pas faute de confiance en eux, nous avons aussi prévu (pour ceux qui le souhaitent) une formation de 3 heures (payante, 20 €) à l’utilisation complète de cet outil ainsi qu’un accompagnement, (ceci après contrôle), toujours s’ils le souhaitent.

 

Bref, nous fournissons la canne à pêche mais aussi le cours de pêche pour apprendre à chacun à « pêcher » par soi-même.

 

III. Cerise sur le gâteau

 

En plus de ce qui s’apparente à un beau cadeau de début d’année nous profitons de la formation spéciale prévue concernant la bonne utilisation du « cahier du contrôle des comptes » pour revenir sur les « 5 annexes comptables » (adressées obligatoirement par TOUS les syndics à TOUS les copropriétaires) et dont chacun sait qu’elles ne sont comprises que par un copropriétaire sur mille, et encore !

 

Précisons que le guide des 5 annexes comptables (analyse pas-à-pas de TOUS les comptes) est lui aussi disponible gratuitement sur la « zone adhérents » de notre site Internet.

 

Ce n’est pas un cadeau, c’est un chariot entier de cadeaux !

 

Si vous avez la chance d’être déjà adhérents collectifs à l’ARC, vous pouvez donc :

 

  • consulter ou télécharger le « cahier de contrôle des comptes pour tous » ;

  • consulter ou télécharger le guide des « 5 annexes comptables » également gratuitement,

 

et si vous le voulez nous retourner le bulletin ci-dessous.

 

À noter : les séances de formations (3 heures en après-midi ou en soirée pour que tous puissent venir) sont payantes [20 € ], ceci pour deux raisons :

 

  • d’abord éviter que trop d’adhérents s’inscrivent uniquement « pour voir » ;

  • ensuite pour pouvoir rémunérer convenablement les « super » formateurs qui vont assurer ces formations.

 

 

 

 

Si vous êtes intéressés par ces formations, vous pouvez nous retourner le présent document :

 

Nom :........................................................................................................................

N° d’adhérent collectif :...........................................................................................

Est intéressé par une formation :

 

en journée en soirée

 

Nous vous indiquons alors le calendrier des formations.

ARC - 27,29, rue Joseph Python - 75020 PARIS

Fax : 01 40 30 12 63. mail : unarasso@claranet.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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ABUS N° 3122 - SQUARE HABITAT - Clermont-Ferrand ou l’art de la manipulation, de la double facturation et du droit à «géométrie» variable

ABUS N° 3122 - SQUARE HABITAT - Clermont-Ferrand ou l’art de la manipulation, de la double facturation et du droit à « géométrie » variable

 

Voici un article que nous adresse l’ARC-Auvergne.

Une copropriétaire adhérente nous a fait parvenir la convocation de l’assemblée générale de mars 2012 d’une copropriété gérée par Square Habitat à Clermont-Ferrand.

Après analyse et nous rapportant aux années antérieures, nous constatons les dérives suivantes

 

1. Forfait administratif

Le Contrat de Syndic voté en mars 2010 fait figurer les mentions suivantes faisant partie du forfait :

  • frais de tirage, d’affranchissements, d’acheminements, des appels de fonds ;

  • frais de tirage, d’affranchissements, d’acheminements, de la convocation à l’assemblée ordinaire ;

  • frais de tirage, d’affranchissements, d’acheminements, de diffusion des procès verbaux.

 

Le forfait administratif est facturé 9000 € TTC en plus des honoraires de gestion courante d’un montant de 39700 € pour 304 lots soit 29,60 € par lot principal pour les frais administratifs.

Première remarque : les appels de fonds doivent être pris en gestion courante.

Deuxième remarque : l’état des dépenses fait ressortir une facturation supplémentaire intitulée « frais d’affranchissement - envoi du procès-verbal d’assemblée générale du 30/03/2011 » pour un montant de 1118,98 € ce qui est en fait une double facturation !

Troisième remarque : nous avons, avec la poste principale de la ville de Montluçon, évalué le coût des envois ainsi que le coût des copies sur la base de 0,04 € (coût commercial pratiqué dans la même ville)

La fourchette, tenant compte de tous les envois des procès-verbaux en recommandés ou des 2/3, va de 5778 € à 6156 € soit un surcout pour la copropriété de 3000 € !

Quatrième remarque : une autre copropriété, 360 lots de la même ville se voit facturer les mêmes frais administratifs pour un montant de 5 700 €.

Cherchez l’erreur !

 

2. Contrat syndic illégal

Le contrat voté le 25 mars 2010, pour 3 ans, daté du 22 février 2010 se termine le 25 mars 2013.

Le Syndic confirme dans la résolution que les honoraires de gestion courante, 39000 € s’appliquent sur 2010, sans autre précision. En fait l’exercice allant du 01/10/2009 au 31/09/2010 est facturé sur cette base.

En règle générale la facturation indiquée sur le contrat intervient au plus tôt à partir de la signature de celui-ci.

Et généralement sur l’exercice à suivre puisqu’il s’agit d’un nouveau contrat. Il y a donc un décalage des honoraires au détriment de la copropriété.

La manipulation illégale : Square Habitat a joint à la convocation de cette assemblée 2012, un autre contrat.

On se demande pourquoi puisque celui en cours se termine le 25 mars 2013.

  • Aucune résolution à l’ODJ ne mentionne la présence de ce contrat !

  • Après examen nous avons constaté les points suivants sur cet autre contrat.

  • Augmentation de la mise en demeure de 60% (25 € à 40 €).

  • Augmentation de l’injonction à payer de 74 % (69 € à 12 €).

  • Ajouts : mutation 40 € pour l’actualisation et 40 € pour les informations destinées à l’établissement des diagnostics.

  • Remplacement de l’indice d’augmentation annuelle des honoraires, indice INSEE du coût des services, par l’indice du coût de la construction !

  • Augmentation des honoraires et du forfait de 3,4 %.

  • Le compte séparé restant à + 20 %

 

3. Application à « géométrie variable » de la loi

Troisième type de problème avec ce syndic : ses relations difficiles avec le Code civil.

En 2007 un copropriétaire demande au Syndic une résolution pour modifier la répartition des charges d’ascenseurs, les logements du premier niveau étant desservis par les ascenseurs et ne payant AUCUNE charge.

Le Syndic rédige une résolution proposée au vote sur la base de l’article 26 de la loi de 1965 ! Celle-ci n’est pas adoptée.

En 2011 la même résolution est reprise, mais cette fois le Syndic applique l’article 25.

Elle est votée à l’article 25-1, le syndic se faisant autoriser à faire calculer une grille par un géomètre expert.

Aucune opposition n’étant intervenue la décision est prise de faire calculer une nouvelle grille.

À l’assemblée de mars 2012, le Syndic rédige une résolution pour la seule acceptation de la grille de répartition, et cela à l’unanimité !

Allez donc y comprendre quelque chose ? L’incompétence de ce syndic est flagrante.

Nota. L’ordre du jour de 2012 comporte 26 résolutions, dont 7 uniquement, pour des honoraires supplémentaires. Il est vrai qu’avec 39000 + 9000 = 48000 € c’est peu pour ce Syndic.

 

Conclusion

Renégocier le contrat avec un premier exercice permettant une récupération massive d’honoraires ou changer de Syndic.

Coordonnées d’ARC-Auvergne : arcauvergne-centre@orange.fr

Abus

ABUS N° 3123 - ATRIUM Gestion - Guy SOUTOUL : un Syndic qui fait son Mea Culpa, à moitié...

ABUS N° 3123 - ATRIUM Gestion - Guy SOUTOUL : un Syndic qui fait son Mea Culpa, à moitié...

 

C’est un fait, le syndic doit gérer en bon père de famille. Chez ATRIM Gestion, qui a pour slogan « La compétence immobilière » on ne lésine pas avec la sécurité, même dans le doute.

 

Des copropriétaires adhérents à l’ARC décident de changer de mode de gestion, remercient le syndic ATRIUM-Gestion et élisent un syndic bénévole.

 

Cette copropriété située à Pantin découvre alors que leur syndic a souscrit sans accord de l’assemblée générale (ni du conseil syndical) un contrat de prévention contre les termites. Le réflexe du nouveau syndic, est de se renseigner auprès de leur mairie pour savoir si leur immeuble est situé dans une zone frappée par le risque termite. La réponse de la mairie est claire : c’est NON.

 

  1. Le syndic qui a un devoir de conseil a donc signé un contrat trop vite et sans accord.

  2. Le contrat de la société « 01 contrôle » stipule pourtant que 01 CONTRÔLE s’engage à indiquer si l’immeuble se situe dans un foyer d’infestation recensé.

  3. Parce que nous savons que l’erreur est humaine, nous décidons donc de décrocher notre téléphone pour demander au syndic le remboursement de cette prestation. Monsieur BOIS, l’un des directeurs D’ATRIUM GESTION, reconnait cette erreur, et fait une proposition de remboursement au nouveau syndic de 50 %. Comme faire son Mea Culpa dans le petit monde de l’administration de biens est une chose relativement rare, nous avons décidé de partager avec nos adhérents cette bonne nouvelle.

  4. À noter : le syndic bénévole vient de résilier le contrat. La société « 01 contrôle » lui a répondu non seulement que le contrat ne pouvait être résilié, car le préavis n’est pas respecté, mais qu’elle allait facturer la prestation 2012. Braves gens... Heureusement nous savons comment faire, et avons nos bombes insecticides contre les indélicats.

 

Nous attendons donc que la direction de « 01 contrôle » présente ses excuses, au nouveau syndic pour non-respect de son contrat et à l’ancien syndic « Atrium » et rembourse les autres 50 % restant à la charge du Syndicat.

 

 

Abus

ACTION N° 3121 - Les syndics veulent faire plus d’argent en développant des services : le cas de FONCIA

ACTION N° 3121 - Les syndics veulent faire plus d’argent en développant des services : le cas de FONCIA

 

I - Faire bien son travail de syndic ? pensez-vous...

 

Oui, un copropriétaire normal et un syndic normal pensent que l’objectif d’un syndic c’est de BIEN faire son travail de syndic.

 

Non, aujourd’hui un « gros » syndic qui se respecte c’est un syndic préoccupé :

 

  1. d’avoir les fichiers les plus « informés » (votre âge, votre sexe, vos biens, vos besoins, qui vous êtes, etc. ;

  2. puis de vendre ces fichiers à des gens qui vont pouvoir vous « prospecter » pour vous vendre des services en fonction de ce que vous êtes.

  3. ou encore d’utiliser les données de ces fichiers pour développer des services très rémunérateurs.

 

 

II - Foncia et les services d’aide aux personnes dépendantes

 

Par exemple, tous les syndics connaissent - immeuble par immeuble - le nombre et l’identité des personnes âgées ainsi que leur position sociale.

 

Dès lors, rien de plus simple que de leur « vendre » des services liés à la dépendance. Si vous êtes sceptique, lisez ce qui suit.

 

Mieux : il suffit de monter une société qui va spécialement - et grâce aux gestionnaires, ou même aux gardiens d’immeubles - aller voir ces personnes à domicile.

 

On imagine tout ce qui pourra leur être proposé (travaux d’adaptation, aide à la personne, domotique), en fonction de leurs revenus que le syndic connaît plus ou moins (plutôt plus que moins).

 

III - L’interview du « propriétaire » de Foncia

 

Vous pensez que nous fantasmons ? Alors, lisez cette interview sur BFM du nouveau propriétaire de FONCIA, le patron du fonds d’investissement d’EURASIO transcrite mot par mot par un adhérent suffoqué.

 

« Patrick Sayer - Président du Directoire de la Sté d’Investissement d’EURAZEO

 

 

Journaliste : Foncia on revient en France on est sur les services à l’immobilier

 

 

« FONCIA : on n’est pas exactement sur l’Immobilier, on est sur des services à l’immobilier on est sur un métier qui est de vous rendre service, de rendre service aux consommateurs, de rendre service aux propriétaires de rendre services aux collectivités de copropriétaires

 

Journaliste : Et de ne plus faire de transactions, de désengager totalement Foncia ... ?

 

FONCIA : Non il y 14 % du chiffre d’affaires qui est fait avec des transactions.

Si moi je suis l’entreprise qui vous aide à gérer pour votre compte votre bien immobilier c’est quand même plus naturel que vous tourniez vers moi le jour où vous voulez en sortir pour des raisons patrimoniales ou autrement que d’aller vers un concurrent c’était quelques chose qui n’était pas fait suffisamment chez Foncia.

On a mis en place tout récemment un nouveau patron qui vient du groupe ADECCO, Francois Davy quelqu’un de grand talent et qui est complètement tourné vers l’animation du réseau et il va effectivement complètement réveillée Foncia, voire aller vers d’autres types de services.

On peut imaginer des tas de services par exemple compte tenu de la taille de Foncia, on pourrait très bien imaginer qu’elle va jouer un rôle vers la dépendance et la dépendance à domicile ; à partir du moment où on gère 10% de l’immobilier locatif français on peut très bien sur une telle base jouer l’effet d’échelle pour rendre des services.

Donc non seulement c’est résiliant mais on va avec François Davy lancer des tas de pics de croissance ».

 

Quel fascinant langage, n’est-ce pas ? les copropriétaires ne pourront pas dire qu’ils ne sont pas au courant : « FONCIA va lancer des tas de pics... de croissance » [Pic de croissance : ça fait du bien aux actionnaires ; ça fait du mal aux clients !] en développant n’importe quel service pourvu que FONCIA utilise bien ses « fichiers » (voir abus LIEN numéro 3086, 3097 et 3115) et profite à fond de SA situation.

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CONSEIL N° 3124 - Refusons les indexations sur la partie « entretien » des contrats de compteur d’eau ou de répartiteurs et compteurs de chaleur

CONSEIL N° 3124  - Refusons les indexations sur la partie « entretien » des contrats de compteur d’eau ou de répartiteurs et compteurs de chaleur

Des sociétés comme ISTA, PROXISERVE, etc. n’hésitent pas à prévoir dans leur contrat l’indexation annuelle de la totalité de leurs prestations de location et relevé de compteurs d’eau (froide ou chaude) ou de répartiteurs de chaleur.

 

Ils ont tort. Il faut d’autant plus agir et réagir que certaines sociétés comme ISTA ont mis au point des formules diaboliques et illégales d’indexation.

 

Voir LIEN abus numéro 3019 et notre lettre de relance auprès de la DGCCRF (voir LIEN abus numéro 3949).

 

Pour savoir pourquoi et comment refuser l’indexation sur une partie des contrats ISTA, PROXISERVE, suivez nos conseils :

 

Une société luxembourgeoise avec qui nous sommes en contact pour négocier des prix d’intervention (pose, relevé, changement) en matière de comptage (eau, chauffage) et de répartition nous écrit ceci :

 

« En ce qui concerne les indexations de contrats, celles-ci ne portent chez nous -comme partout au Luxembourg, mais aussi en Allemagne où nous travaillons beaucoup - que sur les frais de « relevé » (main d’œuvre).

Sur le matériel (où il n’y a aucun entretien et qui est changé au bout d’une certaine durée), il n’y a pas indexation, car le prix du matériel non seulement n’augmente pas, mais baisse. Nous ne comprenons pas pourquoi, en France, il y a indexation sur le prix du matériel ».

 

Hé oui :

 

  • les contrats de comptage qui - en France (exemple ISTA) - parlent « d’entretien » sont trompeurs ;

  • ces contrats sont par ailleurs malhonnêtes puisqu’ils prévoient l’indexation d‘un matériel dont les prix baissent.

 

Nous allons poursuivre nos négociations et d’ici quelques semaines pourrons présenter un contrat type qui - comme au Luxembourg ou en Allemagne - n’est pas indexé sur la partie improprement appelée par nos sociétés « entretien ».

 

En attendant, vous savez quoi faire : faire supprimer toute indexation sur la partie « entretien - remplacement » de votre contrat de relevé - « entretien » de compteurs ou répartiteurs.

 

À noter : prenons un contrat de départ à 50 € par logement, dont 30 € pour le matériel. Au bout de dix ans, avec une indexation annuelle à 2 %, ces 30 € donneront 36,56 € soit plus de 22 % !

 

Et voilà comment - petit à petit - les charges s‘envolent.

 

Merci qui ?

 

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Prêt à taux zéro (PTZ) : l’ARC remonte aux créneaux

3117

Prêt à taux zéro (PTZ) : l'ARC remonte aux créneaux

 

I. L'abandon du PTZ collectif

 

Suite à une communication de l’Association Nationale d’Information sur le Logement (ANIL) il est apparu que la mise en place du PTZ collectif que nous avions « arraché » fin 2011 avec le CLER (Comité de Liaison pour les Énergies Renouvelables) et qui était prévue par la loi pour avril était reportée à septembre (septembre ou peut-être jamais).

 

Inquiets de ce qui ressemble à un renoncement à la seule mesure qui avait été prise en faveur des copropriétés, nous avons réagit sans tarder et :

 

  • adressé une lettre à Madame Valérie PÉCRESSE ;

  • adressé un communiqué de Presse ;

  • saisi l’ensemble des associations et organisations concernées.

 

Vous trouverez ci-dessous :

 

  • le communiqué de Presse ;

  • la lettre adressée à Madame Valérie PÉCRESSE .

 

II. Communiqué de Presse :

 

 

Communiqué de Presse
Y’ a-t-il renoncement au prêt à taux zéro collectif ?

 

Paris, le 10 avril 2012

Mesdames, Messieurs,

 

Alors que nous avions réussi - en décembre 2011 et face à l’échec du prêt individuel à taux zéro en copropriété - à obtenir le bénéfice du PTZ collectif au profit des syndicats de copropriétaires, nous apprenons que la mise en œuvre de celui-ci serait - au mieux - reportée en septembre 2012... Cette annonce est d’autant plus désolante qu’il s’agissait d’un des rares dispositifs en faveur des copropriétés qui ont toujours autant de mal - comme chacun sait - à engager les nécessaires travaux de rénovation énergétique.

 

La raison avancée pour justifier de cette situation est l’absence de publication du décret d’application d’un article de la loi du 22 mars 2012 qui concerne les prêts en copropriété.

 

Malheureusement, la véritable raison est ailleurs : en effet, depuis près de quatre mois que la Loi des finances rectificative a été promulguée, aucun décret n’est venu préciser comment concrètement cette Loi des finances permettrait d’appliquer le PTZ collectif, ceci malgré trois relances de nos associations aux ministères concernés et au Président du Plan Bâtiment Grenelle (Philippe PELLETIER).

 

Nous pensons que le Gouvernement a finalement - après avoir profité de l’effet d’annonce dans le monde de la copropriété du PTZ collectif - décidé de faire des économies et de freiner ou d’empêcher la mise en place de ce dispositif. Certes, nous souhaitons nous tromper, mais nous sommes très pessimistes.

 

Si tel était le cas, ceci serait d’autant moins compréhensible que la copropriété souffre d’un retard énorme en matière de rénovation énergétique et que le PTZ collectif était l’un des rares dispositifs mis en place en faveur des copropriétés.

 

Nous avons écrit une fois de plus à Madame Valérie PÉCRESSE (ministre du Budget), Monsieur APPARU, Ministre du Logement, et à Monsieur Philippe PELLETIER (Président du Plan Bâtiment Grenelle) et espérons - enfin - être entendus au nom des copropriétaires dont nous défendons les intérêts.

 

Recevez, Mesdames, Messieurs, l’assurance de nos salutations distinguées.

 

M. Fernand Champavier Mme Ketty EVEN

Le Président de l’ARC. La Présidente de l’UNARC.

 

 

II. Lettre à Madame Valérie PÉCRESSE :

 

 

Madame Valérie Pécresse - Ministre

Ministère du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État

139, rue de Bercy

75012 PARIS

 

Paris, le 10 avril 2012

 

Objet : prêt à taux zéro collectif pour les copropriétés.

 

Madame la Ministre,

 

Nous sommes tout à fait surpris d’apprendre par la Presse que la mise en place du prêt à taux zéro collectif (PTZ) - tant réclamé par le monde de la copropriété et tant attendu par les copropriétés - sera reportée, au mieux, à septembre 2012.

 

Nous nous permettons de vous rappeler qu’il s’agit là d’une des rares mesures en faveur des syndicats de copropriétaires dont la rénovation énergétique reste aussi nécessaire que difficile.

 

Nous sommes également surpris par la raison avancée, à savoir le fait qu’il faille attendre la sortie du décret d’application de l’article 103 de la loi du 22 mars 2012.

 

En effet, ce décret très simple concernera uniquement la liste des informations que le syndic devra fournir en cas de prêt collectif. Ce décret peut donc être rédigé très rapidement comme nous venons d’ailleurs de le rappeler au ministre de la Justice et du Logement.

 

Par contre, et même si ce décret était signé, il resterait le problème principal à savoir la sortie du décret sur le problème du PTZ collectif de la quatrième loi des finances rectificative de 2011.

 

Cela fait d’ailleurs trois fois depuis fin décembre 2011 que nous sollicitons les services du ministère du Budget ainsi que ceux du Ministère de l’Écologie ainsi que le Président du Plan Bâtiment Grenelle à ce sujet, ceci sans obtenir la moindre réponse, ce qui nous a beaucoup surpris.

 

La conséquence en est que personne ne sait comment pourra se mettre en place concrètement ce prêt à taux zéro collectif, ce qui fait qu’aucun travail de préparation indispensable avec les banques ne peut se mettre en place.

 

Aussi nous vous demandons une nouvelle fois de bien vouloir prévoir sans tarder la publication de ce décret, ce qui nous permettra de commencer à mettre au point avec les banques et les syndics les modalités pratiques de mise en place de ce prêt : adaptation des logiciels ; élaboration des bordereaux permettant l’instruction, etc.

 

Naturellement nous sollicitons de notre côté une nouvelle fois les ministres concernés pour qu’ils accélèrent la sortie de l’autre décret, mais insistons sur le fait que ce qui prime c’est la publication du décret, dont votre ministère à la charge.

 

Dans l’espoir d’être entendu et vous en remerciant, nous vous prions de croire, Madame La Ministre, en l’expression de notre haute considération.

 

Fernand CHAMPAVIER Ketty EVEN

Le Président de l’ARC Présidente de l’UNARC ».

 

 

 

 

 

 

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3120 - Nouveau diagnostic amiante : l’impatience des syndics, des diagnostiqueurs et du groupe LOISELET. Les bons conseils de l’ARC et de l’UNARC

3120

 

Nouveau diagnostic amiante : l’impatience des syndics, des diagnostiqueurs et du groupe LOISELET.

Les bons conseils de l’ARC et de l’UNARC

 
 

Un conseil syndical adhérent ainsi géré par LOISELET nous adresse la dernière lettre de LOISELET : quatre pages pour parler du « complément » de diagnostic amiante ; quatre pages pour se désoler que l’arrêté d’application ne soit pas encore paru.

Vous vous rendez compte : toutes ces bonnes affaires que les diagnostiqueurs et les syndics vont manquer...

À la fin de ces quatre pages, on lit cette abomination :

«  Sachez que le coût du diagnostic et de l’établissement du Document Technique AUnifiémis à jour ne sera pas supérieur au prix du précédent diagnostic. Il dépendra évidemment de la taille de l’immeuble, mais variera de quelques dizaines à quelques centaines d’euros pour les immeubles dits traditionnels »./abus3009.htm

  1. Si les diagnostics ont été bien faits (ce qui est le cas des diagnostics réalisés par les diagnostiqueurs référencés par l’ARC) il n’y a besoin d’aucun supplément.

  2. Visiblement le groupe LOISELET a fait appel à des diagnostiqueurs « myopes ».

C’est pourquoi soyez intransigeants et négociez des suppléments minima (une visite d’une heure) voire la gratuité.

On nous demande souvent ce qu’est la « garantie » GOLD chez LOISELET. C’est simple : c‘est la garantie en OR (gold=or) mais surtout pour les entreprises avec qui LOISELET travaille, voire les filiales de LOISELET.

 

 

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Enquête de l’ARC sur les contrats et honoraires de syndic (suite numéro 3)

3118 - Enquête de l’ARC sur les contrats et honoraires de syndic (suite numéro 3)

 

I. Enquête de l’ARC

 

Ceux qui n’ont pas encore lu notre enquête peuvent le faire (dossier du mois d’avril).

 

Ils peuvent lire aussi les extraits suivants des articles des journaux Le PARTICULIER et du PARTICULIER-Immobilier qui confirment la justesse de nos analyses.

 

« II. Prestations particulières la hausse est toujours forte et la liste s’allonge...(Le PARTICULIER – avril 2012)

« Avec une hausse de 5,27 % en 2011, la progression des prestations particulières s'est assagie par rapport à 2010, où elle avait atteint 9,94 % (voir le n° 1060 du Particulier) mais reste forte. L'appellation «prestations particulières» recouvre l'ensemble des missions ne relevant pas de la gestion courante d'une copropriété. Il peut, par exemple, s'agir du suivi dés gros travaux, du recouvrement des impayés ou encore de la tenue d'une assemblée générale extraordinaire (AGE). Des motifs d'inquiétude subsistent.

 

«On note une augmentation du nombre de prestations particulières. Non seulement leur liste s'allonge, mais il y a de plus en plus de prestations facturées», remarque Claude Pouey, responsable de l’Observatoire de l’UNARC (Union Nationale des Associations Responsables de Copropriété).

 

Il existe, en effet, chez certains professionnels, une inflation de prestations particulières aux appellations parfois farfelues. Ces pratiques agacent les syndics eux-mêmes. Ce sont d'ailleurs certains d'entre eux qui nous ont rapporté avoir eu connaissance, dans des contrats de leurs concurrents, de frais de « report de signature chez le notaire» d'un montant de 150 € ou d'une « remise d'un livret d'accueil aux nouveaux arrivants dans la copropriété » facturée... 200 € !

 

«Dans de tels cas, nous conseillons à l'acquéreur de refuser de payer», souligne Claude Pouey. Le coût des photocopies est une source de conflit récurrente entre les copropriétaires et leurs administrateurs de biens. D'après notre enquête, elles sont facturées de 0,55 € l'unité pour les copropriétés de plus de 60 lots à 1 € la page pour les immeubles de moins de 20 lots. Des dérives, là encore, dénoncées par des syndics.

«]e ne prends que 0,15 centime par photocopie. Au-delà, ce n'est pas raisonnable», dit l'un d'entre eux. «Les photocopies ne doivent pas être une source de profit pour le syndic», ajoute Sylvain Jutteau, de CENTURY 21.

 

II. « Les syndics ont encore des progrès à faire

(Le PARTICULIER Immobilier- avril 2012)

L'arrêté Novelli, censé fixer tes prestations de gestion courante, semble encore trop peu respecté.

 

Deux ans après la publication de l'arrêté Novelli fixant la liste minimale des prestations de gestion courante dans les contrats de syndic, bien des professionnels conserveraient» des pratiques tarifaires illicites ou abusives.

 

C'est ce qui ressort l'enquête du Particulier, qui a porté sur 1107 contrats, tandis que l'Association des responsables de copropriété (ARC) se livrait au même exercice sur 920 contrats, et parvenait sensiblement à la même conclusion.

 

Quant à l'évolution des honoraires, bien que supérieure à l'inflation, elle aura été plus modérée entre 2010 et 2011 qu'entre 2009 et 2010: + 3 % selon l'ARC, +1,78 % selon Le Particulier, pour les honoraires de base (en moyenne 139,64 €/an en région Rhône-Alpes et 200,35 €/an à Paris) et + 5,27 % pour les prestations particulières.

 

Autre constat commun : si les dispositions de l'arrêté Novelli semblent de mieux en mieux prises en compte, la liste des prestations particulières a tendance à s'allonger.

 

L'arrêté a engendré l'apparition de contrats très touffus, difficiles à déchiffrer et rendant les comparaisons malaisées. Un espoir de simplification et donc de «comparabilité» se fait jour grâce aux initiatives de quelques réseaux [Nexity, Tagerim, Century 21) et de syndics isolés qui proposent aujourd'hui des contrats « tout compris » ou presque...

Leur généralisation permettrait à tous les copropriétaires d'opérer un choix de contrat selon le prix proposé et non plus en supputant le montant des prestations particulières facturées en fin d'exercice... ».

 

Il serait encore plus simple de réformer dans ce sens l’arrêté du 19 mars 2010 comme nous le demandons une nouvelle fois à la suite de notre enquête :

Dossier du MOIS D'ARIL 2012 

 

 

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TVA pour les travaux votés en 2011 : Madame Valérie PÉCRESSE répond à l’ARC et à l’UNARC

TVA pour les travaux votés en 2011 : Madame Valérie PÉCRESSE répond à l’ARC et à l’UNARC

 

I. TVA à 5,5 ou à 7 %

 

Nous vous renvoyons à notre lettre du 23 décembre 2011 (LIEN abus numéro 2974) adressée à Madame Valérie PÉCRESSE.

 

Celle-ci vient de nous répondre que la TVA à 7 % serait appliquée si aucun acompte n’avait été versé en 2011. C’est bien regrettable.

 

Nous vous conseillons donc de faire (ou de faire faire à vos syndics) ce que certains de nos syndics bénévoles ont réussi à faire : négocier un avenant au contrat signé avec les entreprises prévoyant un maintien du prix TTC (donc une prise en charge du surcoût de TVA par l’entreprise), « moyennant l’engagement d’un paiement à trente jours maximum ». Et si votre syndic vous dit qu’il ne peut pas payer à trente jours, demandez-lui pourquoi.

 

II. La réponse de Madame Valérie PÉCRESSE

 

 

« Monsieur le Président,

 

Vous avez bien voulu appeler l'attention de Mme Valérie Pécresse, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'État, Porte-parole du gouvernement, sur les modalités d'entrée en vigueur du taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 7 % applicable aux opérations de travaux dans les logements de plus de deux ans, visées à l'article 279-0 bis du code général des impôts (CGI), lorsque celles-ci ont été votées en 2011 par des assemblées générales de copropriété.

Après un examen attentif par la direction générale des finances publiques, les éléments suivants peuvent être apportés.

Le III de l'article 13 de la loi n° 2011-1978 du 28 décembre 2011 de finances rectificatives pour 2011 prévoit que le taux réduit de 7 % s'applique aux opérations pour lesquelles la TVA est exigible à compter du 1er janvier 2012. S'agissant des prestations de services, le taux réduit de 7 % est donc applicable aux sommes encaissées à compter du 1er janvier 2012.

Par dérogation à cette règle générale d'entrée en vigueur, il est également prévu que le taux réduit de 7 % ne s'applique pas aux travaux mentionnés aux 1 et 3 de l'article 279-0 bis du CGI ayant fait l'objet d'un devis daté et accepté par les deux parties avant le 20 décembre 2011 et d'un acompte encaissé avant cette date.

Ainsi, lorsque ces deux conditions sont remplies le taux réduit de 5,5 % demeure applicable à l'intégralité de l'opération de travaux dans des locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de deux ans, y compris pour les paiements réalisés à compter du 1er janvier 2012.

En revanche, il n'est pas possible d'aller au-delà de cette tolérance législative en prévoyant, par voie administrative, un nouveau cas de maintien du taux réduit de 5,5 % après le 1er janvier 2012.

 

Par suite, si une opération de travaux dans les logements de plus de deux ans, visée à l'article 279-0 bis du CGI, n'a pas fait l'objet d'un devis daté accepté par les deux parties avant le 20 décembre 2011 et/ou n'a pas fait l'objet d'un acompte encaissé avant cette même date, le taux réduit de 7 % est applicable aux sommes encaissées à compter du 1er janvier 2012, y compris si cette opération de travaux a été votée par une assemblée générale de copropriété en 2011.

 

En effet, les opérations de travaux votées par les copropriétés ne présentent pas de spécificité qui justifierait l'adoption d'une mesure dérogatoire particulière. Ainsi, un particulier ayant signé un devis en 2011 mais n'ayant payé aucun acompte dans l'attente de l'obtention d'un prêt bancaire, sera dans la même situation que les copropriétaires ayant voté des travaux lors d'une assemblée générale en 2011 sans qu'un acompte ait été encaissé avant le 20 décembre 2011. Dans les deux hypothèses, les travaux seront soumis au taux réduit de 7 %.

 

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma meilleure considération ».

 

 

 

Fabienne CHOL


 

 

 

La ministre aurait du demander l’avis de son collègue ministre de la Justice qui lui aurait confirmé qu’un syndic - contrairement à un « particulier » - ne peut pas en bonne logique appeler PLUS d’argent que ce qui a été voté par l’assemblée générale... Mais ceci est un détail.

 

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Contrats d’entretien P2 de chauffage : l’imbroglio de la Tva

3052

 Contrats d’entretien P2 de chauffage : l’imbroglio de la Tva

 

Le taux de TVA applicable à la partie P2 d’un contrat P2 P3 est-il de 5,5 % sur la totalité ou de 5,5 % sur 80 %.

Si vous êtes concernés, lisez l’article qui suit et - si vous aviez encore un peu confiance dans l’humanité - vous allez changer d’avis.


 

  1. Définitions

Les contrats de chauffage peuvent se décomposer en différentes prestations :

  • P1 : fourniture d’énergie

  • P2 : entretien et conduite des installations

  • P3 : garantie totale du matériel

  • P4 : financement

  • Pour mémoire P5 : réparations en régie (hors contrat)

 

  1. Rappel

Jusqu’en 2010, les choses étaient simples pour tout le monde : l’entretien P2 relevait du taux de Tva réduit et quant à la garantie P3, son taux de Tva était le taux réduit sur 80 % du contrat P3 et le taux normal sur 20 % du contrat P3.

Ces règles n’étaient pas implicites ou basées sur un usage, mais fixées par le Fisc et décrites dans le bulletin officiel des impôts 3 C-7-06 n° 202 du 8 décembre 2006 :

Art. 144 : il n’y a pas lieu de distinguer, pour la détermination du taux de TVA applicable, l'entretien courant du gros entretien. Ainsi, la part « P2 » des contrats d’exploitation de chauffage et de climatisation, qui correspond aux travaux courants d’entretien et de conduite, est éligible au taux réduit.

Art. 145 : certains contrats portant sur les installations de chauffage peuvent prévoir une clause de « garantie totale » qui prévoit le remplacement en cas de besoin de tout élément assurant le chauffage, y compris la chaudière elle-même. Or la fourniture de certains gros appareils de chauffage installés dans des immeubles collectifs relève du taux normal (cf. n° 89 et suivants.).

Dans cette situation, à titre de règle pratique, il est admis que la part de la redevance correspondant à l'éventuel remplacement d'appareils de chauffage relevant du taux normal soit fixée forfaitairement à 20 % du montant hors taxes du contrat.

 

  1. Complication

Dans une affaire de 2004 et 2005 opposant GDF à l’administration fiscale, le tribunal administratif de Montreuil (juridiction de première instance) a estimé le 10/06/2010 (n° 0813498), en se basant uniquement sur l’instruction fiscale alors en vigueur au moment des faits (BOI de 2000), que GDF n’avait pas à limiter le taux normal à 80 % de la seule partie P3 d’un contrat P2P3. Le tribunal a en outre précisé que l’affaire, portant sur des faits remontant à 2004 et 2005, excluait toute référence à l’instruction fiscale de 2006.

À partir de là, certains chauffagistes y ont vu (un peu vite selon nous) la remise en cause du taux de Tva réduit et ont appliqué la règle suivante : taux réduit sur 80 % des contrats P2P3, taux normal sur 20 % des contrats P2P3.

Certaines factures de 2011 montrent l’application de cette interprétation.

 

  1. Lire toute l’instruction fiscale

Sachant qu’un tribunal administratif ne statue que sur le litige dont il est saisi et que la procédure administrative suit des règles particulièrement rigoureuses, il ne faut donc pas lui en faire dire plus que ce qu’il dit… sur l’équivalent de l’époque du seul article 145 de l’instruction fiscale actuelle.

Mais l’instruction fiscale, en vigueur aujourd’hui, comprend aussi l’article 144 (voir plus haut)…

Il vient avant l’article examiné (exclusivement) dans sa version antérieure par le tribunal.

Il est en vigueur, clair, sans ambigüité : « la part P2 […] est éligible au taux réduit ». Toute la part P2.

 

  1. Égalité de traitement des assujettis

S’il est une constante en droit français, c’est bien l’égalité de traitement des administrés. Or, l’interprétation voulant appliquer le taux normal à 20 % d’un contrat P2 quand il est couplé à un contrat P3 rompt cette égalité.

Pour un même service P2, ceux qui n’ont pas de P3 couplé paieraient la Tva au taux réduit alors que ceux qui ont un P3 couplé paieraient une Tva supérieure.

Pour un même service P2, ceux qui auraient un contrat P2 chez un prestataire et un contrat P3 chez un autre paieraient la Tva au taux réduit sur le P2 alors que ceux qui auraient les contrats P2 et P3 chez le même prestataire paieraient une Tva supérieure.

 

  1. Rescrits

Un rescrit fiscal est une procédure dans laquelle l'Administration prend formellement position sur une situation de fait au regard d'un texte fiscal. Le rescrit engage l’Administration.

Le 28/09/2010 (2010/57), un rescrit relatif aux opérations d’entretien des systèmes de climatisation a précisé comment appliquer le taux de Tva aux contrats P2

Il se trouve que la différence fiscale avec une chaufferie est nulle, s’agissant de contrat P2, et l’Administration fiscale détaille avec force dans son rescrit l’application de l’instruction du 8 décembre 2006 et en particulier que « la part P2 des contrats d’exploitation [de climatisation], qui correspond aux travaux d’entretien courant et de conduite, est éligible au taux réduit ».

Il sera remarqué que ce rescrit est postérieur au jugement du tribunal administratif de Montreuil.

Il se trouve qu’un autre rescrit vient de paraître le 31/01/2012 (2012/3) relatif aux contrats d'entretien des installations de chauffage comprenant une clause de garantie totale P3. Il rappelle l’application du taux normal à 20 % du contrat mais ajoute une phrase ainsi rédigée : « cette quote-part de 20 % s'applique à la totalité de la redevance et non à la seule part P3 ».

 

  1. Analyse

Selon nous, l’Administration fiscale se prend les pieds dans le tapis : à vouloir ne lire que l’article 145 au lieu de considérer ensemble les articles 144 et 145, elle se contredit elle-même entre les deux rescrits exposés plus haut, instaure une inégalité de traitement entre assujettis et surtout, elle dit en substance qu’un contrat P2 est un faux contrat P2 dès lors qu’il s’agit d’un contrat P2P3.

Il s’agit, pensons-nous, d’une simple erreur de rédaction…

 

  1. Conséquences

Nous avions demandé au Ministère des finances de bien vouloir intervenir auprès des chauffagistes qui appliquaient leur interprétation du jugement du tribunal de Montreuil mais sans succès, pour des questions de pure forme.

Aujourd’hui, c’est l’Administration fiscale elle-même qui pose une règle contraire à une autre règle de la même instruction fiscale.

C’est pourquoi il nous apparaît nécessaire d’obtenir une clarification.

Nous allons donc poser la question (directement ou sous forme de question parlementaire) afin qu’une bonne fois pour toutes il soit examiné ensemble les articles 144 et 145, à savoir les contrats P2 et P2P3, et non chacun dans son coin.

En clair, il faudra savoir pourquoi un contrat P2 deviendrait nul dans un contrat P2P3. Posée comme cela, la question renvoie au droit des contrats et éclairera mieux le débat…

Dans l’attente, nous recommandons à nos adhérents que soit inscrite dans les procès-verbaux d’assemblée générale une réserve prise par celle-ci lors de l’approbation des comptes, portant sur l’application du taux de Tva des contrats de chauffage P2P3 (si un taux de Tva normal a été calculé sur la part P2).


 

Voici un modèle :

« L’assemblée générale émet toute réserve sur le taux de TVA appliqué à la part P2 du contrat P2 P3 ; le remboursement devra être effectué par le chauffagiste à la demande du syndic s’il apparaissait que le taux de TVA réduit s‘appliquait à cette part. A défaut de remboursement le syndic réduira d’autant les sommes dues au chauffagiste ».


 


 


 

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Syndics bénévoles : les critiques « stupides » et « orientées » reviennent ; c‘est bon signe...

ACTU N° 3048

Syndics bénévoles : les critiques « stupides » et « orientées » reviennent ; c‘est bon signe...

 

Régulièrement les syndics ou ceux qui en sont proches se lancent à l’assaut des syndics bénévoles ou coopératifs, dont le développement continue et l’amélioration de la gestion (grâce, à l’ARC, notamment...) agacent les syndics professionnels.

 

C’est, entre autre, que les syndics bénévoles leur taillent de sacrées « croupières » à nos « installés » et montrent tous les jours que de nombreux « non-professionnels » sont plus professionnels que les soi-disant professionnels (ce qui est effectivement gênant). C’est aussi que - grâce à un syndic bénévole - on peut facilement « échapper » au chantage de certains syndics (« c’est moi ou l’administrateur judiciaire »).

 

A nouveau donc, certains syndics ou officines proches des syndics distillent des attaques en règle contre les syndics bénévoles ou coopératifs en agitant l’épouvantail sur l’air de « la prolifération des syndics bénévoles ou coopératifs est dangereuse ». C’est justement ce que l’on a pu lire récemment dans la communication d’une société lyonnaise (COPRO+) [note de l’ARC : danger s’il y a, existe surtout, en effet, pour les syndics professionnels].

 

A ce type de propos ridiculement bêtes, l’équipe d’un syndicat coopératif d’une des résidences les mieux gérées de France, n’a pas pu s‘empêcher de répliquer sèchement (réponse à COPRO +) :

 

« Nous n’avons pas l’impression que la gestion coopérative soit dangereuse, en tous les cas moins que celle d’Urbania, d’autant que notre gestion est assortie de par la loi de l’obligation d’un contrôle par un commissaire aux comptes, ce qui n’est pas le cas des copropriétés gérées par des professionnels ».

 

Hé oui, messieurs les détracteurs. Le vrai danger n’est pas chez les bénévoles ou les « coopératifs » et ce n’est pas en l’écrivant de façon parfois incantatoire qu’on y changera quelque chose. Les syndicats de copropriétaires dont les syndics professionnels font faillites (il y en a très régulièrement) ou qui ont été dans les mains de Messieurs Philippe MAURICE ou Olivier DELANNOY (voir LIEN abus numéro 3037) pourraient en parler abondamment.

 

Si vous voulez savoir vraiment qui sont les syndics bénévoles et comment une association comme la nôtre peut leur assurer à eux et aux copropriétaires concernés :

 

  • une sécurité juridique ;

  • une vraie sécurité de gestion ;

  • une sécurité financière ;

souvent très supérieures à ce que peut apporter un syndic professionnel, nous vous reportons à notre dossier du mois d’octobre : « Qui sont les syndics bénévoles aujourd’hui ? Comment l’ARC aide les syndics bénévoles ? ».

http://arc-copro.fr/site/actumois/oct11.pdf

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ACTU N° 3051 - ACN - vous connaissez ?

ACTU N° 3051 - ACN - vous connaissez ?

ACN (All Communication Network) est une société américaine qui fait l’objet d’une longue fiche sur Wikipédia où l’on apprend que cette société fonctionne essentiellement avec des agents commerciaux, uniquement payés à la commission.

Fort bien.

Un adhérent nous fait savoir que son syndic travaille avec ACN en ce qui concerne les systèmes de télésurveillance dans les ascenseurs et les portails électriques.

ACN travaille par ailleurs avec Direct Energie (fournisseur de gaz et d’électricité alternatif).

Le fait que son syndic travaille avec ACN lui pose problème. Ne serait-il pas ristourné nous demande-t-il ? (ce qui - côté syndic - serait interdit).

Si un visiteur de ce site est inspiré par ces questions et peut éclairer la lanterne de nos adhérents comme la nôtre, nous sommes évidemment preneurs.

 

 

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